WtlttOIRES COURONNtS ET MtMOIRES DES SAVANTS fiTRANGERS, I'l I,I.M\ PAR L'ACADEMIE ROYALE DBS SCIENCES, DES LETTRES ET DES BEAUX-ARTS DE BELGIQCE. MMOIRES COURONNES ET MEMOIRES DES SAVANTS ETRAINGERS, rulings I L'ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES, DES LETTRES ET DES BEAUX-ARTS DE BELGIQUE. TOME XXIV. 1850-1851. BRUXELLES, M. HAYEZ, IMPR1MEUR DE L'ACAD^MIE ROYALE. 1852. TABLE DBS MI MOII-.I s CONTENUS DANS LE TOME XXIV. CLASSE DES SCIENCES. MI Mumrs UES SAVANTS ETRANCERS. l'lininmiMic< de persistance des impressions de la lumiere sur la ratine; par M. Ch. Montigny. Melanges paleontologiques; par M. le baron P. dcRyckholt. Description des Entomostrace's fossiles des terrains lertiaires de la France et de la Belgique ; par M. J. Bosquet. CLASSE DES LETTRES. MLMOIUES COURONNtS. M&noire sur Demetrius de Phalere, considerc comme orateur, homme d'Elat, 6rudit et philoso- phe; par MM. S.-J. Legrand et F. Tychon. MMOIRES DES SAVANTS STRANGERS. Histoirc des compagnies militaires de Namur; pnr M. Jules Borgnet. PHENOMfcNES PERSISTANCE DES IMPRESSIONS LA LIMIERE SUR LA RETINE; M. CH. MONTIGNY, I'hOI hSSEI H DC PHYSIQUE I l.'lTULMKK DE NAILK. TOMK XXIV. PHENOMENA in PERSISTANCE DES IMPRESSIONS LA LUMIERE SUR LA RETINK. Si Ton fait tourner rapidement autour de son centre un cercle, partage en secteurs proportionnels aux espaces occupes par les sept couleurs du spectre , les secteurs etant revetus de ces couleurs disposees dans le mSme ordre; quand la vitesse de rotation est suffisante, les couleurs particulie- res des secteurs s'evanouissent, et le cercle se rev6t d'une teinte grisatre uniforme. Cette experience prouve tout a la fois la persistance des sen- sations lumineuses sur la retine, et la reproduction de la lumiere blanche par la superposition des impressions des couleurs qui composent le spec- tre solaire. La teinte dont le cercle se revet n'est pas absolument blanche, attendu que les couleurs artiflcielles des secteurs ne peuvent offrir ni 1'homoge- neite, ni la degradation, ni 1'e'clat relalif des couleurs du spectre. Mais, si ces conditions etaient remplies, la reproduction de la lumiere blanche serait parfaite. Ce resultat s'obtient en faisant tourner un prisme refrin- gent, traverse par un rayon solaire, autour d'un axe perpendiculaire a ses bases triangulaires : quand le mouvement est assez rapide , le spectre laisse une trace parfaitement incolore a son passage sur un ecran. Cetle experience reussissant aussi bien par la rotation du prisme a la main qu'en 4 IMPRESSIONS DE LA LUMIERE le faisant tourner a 1'aide d'un mouvement d'horlogerie, elle pourrait remplacer celle du disque colore. Lorsque la vitesse de rotation du prisme n'atteint pas une valeur deter- minee, la trace du spectre mobile sur 1'ecran n'est plus incolore; elle est revetue de ses couleurs naturelles. Cette apparition depend des conditions de persistance des impressions des differentes couleurs que nous devons chercher a etablir. Quand la vitesse de rotation est faible, il est evident qu'il s'ecoule un intervalle de temps plus long entre les passages de deux rayons differents du spectre au meme point de 1'ecran, et, par consequent, au meme lieu de la retine; il doit done y avoir une limite de vitesse ou 1'impression, produite par le premier rayon, est entierement effacee a 1'instant ou celle du second rayon est excitee egalement au meme point. Avec cette condition de vitesse ces impressions sont percues separement , et 1'ceil n'eprouve pas la sensation qui resulterait de leur superposition, de sorte que chacune d'elles est percue distinctement des autres. Si cet effet a lieu pour les impressions de toutes les couleurs, le spectre, quoique mobile, accusera necessairement toutes celles-ci. Nous ferons une obser- vation importante : le phenomene ne doit pas dependre seulement du temps pendant lequel chaque impression dure en totalite , c'est-a-dire de 1'in- tervalle qui s'ecoule depuis son excitation jusqu'a son extinction com- plete, mais aussi de 1'intervalle de temps pendant lequel 1'impression de chaque couleur se conserve sans perte notable. En effet, supposons pour fixer les idees, que le spectre marche 1'extremite violette en avant; cette couleur sera la premiere a exciter une impression en un lieu quelconque de son passage sur la retine; or, si le prisme tourne avec une faible vi- tesse, il peut arriver qu'au moment ou le rayon rouge, par exemple, atteindra le meme lieu de la retine , 1'impression du rayon violet s'y trouve notablement affaiblie, sans cependant qu'elle soil eteinte. Dans cet etat d'affaiblissement , 1'impression violette ne se melera plus avec celle du rayon rouge, plus recente, dans le meme rapport d'intensite que si la su- perposition de ces deux impressions avail lieu, apres un intervalle de temps beaucoup plus court, a partir de 1'origine de la premiere de ces impressions. Les impressions des autres couleurs eprouvant des affaiblis- SUR LA RETINE. 5 sements de mdrne espece que celui de 1'impression violette, avant que toute la longueur du spectre ait passe au m&me point de la retine , il est evi- dent que ces aflaiblissements partiels, resultats d'une vitesse de rotation du prisme trop faible, contribueront a la perception distincte des couleurs du spectre dans les conditions on la trace de celui-ci en parait revenue. Nous devons nous deraander si, dans cette experience, les impressions des differents rayons du spectre se conservent sans perte sensible pendant le me'me intervalle de temps pour toutes. Des experiences de M. Plateau sur les couleurs artificielles 1'ont conduit a admettre des valeurs de eel intervalle variant selon la nature des couleurs : ainsi, il a reconnu que, pour un papier de couleur jaune, ce temps est un peu plus grand que pour un blanc, qu'il est plus grand encore pour un papier rouge, et plus encore pour un bleu. L'extension de ce resultat aux impressions des cou- leurs du spectre est d'autant plus permise que, d'une part, M. Plateau a e'galement etabli en principe que I'intervalle de temps pendant lequel une im- pression se conserve sans perle sensible, est d'autant plus grand que 1'impression est moins intense; et que, d'autre part, il resulte des experiences de M. Ed. Becquerel sur les pouvoirs eclairants des rayons du spectre, qu'ils sont tres-difte rents 1'un de 1'autre (Traite de physique de Becquerel, t. II, p. 515). Ces resultats conduisent a cette consequence que I'intervalle de temps pendant lequel les impressions des couleurs du spectre se conservent sans perte sensible, varie de 1'une a 1'autre. J'aurai occasion deciter un moyen qui pourrait etre employe pour la determination de ces diflerentes va- leurs. Des 1'instant ou la vitesse de rotation du prisme atteint la limite minima pour laquelle la trace du spectre est incolore, la duree du passage du spec- tre suivant sa longueur, en un meme point de 1'ecran, est une limite maxima t de temps que ne peut surpasser toute autre duree de passage des rayons, sans donner lieu a une perception distincte des couleurs; car a une duree de passage superieure a /, doit correspondre une vitesse de rotation moindre, et, par consequent, une apparition des couleurs du spectre sur 1'e'cran. La determination de la valeur i serait utile a 1'etude de certains IMPRESSIONS DE LA LUMIERE phenomenes de la lumiere, par exemple, celui de la scintillation des etoiles ; en effet , quelle que soit la cause du changement de couleur instantane des etoiles dans les circonstances ou cette particularite du phenomene se manifesto, la couleur dont 1'etoile se revet instantanement ne peut etre percue par 1'oeil que pour le cas ou les couleurs, comple- mentaires de cette teinte, font defaut pendant un intervalle de temps plus long que 1'intervalle maxima t, approprie en valeur aux conditions d' eclat ou le phenomene est percu par 1'oeil. Si les impressions des couleurs com- pleraentaires succedaient a celles de la teinte particuliere apres un in- tervalle de temps moindre que f, il est evident que la superposition de toutes ces impressions reproduirait la lumiere blanche, ou plutot la cou- leur naturelle de 1'etoile. Quoique le dispositif des premieres experiences que j'ai faites pour determiner t, laisse a desirer, je crois devoir exposer succinctement le principe de cette determination. Soient A B C la sec- tion principale d'un prisme refringent, tournant au- tour d'un axe dont la trace est D; m i un rayon de lumiere blanche, tres-mince, penetrant dans 1'inte- rieur du prisme en i, et s'y refractant suivant i o. Du point o ou le rayon emerge, celui-ci se disperse sur 1'ecran E F ou il etale le spectre r v. Supposons que le prisme tourne dans le sens G A avec la vitesse mi- nima pour laquelle I'image r v reste parfaitement in- colore; en designant par e la longueur r v du spectre sur 1'ecran, il est facile de voir qu'un espace r v sera parcouru uniformement par 1'extremite d'un rayon quelconque avec la vitesse V sur 1'ecran , pendant 1'intervalle de temps maxima , et qu'ainsi on aura 1'equation : e-=\.t. Si le rayon o i passe dans I'interieur du prisme par le prolongement D de 1'axe de rotation, il peut etre considere comme tournant autour de ce point pris pour centre. Si , de plus, le rayon emergent D r, de longueur SUR LA RETINE. 7 egale a R , se trouve de direction perpendiculaire au plan E F de 1'ecran , la circonference n2R, decrite pendant un temps T, avec la vitesse V, a la distance R, a pour expression : T2R = V.T. De cette expression et de la precedente, on deduil : L = IT T*' Cette expression serait rigoureusement exacte, si la vitesse V etait absolu- ment celle du rayon emergent a la distance R sur 1'ecran , comme elle est reellement la vitesse de rotation du prisme , mesuree a la meme distance R. Mais il est facile de voir que le mouvement angulaire du rayon lumi- neux Emergent est moindre que celui du prisme; et que, si sur une des faces de celui-ci on eleve une normale de longueur R a partir de 1'axe de rotation , son extremite decrira un arc z de longueur plus grande que Tare e, decrit, dans le meme temps, sur 1'ecran par le rayon emergent. a Pour reconnaitre cette difference de mouvement, designons par Tangle d'incidence du rayon lu- mineux m I, mesure par son ecarlement de la nor- male m n; par y Tangle d' emergence q o E du rayon o E; 5 et n exprimant, respectivement, Tangle re- fringent B et Tindice de refraction de la substance du prisme. Les gran- deurs des angles a et

> varient en sens contraires ; ainsi, quand Tangle augmente, par suite de Tecartement du rayon incident de la normale m n, le rayon o E, au contraire, se rap- proche de la normale o ' Tangle d' emergence, correspondant a a et diminue relativement a y; Texces de la valeur sin. a sur celle de sin. , quantite's respectivement exprimees en fonction de cos. B, ?i, sin. y, sin. y', cos. y, cos. v>r-i II.IIMI. D'tRTILlERIF. , i IIM.lI.IhH DK t'llRDBC LEOPOLD. \ PARTIE. \ < DIX P L A .1 C H K . N'y auralt-il pas aim! pour 1'honime quelque gloire -i MTolr franchir les li mites du tempi el A rctrourer, uu moyen de quelqucs obstrralions , 1'bittuire de ec monde el UDC sueccMloo d'evttaemeou qui oot premie 1'bomnir SUP la Mrre?... C'est encore par 1 fussilo que nous avons rcconnu le pea que QOU* savoai sur ta oalurc de* revo- lutions du (tlobe. (i;tvir i TOME XXIV. INTRODUCTION. La pal&mtologie , si intimement liee a la geologie que, sans son con- cours, Ton ne saurait preciser 1'age relatif des terrains, s'est enrichie, depnis quelques annees, d'une somme d'observations telles que, sans craindre d'etre taxe d'exageration, 1'on peut avancer qu'elle est passee a 1'etat de science exacte; cependant, malgre les principes rigoureux qui la regissent, nous avons vu frequemment, dans les derniers temps, des sa- vants de grand merite, auxquels la science doit d'incontestables services, deroger a ces principes , au risque de la ramener a 1'etat d'enfance d'ou elle sort a peine, apres avoir eu a lutter, pendant des siecles, contre de nombreux prejuges. Des observations consciencieuses , faites sur une grande echelle, ont demontre, presque mathematiquement, que chaque e'tage renferme dans son sein une animalisation distincte de celle qui vecut, soil dans la couche sur laquelle il repose, soit dans celle qui lui est geologiquement superposee. Tout tend done a prouver qu'i la suite de chacun des nombreux bouleversements, qui ont tant de fois change la face de notre globe, la race animale entiere a etc detruite, soit que les mers aient change de lit, soit que les conditions d'existence aient ete modiflees par Talteration chimique ou physique des eaux. Penetre de cette certitude, je me suis demande d'ou pouvait, dans 4 INTRODUCTION. 1'elat actuel de nos connaissances , provenir la confusion qui regne encore dans la determination des especes et la persistance de certains geo-zoolo- gues a assimiler des etres qui ont vecu sous deux epoques geologiques consecutives , ou sous plusieurs epoques tres-eloignees. J'ai cherche, en reunissant le plus grand nombre possible de ces etres privilegies , a m'as- surer, par une comparaison severe, si cette identite etait fondee sur des donnees irrecusables. II en est resulte pour moi la profonde conviction que cette identite n'existait jamais, dans la rigoureuse acception du mot; j'ai toujours reconnu que souvent des caracteres tres-tranches et d'autres fois plus legers , mais constants , separaient nettement les especes preten- dues identiques. Parmi les causes nombreuses qui ont le plus particulierement con- tribue a engendrer la perturbation que nous venons de signaler, en dehors des causes systematiques, nous avons reconnu les suivantes : Absorbes dans le travail du cabinet, les savants se sont souvent bornes a acquerir des fossiles , sans s'enquerir, auprealable, si les terrains dans lesquels ils avaient ete recueillis n'avaient pas subi quelque remaniement; ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, celui qui voudrait decrire les fossiles cretaces de Tournay, sans savoir que la craie repose sur le calcaire car- bonifere, s'exposerait a signaler comme telles des especes eminemment carboniferes. L'on conceit, en effet, que les coquilles deposees dans 1'ar- gile laissee a sec, apres que les mers carboniferes se furent retirees, aient du se meler a celles des couches inferieures du terrain turonien, lorsque les mers, a la suite des siecles, ont repris possession du meme terrain et detrempe 1'argile qui les empatait. Nous avons deja eu occasion de signaler le singulier melange de fossiles carboniferes et devoniens ren- contre, depuis deux ans, a Vise, et nous y reviendrons encore plus tard , en trailant brievement de la geognosie de cette localite. Celui qui explore un depot fossilifere doit done, avant tout, s'assurer si les INTRODUCTION. 5 fossiles il'iin terrain ne se sont pas m6les a ceux de la couche inferieure du terrain superposant. Souvent aussi, n'appreciant les fossiles que d'apres des figures incorrectes ou des descriptions inexactes et tron- quees, les savants ont assimile des especes dont ils ne pouvaient suili- samment comparer entre eux les angles spiral, sutural et apicial, ni saisir les legeres differences dans les ornements, dans la forme des tours spiraux,et surtout des lignes d'accroissement 1 , que 1'expression , ni le burin ne sauraient loujours rendre et que Ton doit necessairement ap- precier, quelque minimes qu'elles soient d'ailleurs, lorsqu'il s'agit de comparer entre eux des fossiles d'ages differents; parce que, dans ce cas, il importe moins de faire ressortir 1'affinite plus ou moins grande qui peut exister entre les especes, que les differences saisissables. Nous in- sistons d'autant plus sur ce principe fondamental, qu'il est generale- ment reconnu qu'il existe une certaine analogic entre les etres compris dans la creation de deux epoques geologiques consecutives , dont cha- cune, tout en ayant sa faune distincte, conserve des reminiscences de la creation anterieure et prepare, en quelque sorte, les types de celle qui doitlui succeder; au surplus, qui n'a pas ete frappe de 1'analogie typique qui existe entre les coquilles tertiaires et celles dont les animaux vivent dans les mers actuelles? D'autres fois, n'ayant egard qu'a 1'aspect mineralogique des couches, les auteurs n'ont pas rapporte a leur age veritable les fossiles qui y etaient ensevelis; la Belgique, 1'Allemagne, la France nous en fournissent de nombreux exemples , et il suffira de lire quelques-uns des memoires qui 1 Les lignes d'accroissement fournissent souvent un excellent moyen dedistinguer deux especes. d'ailleurs fort voisines, mais appartenant a des terrains diffirents; nous ne citerons que les sui- vantcs: Spirifer cheiroplerix et Euomphalus serpula de MM. d'Archiac et de Verneuil, especes riiiiiiriiiiin'Mi de'voniennes qui ont rir assimile^s a tort & des coquilles carboniferes tres-voisines par leur facies ext^rieur, mais fort distinctes par Icur mode d'accroissement. Kilos seront decrites par moi sous le nom de Pseudo-cheiropterix et Pseudo-serpula. 6 INTRODUCTION. out e"te ecrits naguere sur la constitution geologique de ces pays * , pour 6tre frappe des erreurs qui ont ete commises et qui souvent sont telles , qu'on serait tente de croire que le hasard, plus que la reflexion, a pre- side a la determination des terrains d'abord et ensuite des fossiles qui y sont disposes. Nous bornerons nos reflexions a ce peu de mots. Nous avons cru utile d'exposer nos vues en paleontologie et par suite les principes qui nous guideront dans le cours de cette publication, dont le but est de faire connaitre le fruit d' actives recherches faites sur divers points du pays et qui m'ont mis en possession de bon nombre de fossiles rares et precieux , dont quelques-uns sont destines a combler, dans la science, des lacunes qui ne peuvent exister dans la nature. Nous decrirons done les fossiles de tous les terrains que nous croirons nouveaux pour la faune generate ou celle du pays, sans nous astreindre a 1'ordre methodique, nous reservant de terminer notre travail par les considerations geologiques et hydrographiques qui en decouleront tout naturellement. II nous reste encore quelques mots a dire sur 1'emploi des designations franchises que nous avons souvent adoptees pour preciser 1'age des ter- rains, afln d'eviter le reproche de gallomanie. Les etages cretaces moyens et superieurs sont fort nombreux dans les provinces de Hainaut, de Liege et de Limbourg et y offrent, comme dans tous les pays, un aspect mineralogique tres-varie qui rend les de- nominations de craie blanche et de craie Moritee d'une application peu precise; car les depots de ces ages sont representes , en Belgique, par des roches blanches, jaunes, oranges, vertes, noires, ferrugineuses , etc., 1 N'a-t-on pas d6crit, en Belgique, comme calcaire grossier Triage sup6rieur cr6tac6 de Ciply et, plus encore, cit6 dans ce terrain une foule de fossiles tertiaires dont personne n'a jamais eu con- naissance, par la raison qu'ils ne pouvaient s'y trouver! INTRODUCTION. 7 leur consistance varie autant que la couleur; Ics bruyeres de la Campine sont couvertes de cailloux erratiques qui appartiennenl a ces etages par les fossiles qui y sont empales ; le lit de la Meuse et celui de bon nombre de ruisseaux, qui y versent leurs eaux, sont en grande partie formes de cailloux du mme age, ainsi que les amas que 1'on exploite pour la construction de nos votes de communication; le silex pyromaque, si varie dans ses formes et dans sa coloration, les gres rouges, verda- tres, les conglomerate du Hainaut, les marnes de toutes les nuances, les sables verts et noirs, font encore partie de ces m6mes etages : Voilu pour la logique. Un autre motif, qui n'est pas sans importance pour justifier cet em- prunt aux Francais , resulte des considerations suivantes : Les frontieres meridionales du pays sont politiques et non geologiques; aussi la plupart de nos dep6ts s'etendent-ils au dela de ces frontieres et bien souvent, pour les etudier a fond, nous serons oblige de les franchir; d'un autre c6te , quoiqu'il soit a peu pres certain que le sol actuel de la Belgique n'a, a aucune epoque, fait partie de ce que Ton est convenu d'appeler bassin parisien, il y a toutefois entre les deux pays de si nombreux points de contact, qu'il me parait necessaire de marcher d'accord avec les geologues frangais, si Ton veut arriver a des conclusions hydrogra- phiques de quelque porlee. Une nomenclature commune aux deux pays et fondee sur la paleontologie me semble le moyen le plus propre a atteindre ce but. 11 est a regretter que les savants paleontologues allemands qui , depuis quelques annees , se sont occupes des terrains cretaces de leur pays, aient admis une nomenclature irrationnelle basee sur 1'aspect et la consistance mineralogique des roches; il en est resulte que leurs travaux, si peni- bles d'ailleurs, n'ont que peu profile a la science et 1'ont meine souvent embrouillee. 8 INTRODUCTION. \ Ainsi, pour n'en citer qu'un exemple, a combien de determinations vicieuses n'a pas donne lieu leur malencontreux Hilston? les depots, connus sous ce nom, et rapportes en 1856, par M. F.-A. Roemer, a 1'etage superieur du terrain jurassique, deviennent, en 1841 , pour le meme auteur, le neocomien des Francais, tandis que 1'etude des fossiles semble demontrer a la derniere evidence , que les uns , en petit nombre , sont reellement neocomiens, et que les autres appartiennent a 1'age du turonien inferieur. Gand, le 20 septembre 1847. EXPLICATION DE QUELQCES ABBEVIATIONS EMPLOYEES U BAS UES PLANCHES. P. 2, ou 2 e 6tage pal^ozoique, ou d^vonien. P. 3, ou 3 e 6tage pal^ozoique, ou carbonifere. J. 1, ou I 1 tage jurassique, ou sine'murien. C. \, ou l r 6tage cr6tac6, ou ne'ocomien. C. 4, ou 4 e (Uage cr6tac6, ou c^nomanien. G. 6, ou 6" 6tage cretace, on senonien. T. 1, ou 1 r dtage tertiaire, ou suessonien. T. 2, ou 2 e 6tage tertiaire, ou parisien. APER^U GEOGNOSTIQUE M - ENVIRONS DE TOURNAY. Dans Tangle forme par les chaussees qui se dirigent de Tournay vers Bruxelles et vers Valenciennes, et a partir de Bruyelles et d'Antoing, est comprise une etendue de terrain aussi remarquable par les produits va- ries que 1'industrie retire deson sein, que par le grand nombre de fossiles dont il a enrichi la faune universelle ; il serait difficile de rencontrer sur aucun point du globe une semblable accumulation de debris organises d'une conservation aussi parfaite. L'aspect general du pays parcouru du sud au nord par 1'Escaut canalise est plutot accidente que montueux; les nombreux mamelons qui pointent a sa surface ont le sommet arrondi la ou la terre vegetale repose sur le calcaire carbonifere, c'est-a-dire la ou la craie ne s'interpose pas entre les deux etages que nous venons de nom- iner; ils sont moins frequents, lorsque le contraire a lieu. Le grand nombre de carrieres ouvertes depuis quelques annees permet- TOME XXIV. 2 10 MELANGES PALEOISTOLOGIQUES. tent d'eludier facilement la constitution intime du sol, qui ' se compose des e'tages suivants : Calcaire carbonifere alternant parfois avec de fargile noirdtre. Phtanite ne se rencontre qu'accidentellement en couche unique fort mince. Mineral de fer. Gres verddlre, dont 1'ageest incertain; neocomien? Terrain turonieninfe'rieur, represente par des conglomerats plus oumoinsferrugineux. Marne grisdtre ou bleudtre, de 1'age du terrain luronien superieur. Argile noirdlre du meme age que la marne, ne renfermant que des terebratules et des echinodermes. Diluvium a ossements. CALCAIRE CARBONIFfcRE. Cecalcaire fait partie du depot du meme age, que Ton voit, a partir de la, traverser la Belgique de 1'ouest a Test jusqu'aux frontieres de laPrusse et qui a son tour n'est qu'une minime partie de cette longue ceinture dont les ondulations paraissent envelopper le globe a la latitude approximative de 50 nord, en detachant quelques fils vers le nord et le midi. L'existence de ce calcaire est connue dans les Etats-Unis, en Irlande, en Angleterre, en Belgique, en Prusse, en Russie, sur le versant oriental des monts Ourals, en Tartarie et au Kamtchatka. C'est contre cette digue que sont principalement accumulees les luxuriantes forets contemporaines qui , par leur decomposition, fournissent aux generations actuelles 1'une de ses plus puissantes ressources; il me parait assez probable que la solution de con- tinuite, qui semble separer ce terrain en Belgique de celui de 1' Angleterre , est plus apparente que reelle ; car il plonge visiblement vers 1'ouest et a une demi-lieue de Tournay, dans cette direction il a ete retrouve a une pro- fondeur de 25-30 pieds. II ne serait pas impossible non plus que, de'truit en grande partie par les mers subsequentes , sa place fut occupee par les 1 Les travaux d'extraction ont ete pousses jusqu'aux dernieres limites verticales dans une seule carriere, celle deM. le senateur Dumont; on s'est arrfite a une espece de gres grisatre parfaitement azoi'que; 1'absencedu terrain devonien parait d'autant plus extraordinaire, que Ton sail qu'au cou- chant de Mons, il est superpos6 par le charbon mineral; aussi y a-t-il lieu de supposer que le gres reconvre le calcaire ddvonien. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. M sables des mers terliaires, ou que, faiblement developpe dans un vallon sous-marin , il fut a jamais cache par les sables dont nous venons dc par- ler et dont la puissance verticale est bien connue dans les Flandres. Des recherches multipliers a la sonde agissant a une grande profoadeur pour- raienl peut-elre jeter quelque lumiere sur cette importante question. Nous admettons done que le terrain carbonifere de Tournay se relie ou se reliait jadis plus ou moius coinpletement avec celui d'Angleterre. Les m6mes considerations nous portent a croire que le calcaire carbonifere d'Irlande et celui des Etats-Unis, quoique separes par une grande etendue de mer, ne sont que des chainons isoles de la meme chaine violemment rompue. Pour comprendre la continuite relative de cet etage, Ton ne doit pas perdre de vue que le charbon mineral, la terre-houille , le psammite, le phtanite, le schiste houiller, 1'anthracite sont des dep6ts qui datent de la nii'im epoque. Nous nous ecarterions trop de la forme d'un simple apercu, si nous insistions davantage sur des considerations qui seront malheureusement encore longtemps hypothetiques ; notre opinion est basee sur une serie d'observations et de raisonnements qui ne seraient peut-4tre pas goutes par tous nos lecteurs. S'il y a eu , comme nous le pensons , dislocation ou destruction du cal- caire carbonifere a 1'ouest de Tournay, ou plut6t dans une direction qui ondule de la vers le sud-est de I'Angleterre, on poorrait se demander a quelle epoque il faut la rapporter; quoique celte question, a ma connais- sance du moins, n'ait pas ete traitee, il ne me parait pas impossible d'ar- river a sa solution, en examinant la constitution geologique du littoral de la France et de I'Angleterre, de chaque cote de la Manche. Get examen nous conduira a conclure que 1'Augleterre , jusqu'a 1'epoque ou parurent les mers tertiaires, faisait partie du continent actuel; que, pour se frayer le passage qui constitue actuellement le canal de la Manche, 1'Ocean a du renverser et balayer devant lui le puissant obstacle que lui opposaient les roches siluriennes, devoniennes, jurassiques et cretacees; que le m6me courant a pu et du detruire les roches carboniferes qu'il a rencontrees sur son chemin. 12 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. En s'attachant uniquement au bassin parisien, 1'on voit que le neoco- mien existe dans le sud-est de 1'Angleterre et dans plusieurs localites de la Haute-Marne; que le gault se montre a Folkstone (Angleterre) , Wissant, S'-Pol (Pas-de-Calais), ensuite a Macheromenil, Sauce-aux-Bois, Novion (Ar- dennes) et Varennes (Meuse); que le terrain turonien s' observe dans le sud- est de 1'Angleterre, au cap Blanc-Nez (Pas-de-Calais), au Havre, a Rouen (Seine-Inferieure), et ensuite de Tournay a Mont-Blainville (Meuse), presque sans interruption et sans avoir subi de remaniement perceptible. Les divers depots sont, a mon avis, autant de jalons restes debout pour nous tracer les limites du bassin tertiaire. La fureur de la mer, apres avoir brise la barriere qui s'opposait a ses envahissements , semble s'etre repandue avec calme au dela de la ligne qui se dirige en ondulant de Rouen a Tournay, pour prendre possession de la Champagne et des environs de Paris, et oc- cuper les Flandres, le nord du Hainaut, le Brabant, Anvers, le Limbourg, la Hollande, enfin une partie de la Westphalie et du Hanovre; les cartes de Cassini et de Ferraris sous les yeux, Ton peut sans peine suivre les con- tours du bassin, voir les parties submergees et emergees et determiner assez exactement les golfes et les caps qu'engendrerent ces nouvelles mers. Car, au nord de la ligne qui joint Tournay a Maestricht, en passant par Nivelles, la craie est generalement inconnue. Quoi qu'il en soit, c'est de cette epoque que date la distribution actuelle du nord de 1'Europe el la confi- guration de la majeure partie du globe. C'est a cette epoque de bouleverse- ment et de destruction que sont dus les blocs erratiques que 1'on rencontre dans la province de Groningue, de Liege *, dans le Marck-Brandebourg et sur une multitude d'autres points du globe; c'est a cette catastrophe qu'il faut rapporter 1'existence de ces cailloux siliceux arraches aux montagnes cretacees , si repandus dans la Campine , qui obstruent les orgues geologi- ques de la montagne S*-Pierre et qui se sont accumules dans les bas-fonds et 1 Les traces d'un courant venant de 1'ouest sont tres-reconnaissables en plusieurs endroits, sur les flancs des montagnes qui bordent la rive gauche de la Meuse dans la province de Lie'ge; on y de'couvre sans peine le lit creuse par des eaux tombant torrentiellement; les pierres qui y ont e'te' amenees sont etrangeres au pays. Les blocs erratiques siluriens et cretaces qu'on rencontre dans le Marck-Brandebourg proviennent de la Suede, tandis que ceux qui reraontent a 1'epoqiie devonienne paraissent y avoir ete entralneesde 1'ouest. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 13 contre les flancs des montagnes; c'est a son action qu'il faut faire remonter 1'existence de nos grands fleuves ; quelques grands lacs sales peu norabreux , perdant et reprenant successivement a plusieurs reprises leur salure, semblent seuls avoir existe anterieurement a la craie et avoir donne nais- sance au weald-clay en Angleterre , dans le nord et le centre de I'Alleniagne et sur quelques points de la France. La stratification des roches dont nous nous occupons est tres-irreguliere : horizontale sur un point, elle incline faiblement tant6t vers Test, tant6t vers 1'ouest; parfois aussi les banes se trouvent souleves et dresses par 1'actioa de quelque travail souterrain ou sous-marin; nullepart le calcaire ne pointe a la surface: il est toujours recouvert au moins de quelques pieds de terre ; sa puissance de bas en haul ou dans le sens de la profondeur est de 45 metres ; il se compose d'une serie de banes d'epaisseur et de struc- ture tres-variees , coupes jointivement dans le sens vertical et horizontal; c'est dans les joints qui separent les divers banes, dans les breches ou aflbuillements que Ton rencontre cette argile noiratre que Ton peut consi- derer comme de veritables nids de fossiles. On y rencontre encore assez abondamment le minerai de fer reposant sur le dernier bane. En vertu des lois de la pesanteur, il s'est accumule dans les nombreuses cavites et anfractuosites de la surface des roches, qu'il a remplies, en versant le trop plein dans les parties basses du sol que j'appellerai le bassin de 1'Escaut. Le minerai est assez riche pour avoir donne lieu , a plusieurs epoques , a des exploitations, qui ont etc reprises naguere sur une grande echelle. Quoique la date precise du dep6t ferrugineux ne puisse etre fixee, toujours est-il certain qu'il est posterieur aux mers carboniferes et anterieur aux mers turoniennes. La presence dans son sein de fossiles carboniferes ne saurait rien faire prejuger sur son age; car il a simplement empale les fos- siles qui se trouvaient a la surface du calcaire qu'il superpose. Les premiers banes ont recu des carriers des noms qu'il impoiie de connaitre au geologue qui se propose de faire des recherches sur les lieux, quoique leur signification ne soit pas toujours bien claire. A parti r de la surface, ils portent les noms ci-apres : 14 MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. 1 Charbonneaux ; contient de 1'anthracite; sert a confectionner des paves. 2 De croutes; est encroute sur les deux faces a une epaisseur de 2 pouces; sert a faire la chaux. 5 Des os ou ossiaux (dur comme des os); sert a la cuisson et a la taille. 4 De deux pieds; sert a la taille. 5 De grebes (creches); sert a la cuisson et a la taille. 6 Nave bane (nain); sert a la cuisson. 7 Bane d'or (de l re qualite); sert a la cuisson, a la taille et a la confec- tion des paves. 8 De trois pieds; sert aux memes usages que le precedent. 9 De qualre pieds; sert id. On rencontre dans cette localite les principales varietes de calcaire men- tionnees par les mineralogistes ; une seule cependant me parait d'autant plus digne de notre attention, qu'elle n'a peut-etre pas encore ete signalee jusqu'a ce jour *. Les cinq premiers banes denommes ci-dessus deviennent brusquement, tant dans le sens de la profondeur que dans celui de 1'etendue , argilo-schis- teux, d'aspect psammitique, de couleur noiratre , pour reprendre ensuite leur structure, leur couleur et la compacite ordinaires; ils se divisent en feuillets irreguliers, impregnes d'humidite, d'une densite bien superieure acelle du calcaire ordinaire, et contenant une grande quantite de depouilles d'animaux mollusques aplaties ; ils portent le nom bien merite de calcaire pourri. Quoique les causes de ce phenomene ne soient pas d'une apprecia- tion bien positive, il me semble qu'on peutle mettre sur le compte d'une infiltration ferrugineuse qui a empeche les particules calcaires de s'a- greger. La couleur et la presence incontestable de molecules ferrugineuses 1 Le passage ci-apres, extrait d'un memoire de M. Robert James Hay Cuningham, intitule : On tlie geology of the lothiam, s'applique peut-elre a cette varietd. The mountain limestone in thone quarters where it is in extensively worked , exhibiting several alternations of a compact rock, wilh one having a more or If ss perfect slaty structure, and contai- ning a larger quantity of argilaceous matter; it is in the imperfect limestone that vegetable and animal remains are found in the greatest abondance, and in certain districts it is characterized by particular fossil bodies, etc. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. IS semblcnt confirmer cette opinion; dans cecas, il faudrait admettre que le mineral de fer se soil depose avant que les banes eussent atteint un cer- tain degre de durete', c'est-a-dire peu de temps apres la retraite des mers carboniferes. J'ai observe, entre Vaux et Antoing un bane d'environ deux metres d'e- paisseur a cassure concho'ide , de couleur bleue avec une legere teinte de rose, paraissant uniquement forme de tiges et de cupules de crinoides. Dans la m&ne carriere, j'ai reconnu un autre bane, de peu d'epaisseur, de grande durete et s'exfoliant tres-irregulierement; il est compose de la reunion de grands cephalopodes , tels que Nautilus, Orthoceras, Cyrthocerax, Aganides, et de quelques gasteropodes a 1'etat de moules fortement corn- primes. Dans ses aflleurements, le calcaire perd presque toujours de sa compa- cite et devient plus ou moins friable; quelquefois cependant, il se divise en plaques qui fournissent les plus beaux exemplaires de Fenestrella, de Rete- jwra, de Peclen, d'Avicula et d'autres coquilles bivalves de mediocre epais- seur. Les produits de tous ces banes sont impropres a la cuisson et a la taille ; leur exploitation entraine de grands frais: heureusement ils ne se montrent qu'exceptionnellement. Fossiles. Vertebres. Les vertebres sont representes , dans le calcaire compacte et dans 1'ar- gile qui lui est subordonnee, par des vertebres, des aretes, des dents et des excrements de poissons ; des vertebres caudales semblent avoir appar- tenu a de puissants nageurs. J'y ai recueilli , non-seulement la plupart des coprolithes figures par M. Buckland *, mais encore d'autres beaucoup plus gros. 1 On the Discovery of coprolilhes or fossil focces intheline at tyme-regit and in other formations , pi. 30. fig. 31-41. 16 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Crustaces. Les depouilles des animaux de cette division sont nombreuses et gene- ralement bien conservees; ce sont des Pygidium et des tetes de Phillipsia Portl., des Cyclus Dek., quelques Cyproides et deux Pollicipes. J'ai rencon- tre des pattes qui paraissent avoir appartenu a des Phillipsia, et une pince qui semble provenir de quelque pagurien *, dont le corps, faiblement crustace, n'a pu re'sister a la fossilisation. Annelides. Cinq especes des genres Serpula, Spirorbis, Ditrupa et Filiyrana y ontlaisse de nombreuses traces de leur existence. Radiaires. Trois especes de Cidaris Kl., une multitude de Dichocrinus Miinst. , des Platycrimis Mil., Poteriocrinus Mil., Cyatliocrinus Mil., Aclinocnnus Mil., Syn- batocrinus Phil. , Peniremites Say, te'moignent du prodigieux developpement de cette classe d'animaux. Cinquante especes appartenant a ces divers genres ont e'te abondamment rencontrees par moi. Les individus reunis en groupe sont fixes, soit par la cupule, soit par le tube oral, contre les faces des banes. On les rencontre encore isole'ment dans 1'argile. Mollusques. i. Cephalopodes. Les restes des animaux de cette famille sont aussi remarquables par leur abondance que par leur taille; nous citerons en premiere ligne le Nau- tilus ingens^, Mart. Pelrif., Derbiensia, pi. 41, fig. 5, dont le plus grand dia- metre mesure 50 centimetres et le N. mullicarinalus Sow., qui atteint des pro- 1 M. Phillips Geol. of Yorck., pi. 22, fig. 21 et 22, a fait figurer une portion de bras de crustac6. 2 Conchyolithus N., Ammonites (Ingens). MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 17 portions un peu inferieures a celles de ce dernier; les lielcmniiidae y appa- raissent pour la premiere fois; de gigantesques Orthoceras, d'autres a co- quille filiforme, des Nautiloceras, Aploccras, Melia, Subclymenia, Cryptoceras et Ayanides complement la serie. 2. Les genres Conularia et Bellerophon sont les seuls dont j'aie rencontre des debris. 5. Gasteropodes. Les genres Loxonema, Eulima, Nerinen, Acleonina, i\aticu, Nalicodon , Euomphalus, Serpularia, Trochus, Turbo, Pleurolomaria, Porcelia, Poly tremor ia, Cirrhus, Murchisxonia , Macrochettus , Capulus, Metoploma, Hclcion, Chiton, Chi- lonellus et Dentalium y comptent de nombreux representants ; les genres Nerinea et Emargimila s'y montrent pour la premiere fois. 4. Lamellihranclies. Les genres Pkoladomya, Panopcea, Solen, Soleiiella, Solemya, Dorsomya, Leda, Scaldia, Megalodon, Cypricardui, Conocardium, Lucina, Cardiomorpha, Nucula, Area, Mytilus, Avicula, Pecten et Anomianclla atteignent deja une grande im- portance specifique. 8. Bracliiopodes. Parmi les brachiopodes, le genre Orbiculoidea y acquiert un develop pe- ment bien remarquable; les genres Lingula et Thccidea n'y comptent qu'un representant , tandis que les Productus, Clionetes, Leptwna, Strophomena , Orthis, Atrypa, Spirifer, Spirigera et Tcrebratula y ont laisse de nombreuses depouilles. Polypiers. Les polypiers tlexibles et pierreux sont deja nombreux ; les genres Get- lepora, Ketepora, Favosites, Alvcolites, Mortiera, Harmodites, Caryophyllia, Cya- TOME XXIV. 5 18 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. thophyllum, Columnaria, Amplexus, Michelinia, etc., sont represenles par de nombreuses et belles especes ; aucune d'elles n'a vecu dans 1'etage infe- rieur, ni survecu aux mers carboniferes. Amorphozoaires. Les spongiaires sont peu nombreux; je n'en connais que quelques especes, remarquables par leur texture. Corps de dasse incertaine. Une multitude de petits corps ovoi'des groupes autour d'un axe, sem- blent avoir appartenu a quelque sertulaire carbonifere; cela est neanmoins douteux. Observations. Les insectes, les foraminiferes et les infusoires n'ont pas laisse des traces bien positives de leur existence ; les vegetaux, si nombreux dans le schiste houiller et dans les depots psammitiques du meme age, n'ont pas , a ma connaissance , ete observes a Tournay. Parmi les nombreux animaux qui ont vecu dans cette partie des mers carboniferes, les uns se montrent des les premieres couches, et parcou- rent toute la serie de banes; d'autres s'eteignent beaucoup plus tot, on n'y apparaissent que plus tard, soil pour s'aneantir de suite, soil pour atteindre la fin des mers carboniferes, epoque a laquelle la faune entiere disparait a jamais du globe. Beaucoup de ces fossiles ont ete decrits par MM. Sowerby, Phillips, Cumberland, Lister, Martin, Goldfuss, Fischer, de Verneuil, d'Archiac, De Koninck, Michelin, Austen, etc. Si les circonstances me le permettent, je ferai connaitre ceux qui ne 1'ont pas encore ete : il en reste environ 200. Phtanite. Le phtanite, qui n'acquiert qu'un developpement fort restreint, ne renferme que des Productus et des Orbiculoidea d'une conservation parfaite. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 19 GRES VERDATRE OH NEOCOMIEN? Ce gres superpose le calcaire carbonifere a Chercq, a Calonne et a Vaux, c'est-a-dire le long des deux rives de 1'Escaut. Sur la rive droite, toutefois, le developpement en est fort restrcint; il ne se montre dans les carrieres ouvertes le long de la route de Valenciennes que sur un seul point, et la il repose sur la marne de 1'age du turonien superieur. II suffit cependant d'un peu d'attention et d'un coup d'ail jete sur la topographic des environs, pour acquerir la certitude que sa presence y est acciden- telle, qu'elle est le resultat d'un remaniement ou plut6t d'un nivellement opere par les mers tertiaires, qui ont, pendant une longue periode de sie- cles, submerge cette contree, car il est completement desagrege : il est devenu un sable verdatre, mele de limon, dont 1'identite d'age et 1'origine sont attestes par les fossiles qui ont ete entraines avec lui. Sa puissance verticale est de 2 metres a 5 m ,50 sur la rive gauche de 1'Escaut; elle n'est que d'un demi-metre sur 1'autre rive; il s'etend, avec des interruptions plus ou moins prolongees, jusqu'aux frontieres de France; il apparait, en outre, en Belgique, dans le Borinage, a Angres, pres Mon- tignies-sur-Roc, dans le Brabant et dans la province de Liege. Nous le retrouvons ensuite en Westphalie, pres Quedlinbourg (Hanovre), a Kies- lingswalda (Silesie), en Scanie et en Boheme. En Belgique, ce depot a ete qualifie de tufau, de glauconie crayeuse et sableuse, et meme de terrain tertiaire; en Suede, en Saxe et en Boheme, de neocomien; a Quedlinbourg, de senonien. Hatons-nous toutefois de faire observer que cette derniere determination d'age, parfaitement juste pour les parties superieures du dep6t cretace de cette localite, n'a ete etablie qu'avec la reserve, que les parties inferieures pourraient bien constituer un etage plus ancien. En suivant attentivement ce qui a ete ecrit sur la geo- gnosie des environs de cette localite, on est tente de croire qu'il s'y est passe un fait analogue a celui que nous venons de signaler a Tournay, c'est-a-dire que sur un ou plusieurs points, le gres superpose des etages moins anciens. II suffit de lire le memoire que M. Geinitz a consacre a la description 20 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. des fossiles de Kieslingswalda, pour etre convaincu que, dans cette loca- lite, outre le depot du meme age que celui dont nous nous occupons, on y rencontre encore le turonien. Les fossiles du gres de Tournay se presentent pourvus du test, a 1'etat de moule sableux, quartzeux, ou ayant subi une demi-silification ; souvent le nucleus seul ou les deux ou trois premiers tours spiraux des gastero- podes a spire effilee sont changes en calcedoine. Par 1'absence, presque complete, de cephalopodes , il devient difficile de preciser 1'age de ce terrain; nous allons, pour y parvenir, enumerer les fossiles que nous avons pu recueillir soit a Tournay, soit a Angres. Nautilus ? Moule pyriteux ayant le labre margine. neocomiensis? d'Orbigny. Turritella granulata? Sow. , cite par M. Renss, dans le neocomien de Boheme; notre co- quille differe de celle de Blackdovvn. Scalaria ? Par ses ornements et son angle apicial, c'est le Dupiniana, mais il est ombilique". ? Inconnu. Natica canaliculala Sow., du gaull en France, du gault et du turonien en Angleterre, du neocomien et du gault en Boheme. Ces assimilations faites sur des moules sont plus que douteuses. Acteon albensis? d'Orb., du neocomien en France. Pleurotomaria gigantea Sow. des auteurs allemands, dans le neocomien d'Angleterre et d'Allemagne. Fusus nodosus Reuss., neocomien de Boheme. Trois autres fusus inconnus. Dentalium bicostale de Ryckh., est peut-etre le moule de YElliplicum Sow., du gault d'An- gleterre et de France. Cardium ? Le moule en est decrit, en Saxe et en Boheme, sous le nom de Hillanum, dont il se rapproche par la forme; il en differe par les stries trans- versales dont la surface entiere est couverte. Ces stries sont granu- leuses et ne persistent, dans le moule, que sur la region anale; il a de grands rapports avec le semigranosum Sow. du London clay. Le moule figure par Sowerby, sous le nom de Dissimile, pourrait bien etre voisin du notre. Cardium ottonis Geinitz, Kieslingswalda. Venericardia tenuicosta Sow., apud Reuss., du gault anglais et francais; du neocomien en Boheme. Notre moule est identique avec celui figure par M. Reuss, mais est-ce bien le Tenuicosta? MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 21 Cypricardia arcacea Roem., du neocomieu, d'apres Keuss, de Quedlinbourg, Koem. irii-nrinniii Roem., de Quedlinbourg. Cyprina rostrata Sow. Bien figure par Geinitz; du neocomien, d'apres M. d'Orbigny. Mytilus lineatm'f Sow. Differe du Lineatus d'Orb. Le dernier est le Myt. cottae Roem.; le premier est du neocomien d'Angleterre. l 1 ' nun tetrayona Sow. non Brocclu ; P. decussata Goldf'., du neocomien anglais , francais et allemand. Area decussata Sow., du neocomien anglais? uiuiuliitii Reuss., du neocomien de Boheme. furcifera Munst. apud Reuss., du neocomien de Roheme. Nucula semilutiaris Reuss., du neocomien de Boheme. ? Ornee comme le Pectiiiata du gault, mais plus etroite. ? Indetermine. Panopaea plicata? Sow., du gault en Anglelerreet en France; du neocomien en Boheme. Ewaldi Reuss., du neocomien de Boheme. arcuala? d'Orb., du neocomien de France. ? Voisine du recta d'Orb. Pholadomya Esmarkii Nils., du neocomien de Suede, de Saxe, de Boheme; se Irouve encore a Quedlinbourg. Tellina strigata Goldf., de Quedlinbourg; du neocomien de Boheme. Venus plana Sow. apud Reuss., du neocomien de Boheme. - immersa Sow. apud Reuss., du neocomien de Boheme. - Elliptica Roemer, de Quedlinbourg. Corbula carinata? d'Orb., du neocomien francais. elegans'f d'Orb., du gault en France. Pecten indelermine. Voisin de celui cite sous le nom de Orbicularis dans le neocomien d'Allemagne et de Boheme; mais les oreillettes sont striees. Lima ? Plus grand que \emaxima Desh. Oslrea Leymerii? d'Orb., du ueocomien de France. canaliculata Sow. Espece mal limitee; estcitee dans tous Jes etages crelaces; en Belgique , on la rencontre particulierement dans le senonien supe- rieur de Ciply et de Maeslricht ; par la laille , par tout le facies exte- rieur, il est impossible de coufondre les exemplaires du senonien, du turonien et du neocomien? du pays. Terebratula moutoniana d'Orb., du neocomien de France. Un AiHini-liiiti's indetermine, un Serpula et deux polypiers tlexibles, ainsi que quelques dents de poissons, completent la faune dont les debris sont deposes dans le gres en question. II resulte de cette enumeration que, provisoirement et aussi longtemps que mes determinations n'auront pas etc invalidees, il faut assigner Tage 22 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. neocomien au gres verdatre de Tournay et aux autres depots des pays qui possedent la meme faune. II est possible qu'il y ait la, en outre, quelque lambeau de gault, mais je ne le pense pas. M. Fitton, en pretendant avoir reconnu le gault aux environs de Liege, a ete probablement induit en er- reur par la couleur noiratre de 1'argile que 1'on y rencontre sur quelques points. La stratification de ce terrain est subordonnee a celle du calcaire car- bonifere ; elle est generalement horizontale et se montre en couche unique , ne formant qu'un bane , et avec une consistance et une coloration qui va- rient d'une carriere a 1'autre. Parcourons-en quelques-unes, pour etudier plus a fond les variations si multipliers et surtout si brusques que ce terrain subit dans sa compo- sition intime et dans son aspect exterieur. Dans 1'une d'elles, celle qui est la plus rapprochee de la campagne de M. le baron Lefevre, il presente une masse sableuse d'un vert un peu bru- natre, avec de nombreux nodules et rognons. Les fossiles, s'il y en a, je le crois, sont meconnaissables. A quelques pas plus loin, on reconnait, mineralogiquement parlant, la craie de Blackdown; comme elle, cette couche est petrie de fossiles, mais ils sont a 1'etat de moule. Cette carriere n'etant plus exploitee, on est re- duit, pour s'en procurer quelques-uns, a fouiller les rares restes de deblais repandus sur le sol; travail des plus ingrats, parce que les moules, moins dures que le gres, se brisent au coup du marteau. Le long de la rive gauche de 1'Escaut, il apparait ensuite, sous forme de roche grisatre, avec une consistance mediocre et un aspect sableux; les fossiles y sont peu nombreux; mes recherches sont restees sans resul- tat. Feu E. Wicard y a rencontre un superbe nautile, qui doit se trouver dans la collection de Mons. Pres de la, dans une autre carriere, il offre les petits points microsco- piques verdatres qui lui ont valu le nom de gres ou de sable vert sous lequel il est connu aux environs; sa compacile, quoique superieure a celle de la roche precedente, est encore mediocre. Expose longtemps a 1'air, il s'ex- folie , se decompose et prend exterieurement une legere teinte rubigineuse. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 23 La pesanteur specif ique, par suite de sa porosite, en est peu considerable; les fossiles y sont assez souvent bien conserves. Non loin de cette carriere, on en observe une autre, oil le ineme gres est doue d'une durete desesperante ; les fossiles, quoique pourvus de leur test , n'en soul generalement retires qu'a 1'etat de moule ; les grains ver- datres y deviennent plus gros et sont accompagnes de petits fragments de quartz noir, qui lui donnent un aspect oolitique. Bon nombre de ces grains vus a la loupe, deviennent des crustaces, des gasteropodes , des lamelli- brancbes et des foraminiferes, ofTrant un riche butin a la micrographie. Si ensuite nous passons 1'Escaut, nous retrouvons notre terrain a Vaux, inais considerablement modifie; sa pesanteur specifique diminue par 1'ab- sence de grains quarlzeux, et sa coloration devient moins intense par le manque de grains verdatres; les fossiles aussi y sont moins abondants. Get expose est peut-elre trop peu detaille pour resoudre une question si interessante pour la geologic du pays; mais les circonstances ne m'ayant pas permis de revoir les lieux que j'ai quittes, il y a plusieurs annees et a une epoque ou ce terrain me paraissait se rapporter au senonien infe- rieur, je n'ai a ma disposition que des souvenirs et quelques notes peu detaillees, prises saus but bien determine; je me propose, aussitot que mes occupations me le permettront, de faire executer sous mes yeux les fouilles necessaires pour vider une bonne fois cette question. Si je reconnais alors qu'il y a lieu de modifier mon opinion, j'en ferai humbleinent 1'aveu; car je ne cherche que la verite *. TERRAIN TURONIEN INFERIEUR 2 . Nous repoussons, comme trop vague, le nom de tourlia employe par les ouvriers du pays et adopte par M. d'Archiac , pour designer le terrain 1 M. Geinitz, dans un ouvrage sur les terrains Cretan's d'AHemagne, public en 1849, n'admet 1'existence du neocomien que sur quelques points du nord de cette con trie, et nullementen Saxe, en I '.i ilii'iu.-. etc. Le dep6t qui nous occupe ne pent des lors etre neocomien ; il correspond probablement a I'oberer Quadcrsandstein de ce g^ologue, qui forme, 4 Quedlinbourg et a Kieslingswalda, 1'etage cr6- tace Mipn iriir pour lequel le nora de Danien vient d'etre inlroduit dans la science. (L'auleur, 1851.) * Est I'e'tage cfnomanien de M. d'Orbigny. 24 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. turonieu infe'rieur de Tournay ; nous donnons la preference a celui de conglomerats turoniens, comme reproduisant , en meme temps, la constitu- tion mineralogique et 1'age de ce depot. Cette denomination a, en outre, 1'avantage d'etre employee en Angleterre et en Allemagne. Ce terrain qui, depuis quelques annees, a attire avec raison 1'attention des geologues , repose sur le calcaire carbonifere ou sur le minerai de fer; il se compose de gres quartzeux rougeatre et de conglomerats, dont la teinte ferrugineuse diminue souvent de has en haul et de 1'exterieur a 1'inte'rieur; ces conglomerats sont formes de fragments de calcaire, de minerai de fer et d'autres corps pierreux de forme et de couleur tres- variees, cimentes par du carbonate de chaux. Entre ces poudingues, sont parfois intercales de rares fragments de craie faiblement teinte de vert, comme certaines parties de la montagne S te -Catherine pres Rouen; ils n'enveloppent que des fossiles de cette localite; leur origine ne peut etre contestee, et leur presence doit y etre considered comme accidentelle. II est evident que la couleur ferrugineuse qui domine dans le depot lui vient du minerai de fer qu'il superpose et qui a ete en quelque sorte lave par les iners turoniennes, apres une longue exposition au contact de 1'air. Sa puissance verticale varie de deux centimetres a un metre cinquante centimetres; dans les breches, elle atteint une epaisseur de deux a trois metres; sa puissance horizontale, au contraire, s'etend sur une grande partie du Ilainaut et du departement du Nord. II faut cependant ajouter que son aspect mineralogique change frequemment, c'est-a-dire qu'il perd et reprend successivement sa teinte rubigineuse; a Montignies-sur- Roc, il pre'sente les memes conditions mineralogiques qu'a Tournay. Sur la rive gauche de 1'Escaut, il s'arrete a peu pres aux portes de la ville , sans toutefois se montrer dans toutes les carrieres; sur la rive droite, Vaux, village situe a trois quarts de lieuede Tournay, est le point le plus septentrional ou il m'a ete donne de 1'observer; son de'veloppe- ment y est fort restreint, et il subit, dans son gisement, de brusques et continuelles interruptions; ausud de ce village, il n'apparait pas dans les MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 25 carrieres; seulement des traces s'observent a Crevecceur, pres d'Antoing; on le signale encore dans les talus du canal de Pommerceul jusqu'a Blaton, ou il est traverse par les bures construites pour 1'exploitation du charbon. En parcourant les lieux, on est tout d'abord frappe des interruptions que subit ce dep6t, et Ton se demande comment il se fait que , bien developpe sur un point, il cesse de se montrer a cinquante pas de la ; je suis d'avis qu'il n'a pu s'eflectuer sur les parties inclinees des roches; car j'ai remar- que qu'il ne se montre bien qu'avec 1'horizontalisme des banes calcaires. Cette hypothese, conforme d'ailleurs aux lois de la pesanteur, acquiert, de 1'observation, un haul degre de probabilite. Les recherches que j'ai faites m'ont donne la certitude que le terrain luronien se presente sur plusieurs points du globe sous les memes condi- tions mineralogiques et souvent geologiques 1 . Le grand nombre de gasteropodes que j"ai recueillis dans ce terrain , me donne la conviction que cette partie formait littoral a 1'epoque ou elle etait occupee par la mer turonienne; car ces animaux ne sauraient vivre a quelque distance des c6tes; les cephalopodes , au contraire, y sont peu nombreux et appartiennent exclusivement a des especes de Rouen ( Seine- Inferieure); il y a done lieu de croire que ces habitants des hautes mers ont ete chasses par les vents sur ces cotes si peu hospitalieres. 1 SAXE. Conglomerat Sc/icftf,imraediatenient inferieur a la marne; voyez Geinitz , Charact. der Schichtenund Petref. ( Geognostigclt Beschaffenheil det Tunnel GebiryesbeiOberan.) SctoE. Calx glareosaet dura; Calx arenosa et glareosa; voyez Nilson, Petref. Suecanae format, cret. , et Hizinger, Lelhcea Suecica. HONCRIE. Gros Kornige Conglomerat; il se rencontre pres Tlumatschau , au Schalkenberg , et contient des fragments de gneiss et de granit; voyez Cloker, Uber der March Sandstein. RUSSIE. Voyez Strangways , On the Geology of Russia. SRHE. Conglomerats et marne; voyez Strickland, On the Geology of Neigbourhood of Smyrna. \M.I i M I.KI . a EXETEB. Conglomerat puddingstone et red Sandstone having an argilo-ferru- gineous ciment first succeded chalk and flint; voyez docteur Berger, On the physical structure of Ikvonshire and Cornwal; il ajoutc : this Conglomerat is in nearly horizontal strata. \ WEYSIOUTH. Irregular calcareous concretions; voyez Buckland et de la Beche. A BADE. Quartzous Conglomerat superpos par la marne ; voyez Lonsdale, In tlte oolitic districts of Bade. Suo DE L'ANCLETEBBE. New red conglomerat, compact nodules, cow-stones; voyez de la Bche, On the south coast of Ingeland. TOME XXIV. 4 26 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Si, a cette epoque, il y avail eu communication directe entre Rouen et Tournay, il est bien certain que les depouilles de ces animaux y seraient plus abondantes; car la distance qui separe les deux localites esl insigni- fiante; il n'en etait done pas ainsi, et les deux localites voisines a vol d'oiseau, etaient, hydrographiquement parlant, a une distance telle, que ces intrepides nageurs ne la franchissaient que bien rarement : cet obstacle etait probablement un cap s'etendant fort au loin dans la mer vers le nord. De tous les depots turoniens connus, celui de Blackdown (Angleterre) a, par ses fossiles, le plus de rapports avec le terrain qui nous occupe; aussi est-il a presumer que tous deux ont fait partie du meme golfe. J'ai deja dit ailleurs que, dans notre opinion, le territoire actuel de la Belgique, pendant cette epoque, ne faisait pas partie du bassin pari- sien ; voici les considerations sur lesquelles je fonde mon opinion : j'ai remarque qu'un grand nombre de mollusques qui ont vecu simultanement a Blackdown , Tournay, Montignies-sur-Roc,Vise, Aix-la-Ghapelle, en Saxe et en Boheme, ne sont pas connus dans le terrain du meme age en France, quoique ces contrees et ces localites possedent en commun , avec les divers bassins francais, assez de fossiles pour atlester la contemporaneite des divers depots dans lesquels ils sont ensevelis ; cela est trop simple pour avoir besoin de developpement. Je pense qu'il en a ete de meme a toutes les epoques geologiques. Fossiles. 1. Vertebres. L'existence des animaux vertebres dans ce terrain est encore proble- tique. Le sejour de la mer turonienne, dans laquelle il s'est depose, parait avoir ete trop court pour permettre a un ordre d'animaux si com- pliques de prendre naissance ; leur apparition parait s'y preparer, car ils ont existe en nombre dans la meme mer, mais suffisamment modifie'e dans ses conditions physiques et chimiques pour devenir favorable a leur existence. La grande quantite de sels ferrugineux en dissolution ou en sus- pension dans les eaux a probablement contribue l.-i in-Ill- . fig. 20. II est probable que des decouvertes ulterieures permettront un jour de reunir les trois especes: en ce moment, cela est encore impossible. 38 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Explication des figures. PI. I, fig. 9. Exemplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. 10. Le meme, vu sur le dos, un peu obliquement du cote de 1'cnroulcment. Localite. J'ai recueilli cette coquille dans 1'argile carbonifere de Tournay ; elle y est peu commune. N 6. CAPULUS CORPURATUS de Ryckholt, 1850. (PI. I, fig. II, M.) C. Testa solidd, arcuatim corned, ventricosd longitrorsum plicatd, plicis eras- sis media exorientibus ; apice brevi, mucronato, inflexo; aperturd subor- biculari, fimbriatd. Coquille epaisse , arquee , formant un cone a base suborbiculaire et large , se terminant en pointe faiblement recourbee; sa surface, a partir du milieu de la longueur, renseigne de gros plis irreguliers qui se continuent jusqu'au peristome; ce dernier parait ainsi grossierement frange; on observe, en outre, quelques lignes d'accroissement , qui suivent exactement les accidents des plis longitudinaux. Observations. Le grand developpement du peristome, compare a la hauteur de cette coquille, lui donne un aspect trapu; ce caractere joint a la petitesse du sommet, qui est, en outre, recourbe, le rend fort remarquable et permettra toujours de le reconnaitre. Explication des figures. PL I, fig. 11. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 12. Le meme, au trait, vu sur le dos. Localite. Jusqu'a ce jour, je n'ai rencontre le Capulus corpuratus que dans 1'argile carbonifere de Tournay. N 7. CAPULUS LITUUS ' de Ryckholt, 1847. (PI. I,fy.l3.) C. Testa crassd, ovato-erectd , dorso convexiusculo , lateribus planulatis, plicis irrec/ularibus, transversis obtectd; vertice spiraliter convolute; anfractibus 3, ultimo maxima; aperturd transversim angustiore, postice emarginatd. 1 Lisez elongatus ; les deux especes sont cenomaniennes , 1851. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 39 Coquille epaisse, droitc, ayant le dos faihleinent arrondi et les flancs aplatis; spire un pcu cnroulec a droitc etcomposee dc trois tours, dont le dernier forme, a lui seul, presque toute la coquillc; sa surface est couverte en travers de plis grossiers, disposes tres-irregulierement; louche plus longue que large, munie posterieurement d'une faible echancrure semi-lunaire. Observations. Je nc puis me dissimuler qu'il n'existe au premier apercu uue certaine analogic dans les facies de cette coquille et celui du Pileopsis elongatus Goldf. , Petref. Germ., div. 5% pag. 12, pi. 168, fig. 12,du neoco- mien de la Westphalie; je crois cependant devoir la distinguer specifique- ment, parce quo cet auteur ne mentionne pas la compression des flancs. qui constitue 1'un des caracteres saillants de 1'espece; en outre, les angles spiraux sont bien differents , et les tours de 1'espece allemandc sont plus forts. Explication del fiyurft. PI. I, fig. 13. Exemplairc de grandeur naturclle, vu de profit. Localite. J'ai decouvert le C. lituus dans les conglomerate ferrugineuv de I'age du terrain turonien inferieur et moyen, a Tournay. N 8. CAPULUS FLEXICOSTATUS de Ryckholt, 1850 '. (PI. I,fy.U, IS.) C. Testa ovali, oblongd, crassiusculd , corned, antice convexd, postice prope apicem excavatd, longitudinaliter costulatd, costulis planis, sulcis in- wqualibus divisis et pliculis quibusdam remotis decussatd; apice acuto. reflexo; aperturd suborbiculari. % Coquille ovale, oblongue, mediocrement epaisse, conique, convexe en avant, evidee en arriere sous le sommet: sa surface est couverte de cotes onduleuses, aplaties, parfois bifurquecs, separees par des sillons inegaux et rayonnants du sommet; on rcmarque, en outre, quelques rares lignes d'ac- croissement peu marquees et tres-cspacees; sommet recourbe et termine en pointc ; bouche presque orbiculaire. Observations. Ce n'est que dans la faune tertiaire ou actuelle, que Ton pourrait rencontrer un cabochon ayant quelque analogic avec celui qui nous 1 Spec. cfuWn. 40 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. occupe ; encore ces rapports scraient-ils si eloignes , que nous croyons pou- voir nous dispenser d'y avoir recours; toute confusion nous parait d'ailleurs impossible. Explication des figures. PI. I, fig. 14. Excmplaire de grandeur naturclle, vu de profil. 1 5. Le meme , au trait , vu sur le dos. Localite. J'ai recueilli ce cabochon dans la meme localite et dans le meme terrain que le precedent. j\ 9. CAPULUS RYJNCHOIDES de Ryckholt, 1847. (PI. I, fy. 16-18.) C. Testa oblique cornea, valde arcuatd; nucleo, plicis raris, notalo; apice brevi dextrorsum incumbente; aperturd ovali. Coquille formant un cone tres-arque, replie parfois en quart de cercle; la surface du moule accuse quelques plis transversaux ; spire formee d'un tour et demi; sommet recourbe a droite; bouche presque elliptiquc, plus longue que large. Observations. - - Jusqu'a ce jour , je n'ai rencontre le C. ryncho'ides qu a 1'etat de moule ; ce dernier sc separe du test lorsqu'on veut le retirer de sa gangue, qui est extremement poreuse; le Fissurella? Bucchii Gein., Char, der Schicht, etc., tab. 16. fig. 5 ab, parait toujours moins recourbe et plus renfle que notre coquille , dont la courbure est fort inconstante , mais tou- jours tres-forte. Explication dea fyures. PI. I, fig. 16. Excmplaire de grandeur naturclle, vu dc profil. 17. Le meme, vu sur le dos. 18. Le meme, vu sur le cote posterieur. Localite. Dans la partie superieure et peu compacte du terrain seno- nien superieur de Ciply. Observations. Avant mes recherches , deux especes de ce genre ont ete signalecs dans les divers etages cretaces d'Europe : les Capulus elonyatus et arquatus Goldf.; le premier du neocomien allemand, le second du meme ctage en Suisse; MM. d'Orbigny en France, Roemer dans le nord de l'Allemagne, MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 41 Geinitz en Saxe, Reuss en Boheme, Pusch en Polognc, INilson en Suede, Sowerby pere et fils, Mantell en Angleterre, ne paraisserit pas 1'avoir ren- contre dans le terrain de cet age de leur pays; il en resulte que ce genre, dont la presence n'a etc constatee que dans I'etage le plus inferieur de la craie , se trouve en Belgique dans les terrains turonien et senonien. ESPECES DENOMMEES. Turonlrnnrx. Devonlenne*. <: n /ml us Diimiiiiliitniis dc llyck. Carbonlttreii. Capulus Litunt de Ryck. Flexicoitatus de Ryek. I'.apttlut Tubifer Sow. Adroceras dc Ryck. Rectm de Ryck. Caputui Euomphaloides dc Ryck. Carpuratus de Ryck. 8nonlenne. Capulus fihynchoides de Ryck. GENRE INFUNDIBULUM Montfort. Coquille conique , spirale , dont 1'interieur est pourvu d'une lame sur le cole, s'enroulant en spirale, d'Orbigny. Observations. -- Les animaux de ce genre, d'apres les connaissances ac- quises, se sont montres pour la premiere fois dans les mers turoniennes, ou Ton en connaitune espece decrite, sous le nom specifique de crelaceum, par M. d'Orbigny. Deja nombreux dans les mers tertiaires, ils se sont encore spe- cifiquement multiplies dans celles de nos jours. N 10. INFUNDIBULUM CIPLYANUM de Ryckholt, 1847. Nous avons recueilli dans le senonien superieur de Ciply un moule crayeux qui appartient indubitablement a ce genre; comme il est assez defectueux, nous nous abstenons de le faire figurer, dans 1'espoir que nous serons assez heureux pour en rencontrer un jour un exemplaire plus parfait. Voici , en attendant, les principaux caracteres qui Ic distinguent de 1'espece precitee, figuree pi. 234, fig. 1-3 de \aPaleontologie francaise. Les tours spiraux sont TOME XXIV. <> 42 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. fortement deprimes; la surface est ornee en long de stries onduleuses, parfois rameuses; le sommet est moins regulier, comme s'il avail ete ronge pendant la vie de 1'animal , ou que celui-ci eut rencontre quelque obstacle dans son developpement des le debut de la vie. L'on conceit que, ne possedant qu'un exemplaire , il se pourrait que ce caractere ,. qui se montre du reste parfois sur les coquilles de notre epoque, ne fut qu'accidentel. FISSURELLID^ D'ORBIGHY. GENRE EMARGINULA Lamarck. PATELLA spec. Linn. Coquille scutiforme, conique, a sommet excentrique et souvent incline, a cavite simple, pourvue en avant d'une forte echancrure ou d'une fente plus ou moins allongee. D'Orbigny. Observations. L'apparition sur le globe des animaux de ce genre date des mers carboniferes; dcpuis cette epoque. ils n'ont cesse d'exister, sans tou- tefois atteindre un developpement specifique bien important; les mers ac- tuelles en comptent le plus grand nombre d'especes. La plus ancicnne de celles connucs a ete assimilee a tort, par M. le comte de Miinster, a 1'espece corallienne, dediee, parM. Roemer, au savant profes- seur Goldfuss de 1'universite de Bonn ; elle provient des couches de S'-Cassian dans le Tyrol, dont I'age a ete rapporte, a tort ce nous semble, au muschel- kalk ou S me etage paleozoique. Voici quelques considerations que nous croyons devoir invoquer a 1'appui de notre opinion. La Providence n'a pas procede a la creation par sauts et par bonds ; sa marche est reguliere; si nous trouvons parfois des lacunes, si la creation parait eprouver des interruptions par 1'extinction presumee de quelque genre , ou plutot, si son action parait momentanement suspendue pour renaitre a une ou plusieurs epoques subsequentes , cette mort, cette resurrection ne sont qu'apparentes; accusons-en le peu d'etendue de nos recherches, ces lacunes n'existent pas dans la nature. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 43 Je n'exprime peut-etre pas bien mon idee, mais elle sera comprise ; car il existe bien pen tie paleontologues qui , par leurs rechcrches , n'aient comble quelque lacune et ressoude ainsi quelque chainon de la grande chaine zoolo- gique qui paraissait rompue. Je conclus done que, tant que certains genres bien connus dans le '5 me etage, et enmcme temps dans le depot de S'-Cassian, n'auront pas etc obser- ves dans le 5 me , nous devons classer ce depot dans le 4 me etage. En efiet les genres Orthoceras, Cyrtoceras, Porcelia ' Murchissonia , Pro- ductus, etc., signales a S'-Cassian, sont eminemmcnt carboniferes et ne se montrent plus dans le miischlkalk ou S me etage. On ne saurait non plus pretendre avec quelque fondement que le depot qui nous occupe corresponde au 3 me etage; car il sera facile de comparer, coin 1 1 ic jc I'ai fait, les quelques fossiles tyroliens decrits comme especes car- boniferes de Belgique, et Ton constatera, non-sculemcnt que les assimila- tions sont fausscs , mais encore que les fossiles assimiles n'appartiennent pas tous au genre auquel ils ont etc rapportes ; d'ailleurs si ce depot conserve des types carboniferes, il en exhibe d'autres qui lui sont propres, qui y ap- paraissent pour la premiere fois, et se continuent ensuite dans les etages sub- sequents. N il. EMARGI.MJLA CARBONIFERA de Ryckholt, 1847. (PI. /, fig. 19, 20.) E. Testa parabolo'ided , canali longitudinali, e apice ad marginem anticum latescente instructd, striisque tenuibus, con fertis concentrice obtectd ; apice % mucronato, subcentrali; aperturd orbiculari; fissurd arcnatd. Coquille formant un paraboloi'de presque droit, marquee d'une depression en forme de canal qui se dirige en s'elargissant du sommet vers le peri- stome; sa surface est couverte de fines stries concentriques tres-rapprochees . 1 II est a observer que le Porcelia cingulata Munst. cst un Euoniplutliis, tandis que son Schitzostoma Hue/lit est un veritable Porcelia ; les figures 4 a, b et 5 o, 6, c, de la planche XI du meraoire de cc savant sur les fossiles de S'-Cassian , suffisent pour constater 1'crrcur dans laquelle il cst tombe. Comme VEmarginala Goldfiusii Room. Munster, pag. 92, tab. 9, fig. 15, n'a en partage avec cclui qui a I'd' 1 ilcvrii sous Ic nn' me- 110111 par M. Roemer (Nord-deutsche Ool. Gibergei, pag. 56 , tab. 9, fig. 23), que le facics commun :'i prcsqne toutes les especes du genre , nous lui donnons le nom dc Milmleriana , afin d'eviter toutc confusion ii 1'avenir. 44 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. qui s'arquent en passant sur la depression, et produisent ainsi sur le labre une petite echancrure ; sommet termine en pointe et faiblement posterieur : bouche circulaire; surface obliteree marquee de stries transverses arquees; fissure incompletement semi-circulaire. Observations. - - Cette coquille ne pouvant etre placee convenablement dans 1'un des genres Capulus ou Acmea, il ne restait qu'a en faire une emar- ginule et a la considerer comme une premiere ebauche du genre , qui appa- rait en effet dans 1'etage suivant sous la forme qu'il a conservee jusqu'a nos jours. Explication des figures. PI. I, fig. 19. Exemplaire dc grandeur naturelle, vu en dessus. 20. Le meme , vu sur le dos. Localite. J'ai decouvert cette rare coquille dans 1'argile carbonifere de Tournay. N 12. EMARGINULA LOCULATA de Ryckholt, 1847. (PI. I, fig. 23-24"'.) E. Testa ovali, conicd, convexd; costis cequalibus, lamellosis decussatd; apice excentrico, hamoso ; fissurd superne Imbricatd, lateraliter costatd. Coquille ovale, conique, convexe en avant, evidee en arriere; la surface est couverte d'un reseau dont les mailles sont formees par des cotes lamel- leuses d'egale grosseur; leur intersection donne naissance, sur les cotes lon- gitudinales, a une petite ecaille concave en dessous; sommet tres-posterieur, fort recourbe ; fissure limitee par deux cotes tres-saillantes ; surface oblite- ree, couverte de plis arques, transverses et imbriques. Observations. L'Emarginula loculata se distingue de ses congeneres de la meme epoque par 1'egalite de ses coles et par la delimitation de la surface obliteree. Explication des figures. PI. I, fig. 24. Exemplaire grossi, vu de profil. 23. Le meme , vu en dessus. 24 bis . Grandeur naturelle, au trait. Localite. J'ai recueilli cette emarginule dans le turonien de Tournay et de Montignies-sur-Roc (Hainaut). MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 4S N 13. EMARGIMJLA JVUDA de Ryckholt, 1850. (PI. I, fig. 21, 22.) E. Testd conicd, depressd antice convexd, postice sub apice excavatd, plicitt tenuibus, undulatis transverstm omatd; apice crasso, recurvo; fissurd triyond, exstante, superne convexd et lateraliter sulcatd; aperturd ellipticd. Coquille formant un cone peu eleve, convexe en avant, evide en arriert sous Ic sommet; sa surface ne renseigne que des plis concentriques, ondu- leux; ils ne sont ni tout a fait equidistants, ni egalement prononces dans toate leur etendue; sommet cpais, recourbe; surface obliteree triangulaire . saillante, latescente, convexe et bordee de deux sillons; fissure concave, assez grande; bouche elliptique. Observations. - - L'Emaryinula nuda a en commun avec celui figure par M. Reuss, Bohm., Kreide geb., pi. 2, fig. 6, sous le nom de Carinata, line grande simplicite dans les ornements; caractere fort rare dans les coquillcs de ce genre; il en differe toutefois par sa surface obliteree convexe et non concave, par la fissure et par sa forme plus elliptique. Explication des figure*. PI. I, fig. 21. Excmplairc de grandeur naturelle, vu en dessus. 22. Le mdme au trait, vu de profil. Localite. J'ai decouvert cette emarginule dans le turonien de Tournay ; elle s'y trouve a 1'etat de moule crayeux. N 14. EMARGINULA -MUM i \ de Ryckholt, 1850. (PI. I, fig. 25-27.) E. Testd tenui, antice et postice convexd, conicd, lateribus subcompressis . costulis radiantibus et transversis carinatis clathratd; cellulis graniferi* ; apice brevi, excenlrico, vix inflexo; fissurd superne convexd, hand exstante . lateraliter depressd; aperturd ellipticd. Coquille mince, convexe en avant et en arriere , un peu comprimee late'rale- ment, conique ; sa surface est couverte dc petites cellules formees par environ 46 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 30 cotes longitudinales et iO-12 cotes transversales, qui se croisent sans se couper ; les premieres sont plus marquees sur les flancs que sur les surfaces anterieure et posterieure; toutes sont carenees ; chaque cellule est ornee d'une fine granulation composee de cinq series regulieres, chacune de 5 grains a peine visibles , sans le concours de la loupe , y compris ceux qui se montrent sur ses bords; les cellules tendent a disparaitre sur les cotes; sommet petit, a peine inflechi un peu posterieur; surface obliteree convexe sans etre sail- lante et limitee lateralement par deux depressions; bouche elliptique. Explication des figures. PI. I, fig. 25. Exemplaire de grandeur naturelle, vu en dessus. 26. Le meme au trait, vu de profil. 27. Portion grossie de test. Localite. J'ai rencontre cette coquille a Montignies-sur-Roc, dans le ter- rain turonien ; elle s'y trouve a 1'etat de moule ayant conserve partiellement le test. N 15. EMARGINULA FLEXUOSA de Ryckholt, 1850. (PI. I, fig. 28-29 bis .) E. Testa tenui, inflatd, arcuatd, conicd longitudinaliter costulis tenuibus, confertis et transversim costulis similibus, sed undulatis reticulatd; apice brevi, excentrico ; fissurd angustd, exstante, convexd, superne imbricatd. Coquille mince , bombee en avant et en arriere, arquee, conique, ornee en long de fines cotes a peine saillantes, tres-serrees; on remarque en travers d'autres cotes aussi fines et aussi serrees que les premieres, onduleuses, qui se croisent avec elles en les coupant; sommet petit, un peu posterieur; sur- face obliteree convexe , etroite , saillante , imbriquee et bordee de deux bour- relets. Explication des figures. PI. I , fig. 28. Exemplaire de grandeur naturelle , vu en dessus. 29. Le memo au trait, vu de profil. 29 bis . Portion de test grossie. Localite. J'ai recueilli cette emarginule dans le terrain turonien de Tour- nay et de Montignies-sur-Roc; elle s'y montre avec le test. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 47 N 16. EMARGINULA STENOSOMA de Ryckholt, 1850. (PI. I, fig. 30-32.) E. Testa tenui ovatd, conicd, lateribus compressis decussatim lamdlosd; apice brevi, acuto, excentrico, recurvo; fissurd angusld, superne imbricatd, ln~ teraliter sulcis parallelis distinctd. Coquille mince, convexe en avant, faiblement evidee en arriere sous le cro- chet, conique, fortement comprimee sur Ics cotes, qui presentent une surface presque plane; surface ornee en long de 36 cotes fines, lamelleuses et assez serrees, coupees par 16 cotes de memo forme, mais beaucoup plus espacees: chaque intersection donne naissance a un petit tubercule ; sommet tres-pos- terieur et recourbe; surface obliteree etroite, imbriquee, plane, non saillantc et bordee de deux sillons; bouche plus longue que large. Observations. L'Emarginula stenosoma se distingue des especes cretacees connues par sa forme plus elancee, par son reseau a mailles allongees, par sa surface obliteree plus etroite et le parallelisme des sillons qui bordent cette meme surface. Explication des figures. PL I, fig. 30. Exemplaire de grandeur naturelle, vu en dcssus. 31. Le meme au trait, vu de profil. 32. Portion de test grossie. Localite. Cette emarginule est celle que Ton rencontre le plus frequem- dans le turonien de Montignies-sur-Roc et de Tournay. N 17. EMARGINULA IMPRESSA de Ryckholt, 18SO. (PL II, fig. 1-3.) E. Testa soliduld, orbiculato-conicd ; costis alternis majoribus et minoribus SQlongitudinaliter ornatd, interstitiis impresso-punctatis ; apice subcentrali minuto, punctiformi , affixo; fissurd trigond, carinulatd, imbricatd, la~ terali. Coquille assez epaisse, presque orbiculairc conique, ornee en long de 50 48 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. cotes arrondies, un peu imbriquees, alternant avec le meme nombre de cotes moins prononcees: ces cotes sont moins espacees en arriere qu'en avant; 1'in- tervalle qui les separe renseigne des impressions punctiformes qui , sur la re- gion apiciale, alternent avec de fins grains et sur la region paleale avec de petites barres, souvent un peu obliques; sommet presque median, petit et non detache; surface obliteree triangulaire , saillante, un peu carenee, imbri- quee et laterale, c'est-a-dire situee a droite du plan vertical qui passe par le sommet et le grand axe de la base ; la fissure parait petite. Observations. Independamment des ornements si distincts de ceux que Ion remarque sur les especes cretacees decrites jusqu'a ce jour, VEmarginula impressa nous fournit encore un caractere bien rare dans les coquilles de ce genre , le laterisme ou 1'obliquite de la surface obliteree ; je ne 1'ai meme ob- serve que sur YEmarginula neocomiensis d'Orb. (Paleont. franc.,, Terr, cret., 2 e vol., pi. 234, fig. 4) et sur nos Emarginula gibbosula et galericulus. Explication des figures. PI. II, fig. d. Exemplaire de grandeur naturelle, vu en dessus. 2. Le meme au trait, vu de profil. 5. Portion de test grossie. Localite. J'ai decouvert cette rare emarginule dans le turonien de Mon- tignies-sur-Roc. N 18. EMARGIMJLA GALERICULUS de Ryckholt, 18SO. (PI. II, fy. 4, 8.) E. Testa tenui, semi-globosd , subcrenulatd vel subyranulatd . costulis I4ma- joribus carinatis et inter binas tribus aliis tenuioribus , quarum intermedia scepe crassior, rotundatis longitudinaliter ornatd; apice minuto, acuto, affixo, mediano; fissurd exstante, trigond, canaliculatd , imbricatd, latera- liter carinulatd , subarcuatd. Coquille hemispherique, mince; sa surface est ornee d'environ 14 cotes carenees, entre lesquelles, prises deux a deux, on observe trois autres cotes arrondies, dont celle du milieu est souvent la plus forte; vue a la loupe, elle parait couverte, tantot d'une fine granulation, tantot de crenelures produites probablement par de fines lignes d'accroissement tres-rapprochees et tres- faiblement exprimees; sommet court, en pointe, et non detache; surface obli- MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 49 /tree triangulaire, sailluntc, creusee en gouttiere, imbriquee. bordee dc deux fail>les carenes et deviant un pen a droite en s'arquant. s. L'Emarginula galericulus possede plusicurs caracleres qui ini sont propres; chacun d'eux, pris isolcrncnt, etablit une notable distinc- tion ni ire cllf et ses congu'nurcs; c'est, a ma connaissance du rnoins. le soul <|ui .ilVn-ic la forme hemisphe'rique. Explication da figures. PI. II , fig. 4. Excmplairc de grandeur naturullc , vu en dessus. 5. Lc mcmc, au trait, vu dc profil. Localite. - - J'ai recueilli YEmarginula galericulus dans le turonien de Montignies-sur-Roc; il y parait peu frequent. N 19. EMARGINULA GIBBOSULA de Ryckholt, <8oO. (Pi. 1 1, fig. 0-8.) E. Testa tenui, orbiculari, conicd, regione apiciati antice yibbosd, posl'icv excavatd, yranosd; costulis radiantibus 16 subcarinatis remotis, ettotidem filiformibus interpositis radiatlm ornatd et costulis tenuissimis, transver- sis, confertis decussatd; apice postico , acuto, affixo; fisstird exslante, con- cavd, imbricatd, later aliter carinulatd. Coquille mince, orbiculaire, conique, marquee en avant, sur la region api- ciale, d'une gibbosite trcs-prononceci sa surface est ornee en long de 16 coles fort espacees, faiblement carenees, d'e'paisseur presque uniforme dans toute ' leur e'tendue, alternant avec le memc nombrc de cotes filiformes; on remar- que, en outre, de tres-fines cotes transverses, tres-rapproche'es qui. par leur intersection avec les premieres, produisent de pctits tubercules graniformes: sommet petit, posterieur, non de'tache, termine en pointer surface obliteree saillante. dextre, unpeu concave, imbriquec, bordee par deux faibles carenes. Observations. La forte gibbosite apicialc, ainsi que les ornements de la surface, sont les caracteres distinctifs decette emarginule, que Ton no saurait confondre avec aucune des especes connues. Explication des pgvrtt. PI. II, fig. 6. Excmplairc dc grandeur naturcllc, vu en dessus. 7. Lc mcinc, vu dc profil, au trail. 8. Portion grossic dc test. TOME XXIV. 7 50 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. Localite. J'ai rencontre YEmarginulagibbosula dans le turonien de Mon- tignies-sur-Roc. N 20. EMARGIMJLA PUNCTICEPHALA de Ryckholt, 1850. (PI. I, fa. 35,34.) E. Testa crassd, ellipticd conicd, ubique convexd; costulis interdiim carinatis. scepiiis planulalis, sulculo divisis, longitudinaliter ornatd; apice subme- diano, punctiformi ; fissurd trigond, levigatd et carinatd. Coquille epaisse , elliptique , re'gulierement conique ; sa surface est ornee de cotes inegales , dont quelques-unes sont carenees , tandis que la grande ma- jorite en est aplatie; toutes sont separees entre elles par un fin sillon ; on ne remarque aucune trace de lignes d'accroissement; sommet punctiforme, a peine posterieur; surface obliteree, triangulaire, carenee, lisse et saitlante. Observations. Le bombement uniforme de YEmarginula puncticephala , la petitesse de son sommet et la simplicite des ornements de sa surface con- stituent des signcs distinctifs qui ne permettent pas de le confondro avec au- cune autre espeee decrite. Explication des figures. PI. I, fig. 53. Exemplairc dc grandeur naturelle, vu en dessus. 54. Le meme, vu dc profil, au trait. Localite. Cette emarginule a etc recueillie par moi dans le terrain turo- nien de Tournay. N 2i. EMARGINULA GRAVIDA de Ryckholt, 1850. (PI. II, fig. 9,10.) E. Testa crassd, conicd, antice valde convexd, postice excavatd; costulis 50- ffiradiantibus et fere totidem tenuioribus transversis cancellatd; apice brevi, postico, recurvo; fissurd angustissimd , vix latescente et exstante, superne imbricatd; aperturd ellipticd. Coquille epaisse, conique, moins haute que large, bombe'e en avant, forte- ment evidee en arriere^ ornee en long de 30-32 fines cotes saillantes, assez MELANGES PALEOISTOLOG1QUES. 51 espacees , avec lesquelles vicnncnt se croiser,sanslescouper, Ic meme nombrv de cotes moins fortes encore et plus rapprochees; sommet court, recourbe. tres-posterieur; surface obliteree tres-etroite, ne s'elargissant que faiblement . mi pen saillante, imbriquee ; bouche elliptique. Observations. -- Cello coquille, par son fort bombcment anterieur, par I'epaisseur uniforme de ses cotes longitudinales , par la place qu'occupe le sommet, enfin par le peu de largeur de la surface obliteree, est parfaitcment distinctc de ses congeneres que je viens de faire connaitre. Explication des figures. PI. II, fig. 9. Excmplairc de grandeur naturcllc, vu en dessus. 10. Lc mi' mi- au trait, vu de profll. Localite. -- L'Emarginula yravida a ete decouvert par moi dans le terrain turonien de Montignies-sur-Roc et de Tournay. N 22. EMARGINULA SUPRACRETACEA dc Ryckholt. 1850. (PI. II, fig. 11,12.) E. Testa ellipticd, conicd, pariim data, antice convexd, postici; subexcavatd; costulis radiantibus, confertis et plicis raris, incequi-remotis decussatd; apice valde postico, fere marginali, brevi, recurvo; fissurd superne convexd, hand exstante, sulco lateral! distinctd, in feme eminentiore ; labro nuclei serrato. Coquille elliptique, conique, peu elevee , tres-convexe en avant, faiblement evidee en arriere, ornee en longde cotes arrondies tres-rapprochees, coupees par quelques plis d'accroissement int'galement exprimes et espaces; sommet court, recourbe, tres-postericur , presquc marginal: surface obliteree con- vexe sans etre saillantc, bordee de deux sillons ; fissure saillante: fabre den- ticule sur le moule. Observations. Je ne connais que le moule de I'Emarginula suprdcreta- cea; comme il appartient a un ctage dans lequel ce genre n'a pas encore ete rencontre, il constituc bien certainemcnt une espece nouvelle; je n'ai pu re- connaitre sur le moule, qui est d'ailleurs de la plus parfaite conservation, outre les cotes longitudinales, que quelques plis transverses fortement mar- ques. 52 MELANGES PALEOJNTOLOGIQUES. Parmi les espcces dc ce genre que j'ai decrites. c'est celle dont le sommet surplombe de plus pres le labre. Explication des figures. PI. II, fig. II. Excmplairc de grandeur naturelle, vu en dessus. 12. Lc meme, au trait, vu dc proiil. Localite. Cette precieuse coquille qui relie, generiquement parlant, le terrain turonien au terrain tertiaire , a etc rencontree par moi dans 1'etage su- perieur du terrain senonien a Ciply. N 23. EMARGIMJLA CELLULOSA de Ryckholt. (PI. II, fy.to, 14.) V.MIA CELLUI.OSA de Ryckh., n IS, 1847. E. Testa tenui, ellipticd, depressd, oblique corned, ubique similiter convexd, lamellis erectis radiantibus et transversis favosd; apice brevi, obtuso ; fissurd superne angustd, convexd, imbricatd, lateraliter bilamellatd . in feme prcelongd. Coquille mince, elliptique, formant un cone peu eleve, oblique, unifor- mement convexe, couverte de petites cellules profondes, formees par des cotes lamelleuses , qui se croisent, en les coupant, avec des cotes concentri- ques de mcme forme et egalement espacees^ chaque intersection engendre une petite squamosite; sommet court, emousse, place a peu pres au tiers posterieur; surface obliteree allant en s'elargissant faiblement. convexe, bordee de deux lamelles, imbriquee; fissure allongee. Explication des figures. PI. II, fig. 13. Exemplaire grossi, vu en dessus. 14. Le meme dc grandeur naturellc, vu de prolif. Localite. J'ai recucilli cette emarginulc dans le terrain turonien de Tournay; elle y est peu commune et conserve une partie de son test. Observations. L'on ne connaissait jusqu'ici que cinq representants de ce genre, dont qua tre en France et un en Boheme, dans les divers etages cretaces d'Europe; on en compte actuellement douze de plus, que j'ai pu decrire avec les seules ressources de ma collection; il est probable que, si j'avais pu dis- MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 55 poser .ur. N 44. DENTAJLIUM GEIMTZIANUM de Ryckholt, 1847. DENTALIUM MEDIUM Sow. apud Fitton, p. 343, pi. 18, fig. 4. Sow. apud Geinitz, loco oil., pi. 18, fig. 25, 26. Sow. apud Reuss , loco tit., pi. 1 1 , fig. 4. Nous donnons le nom de Geinitzianum a la dentale confondue, comme nous 1'avons fait remarquer au n precedent, par J. de C. Sowerby avec le medium de J. Sowerby. La surface de cette coquille est ornee en long d'un grand nombre de cotes tranchantes lorsqu'elle est parfaitement intacte ; ces cotes alternent avec d'au- tres moins fortes , sans cependant que ce caractere soit appreciable au meme degre sur tous les exemplaires; on observe une multitude de fines lignes d'accroissement tres-rapprochees : bouche orbiculaire ou a peu pres; angle apicial 5. Localite. Cette dentale a ete rencontree par moi a Tournay et a Mon- tignies-sur-Roc , dans 1'etage turonien. Les auteurs cites a la synonymic Font rencontree dans le terrain du meme age de leur pays. N 45. DENTALIUM REUSSIAMJM De Ryckholt, 1847. DENTALIUM STRIATUM Sow. apud Mantell., Geol. ofsassex, etc., p. 87, pi. 19, fig. 28 et 4 e . Sow. apud Geinitz, loco cit., p. 76, pi. 18, fig. 27. Sow. apud Reuss, loco cit., p. 41, pi. 11, fig. 18. Non DENTALIUM STRIATUM Sow. Mineral. Conchy liol., pi. 70, fig. 4. Non Lamk. apud Deshayes, Monog. du genre Dentale, pi. 4, fig. 4, 5. Non Lamk. apud Deshayes, Memoires de la Socitte, etc., pi. 18, fig. 4, 5. Cette dentale a ete rapportee a tort , par M. Mantell , a 1'espece lertiaire decrite par M. Sowerby sous le nom de Striatum ' ; le meme nom specifique a encore ete applique par M. de Lamarck a une espece vivant actuellement 1 M. Deshayes a fait du Dent, strialum Sow. son Dent, aculicosta. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. , 71 dans Ic go lie dc Tarcnte; elle n'oxistc dans le turonicn do Vise qu'a 1'etat de motile, et encore ne la rencontre-t-on pas frequemment. N 46. DEISTALIUM BICOSTALE de Kyckholt, 1847. (PI. II, fig. 43, 44.) Ill MM M M UECUSSATUM? SOW. .)///(. < 'illlrll I/I i figures. PI. II, fig. 47. Excmplairc Ac grandeur naturcllr, vu de profil. 48. Contour dc lu bouclic. Localite. J'ai rccucilli ccttc dcntalc dans le luronien des environs de Liege. ESPECES DENOMMEES. lll-llllli.-IIIK s Dtnlalium antiquum Goldf. ii i...nif. i c- Dentalium perarmatnm de Ryckh. inii-ifiiiili- de Ryckh. priicam Miinst. Iti uliiliiii'ili'iiiii I'liill. Xeoromlenne. Dentalium bicoitate dc Ryckli. decuisalum? Sow. I in imlriiin-- Denlalium medium Sow. Geinitziantim dc Ryckh. Reussiannm de Ryckh. alternant de Ryckh. Michauxianum de Rvckh. NATICID& D'ORBIGNY. GENRE NARICA d'Orbigny. NATICA Auctor. Coquille globuleuse plus longue que haute et generalement striee en tra- vers; spire courte; bouche semilunaire, toujours coupee carrement du cote de I'oinbilic; ombilic toujours Ires-large et sans encroutement. D'Orbigny. Observations. Ce genre a ete cree en 1839, par M. d'Orbigny. dans sa Fatme des Antilles , aux depens du genre Natica. A aucune epoque ce genre n'a acquis un bien grand developpement specifique, comme on le voit par le releve ei-apres. Dans 1'elagc carbonifere ou, d'apres nos connaissances acluelles, ses depouillcs se rencontrent pour la premiere fois, on ne connail encore que deux especes, Tune, le Narica lyrata Phill., loco cit., pi. 14, fig. 22. a etc observee simultanement en Belgique et en Angleterre; 1'autre, dont la description suit, a etc recueillie par moi a Vise. Dans 1'etage permeen de TOME XXIV. 10 74 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. S'-Cassian , M. le comte de Miinstcr a signale plusieurs Natica, dont une au inoins,le Natica semistriata, figurtie Beitr. zur Petref., 4 e partie, pi. 10. fig. 6 , me semble devoir passer dans le genre qui nous occupe. Ce meme auteur a assimile au Narica lyrala une Naticella qui , par le manque d'om- bilic, ne pcut etre une Narica (voyez meme pi., fig. 25); je n'en connais pas dans les divers etages jurassiques et tertiaires; une espece en a etc observee dans le luronien de Cassis, parM. Malheron et decrite sous le nom deCrelacea par M. d'Orbigny; vivantes on les rencontre sur le littoral des mers chaudes. N 49. NARICA srii\EscE!xs de Ryckholt , 1847. (PI. Ill ,/ig. 1,5.) N. Testa tenui, arcuatd, longitudinaliter costatd, costis latis, sulco distinctis et transversim lamellosd., lamellis erectis, remotis, spinosis , et striis undu- latis interpositis; anfractibus convexis , ultimo superne depressinscwlo ; aperturd ovali , postice angustald; umbiiico rugoso. Coquille mince, arquee: tours de spire convexes, legerement deprimes pres la suture; sa surface est ornee en long de larges cotes peu proeminentes, separees par un sillon, et en travers de cotes minces en forme de lamelles, tres-saillantcs, un peu convergentes vers les exlremites, tandis qu'elles sont fort espacees vers le milieu des tours; ces cotes, de distance en distance, for- ment des expansions epineuses , larges a la base , mais peu elevees : 1'intervalle qui les separe est ride par un grand nombre de stries tres-apparentes. com- posees d'un nombre de demi-cercles egal a celui des cotes longitudinales qu'elles traversent; leur concavite est tournee vers la bouche: cette derniere est oblique et serait elliptique, si elle n'etaitun peu retrecie en arriere: ombi- lic plisse. Observations. Le Narica spinescens differe du Narica lyrala Phill., par sa forme moins globuleuse , ses sillons longitudinaux , ses stries onduleuses et surtout par ses epines. Explication des figures. PI. HI, fig. 1. Excmplairc du grandeur uaturullc, vu SUJ' le dos. 2. Le meme, vu dc profil. 5. Lc mfimc, vu sur la bouche. Localite. Cette coquille a etc decouverte par moi dans le calcaire carbo- nifere de Vise. MELANGES PALEONTOLOGJQUES. 75 GENRE NATICODON dc Ryckholt, 18i7. NATI&E ET NERITA: Spec. auct. Coquille nacticoidc, munic a tout age sur le retour dc la spire, au-dcssous du bord interne dc la columelle, d'une dent variable dans sa forme scion 1'age et Ics especes; surface columellaire encroutee on callcuse, generalement ca- naliculec sur une assez grandc etendue, lisse ou orrice en travers dc plis, de slries, de sillons ou dc granulations; ombilic masque. Observations. - - Lorsqu'on observe attentivement les coquilles carboni- feres et devoniennes rangces, par Ics uns, dans le genre Natica, par d'autres. dans Ic genre Nerita, Ton nc tarde pas a remarquer que ces fossiles echap- pent en quclquc sorte a la diagnose des deux genres, et Ton eprouve quelque hesitation a les classcr dans un genre plutot que dans I'autre. En effct, procedons par voie d'analysc et prcnons d'abord le Natica variata Phill., Nerita variata de Kon., et etudions-le dans ses details; il se rapprochc des Natica par sa forme globuleuse, par sa bouchc ct par sa columelle cal- leuse, qui ne se fond pas avcc le corps de la coquille et laisse toujours subsis- ter un soupcon d'ombilic, qu'on trouve des mieux constitues, lorsqu'a 1'aide d'un instrument pointu on enleve une partie de la callosite; on remarquc aussi une depression situee presque entierement en avant dc la surface cal- leuse; cc dernier caractere se rencontre, quoique rarement, surquelques na- tices vivantcs. Si on recherche ensuite quels motifs ont pu engager certains auteurs a en faire une ncritc, on eprouve quelque cmbarras a en trouver un qui ait une apparcncc de fondement; car sa structure intime s'oppose a tout rapproche- ment de 1'espece; si alors on vient a decouvrir que cette coquille, dont le clas- sement nous preoccupc, est pourvue d'une grosse dent au-dessous du bord interne dc la columelle, on ne cherche plus a en faire soil une natice, soil une neritc. Si on precede dc la memc maniere a 1'egard du Nerita spirala Sow., Natica spirata Phill., on rcconnaitra la bouchc des natices, un ombilic masque, une depression a la columelle, mais sa surface columellaire, regulierement plissee en travcrs, repousse tout rapprochement avec les natices; d'un autre cote, la forte depression qui caracterise la columelle de cette coquille , la forme de la bouche, etc. , ne permettent pas dc la reunir aux nerites; une dent analogue a cellc de 1'espece prccedente et placee dc la meme maniere, coupe court a 76 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. toute hesitation, et Ton est encore une fois force de convenir que ce n'est ni une natice, ni une nerite. Passons .111 Natica plicistria Phill. , Nerita plicistria de Kon. . analysons ses caracteres, comme nous 1'avons fait pour les especes precedentes, et nous arriverons au meme resultat. Cette coquille doit, en passant dans le genre Naticodon , reprendre le nom specifiquc de Globosum, qui lui a etc donne des 1830 par M. Hoeninghaus. Quant an Natica ampliata Phill., Nerita ampliata de Kon., Capulus am- pliatus Goldf., nous avons de bonnes raisons pour en faire un Cardiomorpha ; cette assimilation nous parait incontestable, a moins qu'on ne nous prouve qu'il existe a Vise et a Tournay un Cardiomorpha dont chaque valve est iden- tique avec la coquille en question. DC ces observations decoule la nccessite de combler, dans la science, une lacune, en creant un genre dans lequel viendront se ranger ces coquilles equi- voques, dont 1'interieur ne nous est pas parfaitement connu et qui, sans ap- partenir aux natices et aux ne'rites, onl en commun, dans leur facie exte- rieur, quelque chose des deux genres. II paraitra peut-etre etonnant aux pcrsonnes peu familiarisees avec I'etude des fossiles paleozoi'ques, que cette dent, souvent si bien developpee. soil rcstee inapercue jusqu'a ce jour; en reflechissant cependant que la durete des rochcs qui recelcnt ces fossiles , ne permet que bicn rarement d'en dega- ger completement la bouche, et que meme, lorsqu'on y parvient. 1'emploi d'un outil tranchant a prcsque toujours detruit cette dent, le fait paraitra moins extraordinaire; il a fallu un hasard presquc providentiel pour parvenir a cette decouverte, dont 1'honneur revient de plein droit a M. le professeur Cantraine. Je ne connais 1'existence du genre Naticodon que dans le 2 me et le 3 me elage paleozoique; cependant, a en juger d'apres le facies de certaines coquilles de- crites en Angleterre et en AHemagne, il y a lieu de croire qu'il se montre aussi dans le premier etage. Ainsi, pour n'cn citer qu'un exemple, le Natica gregaria Barrande du silurien de Jarrow (Boheme), ne devrait-il pas devoir etre compris dans cc nouveau genre ? N 50. NATICODON PYRULA de Ryckholt. d847. (PI. i/r,fy.i,v.) N. Testa tenm, oblong a , ventricosd, anfractibiis quinque rotundatis, ultimo MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. 77 maxima, dilalato, plicis obliqui* , transversis, evanescentibus ornatd; aper- lurd xuborbiculari ; columelld fere nudd, levi, sulco longitudinali exaratd ; apicf. mucronato. (loquille mince, renflee, elargie en avant, acuminee en arriere. composee de cinq tours spiraux arrondis, dont le dernier comprend a peu pres les '/ do la longueur totale: dans 1'etat ordinaire de conservation, sa surface est or- nee, pres la suture, de plis arques, transverses, qui disparaissent a une petite distance de leur point de depart; cependant, lorsqu'on consulte les retours de spire que les causes destructives de la fossilisation n'ont pu entamer. on remarque a la loupe de fines stries longitudinales coupees en long par de lines hachures: bouche incompletement circulaire; columelle faiblement si- uueusc, prcsque concave, a peinc recouverte d'une legere callosite, sans orne- nients bien distincts ; en arriere et a hauteur du milieu de cette derniere part . mi M I Ion qui sc prolonge en avant jusqu'au bout de la columelle: sommet tormine en pointe. Observations. Le Naticodon pyrula differe des especes connues par la te- nuile du test, du Natica inflata Roem., Perstein. des hartzg., p. 27, pi. 7 3 fig. 8. par sa forme plus globuleuse, plus ramassee, par sa spire moins elevee. etc., du Natica protogcea Goldf., par les memes motifs, par sa columelle moins cal- leuse, par le contour plus arrondi de la bouche, etc. Explication des figures. PI. Ill, fig. 4. Excmplaire. dc grandeur naturclle , vu sur le dos. 5. Lc IIH'IIIC , vu sur la bouche. Locatite. J'ai decouvert ce Naticodon dans le devonien de Vise. N 51. NATICODO OTAROIOE de Ryckholt, 1847. (PI. Ill, fig. 6, 7.) N. Testa ovali, crasser, explanald, depressd, levi, anfractibus 3 convexis, ultimo maximo; aperturd subsemi-circulari , dente acuto instructd; colu- melld callosd, levi, antice depressd; labro arcuato; apice laterali. ma- in illari. (loquilte e'paisse. presque aussi longue que large, deprimee. lisse. composee 78 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. de trois tours spiraux convexes, dont les deux premiers sont a peu pres en- roules dans le meme plan, tandis que le dernier forme a lui seul presque toute la longueur de la coquille ; bouche plus longue que large , pourvue d'une dent terminee en pointe et limitec lateralement par un arc de cercle ; colu- melle legerement concave, calleuse, lisse et deprimee en avant; labre tres- arque; ombilic marque par une forte depression; sommet lateral, emousse. Observations. Je ne connais, dans le terrain paleozoique, aucun Natico- don qui ait des rapports un peu marques avec celui-ci, persuade -que nous sornmes, qu'il est bien adulte par suite du fort epaississement de la columelle ; il parait avoir etc richement colorie pendant la vie de Fanimal; il subsiste encore de cette coloration des traces, mais trop fugitives pour etre rendues par le pinceau; je crois etre parvenu a en isoler la dent, mais je ne pourrais I'aflirmer positivement. Explication des figures. PI. Ill , fig. 6. Excmplairc de grandeur naturellc , vu sur la Louche. 7. Le meme , vu sur le dos. Localite. Ce Naticodon se rencontre dans les memes circonstances que le precedent. N 52. NATICODON BREVISPIRA de Ryckholt, 1847. (Pi. in, fy. 8, 9.) E. Testa crassd, ovali, levi, anfractibus 4, ultimo maxima, convexo; aper- turd oblongd; columelld callosd, granulis partlm confluxis obsitd,, antice depressd; labro arcualo, acuto; spird brevi, apice laterali, mamillari. Coquille epaisse, elliptique, lisse, composee de quatre tours spiraux, dont les trois premiers sont a peu pres enroules dans le meme plan , tandis que le dernier forme les 4 / 5 de la longueur tolale; bouche oblongue; columelle epaissie par une callosite couverte d'une fine granulation dont les elements les plus rapproches confluent deux a deux, e), donnent ainsi naissance a de petits plis; la depression anterieure esl fortement marquee; labre arque et tran- cliant; sommet mamillaire. Observations. Cette coquille conserve de larges traces de sa coloration premiere ; ce sont des fascies irregulieres , transverses et noires : 1'extreme MELANGES PALEONTOLOGIQl'ES. 79 cpaissciir du test et la coluiaelle chagrinee nc permettcnt pas de la confondrt- aver aucun dc ses congeneres cunnus. Explication da figures. PI. Ill, fig. 8. Excmplairc dc grandeur naturcllc, vu sur Ic dos. 9. Lc mime , vu sur la bouchc. Localite. Lc Naticodon brevispira a etc rccucilli par moi dans le caluaire (.arbonifere dc Vise. .M ,Cl .yt\ ,\U .V\f JN 53. NATICODOIV VARIATUM Phillips. (PI. ill, fig. 10, H.) N.VTICA VARIATA. Phill., lllutt., of the Geol. of Yorck, p. 226, pi. 14, fig. 26, 27. NEIUTA de Kon., Descript. des anim. foss., etc., p. 481, pi. 22, fig. 8, a, 6. La dent dc cc Naticodon, dans le jcunc age, cst fort superficielle; la base en cst large, mi peu orbiculairc, ct clle se lermine en pointe; adulte. elle devicnl t-onique. Nous renvoyons, pour la description dc cette coquille et celle dcs deux especes suivantes, aux auteurs cites a la synonymic; elle conserve asscz fre- < 1 1 1 r 1 1 1 1 1 1 r 1 1 1 scs ornciuents primitifs ; nous possedons de Vise des exemplaires unifascies et bifascies; on voit, pi. Ill, fig. 9, un exemplaire de Tournay. orne dc quatre fascies noires sur un fond chamois, et, fig. iO b ", un autre de Vise colorie de rouge ct de pourpre sur un fond clair; la fig. \\ en reprodnit la dent isolee, vue de profit. Localite. On rencontre ce Naticodon dans le calcairc carboniferc de Vise. de Bcrneau , Chocquier, Lives , etc.; les exemplaires de Tournay correspondent parfaitement aux figures de 1'auteur anglais; il parait aussi fort repandu en Angleterre. N 54. NATICODON GLOBOSUM Hoeninghaus. (PI. ///, fig. 12.) GLOBOSA Horn.. Jalirbuch fur Geol. und Min. von Leonh. untl Bronn 1850. Dumont, Constit. gtol. (le laprov. de Liege, p. 550. Davreux, Constit. geol. de la prov. de Liege, p. 271, pi. 8 , fig. I. NATICA PLICISTKIA Phill., loco cit., p. 22o, pi. 14, fig. 2o. NERITA Phill., apud de Kon., loco cit., pi. 42, fig. 5, a, 6, c. Non NATICELLA PLICISTRIA Phill., apud Munst. , BeUrdge, Heft 4, p. 95, pi. 10, fig. 8. La dent dc ce Naticodon est conique. 80 MELANGES PALEOISTOLOGIQUES. Explication des fynrcs. PI. Ill, fig. 12. Jcune excraplaire, vu sur la bouche, au trait. Localite. On rencontre frequemment cette coquille dans le calaire car- bonifere de Vise et de Tournay. N 55. NATICODON SPIRATUM Sowerby. (Pi. in, fig. 15, 14.) NEBITA SPIRATA Sow., Conch, miner., p. 475, pi. 463, fig. i, 2, 3. Sow., apud Dumont,/oco cit., p. 354. NATICA Phill., apud de Kon., loco cit. , p. 481 , pi. 42, fig. 5 d. La dent de cette coquille est pyramidale, a base etalee, un peu radicante. Explication des figures. PI. Ill, fig. 15. Excmplaire de grandeur naturclle, vu sur la Louche. 14. Dent isolee de jcune exemplaire, vue en face du cote dc la columelle. Localite. On rencontre ce Naticodon dans le calcaire carbonifere de Vise. Observations. Je crois pouvoir affirmer que la dent dont sont pourvues les coquilles de ce genre, subit de grandes modifications par 1'age, et que, malgre les differences apparentes qu'elles montrent dans le jeune age , elles finissent generalement, plus lard, par affecter la forme conique. ESPECES DENOMMEES. Dcvonlennea. Naticodon pyrula de Ryckh. otaroide de Ryckh. Carbonlfcrea. Naticodon brcvispira de Uyckh. Naticodon variation Phill. globosum Hocn. spiralum Sow. MELANGES PALEONTOLOG1QUES. 81 D'ORBIGNY. GENRE NERITA Linne. NERITA el NERITINA Lamk. et cset. auct.; PELERONTA Ocken; CLITHON el VELATES Monif. Coquille spiralc, scmi-globulcuse, aplatic en dessous et sans ombilic: bouche semi-lunaire: columelle entiere, pourvue de dents ou de crenelures; labre tranchant, dente ou non dente a 1'interieur; sommet generalement emousse et lateral. Observations. Les nerites ont etc signalees dans tous les etages ; nous avons demontre quo les coquillcs dcs divers etages paleozoiques , decrites comme telles, devaient faire partie de mon genre Naticodon. M. A.d'Orbigny n'admet. IIM . leur existence que posterieurement a la craie. Cette maniere de voir esl par trop exclusive, attendu que je possede au moins deux especes de cette derniere formation : le vrai est que la plupart des auteurs ont classe dans ce genre des coquilles dont les caracteres interieurs leur etaient inconnus, et seulement sur le facies exterieur qui , par ses rapports avec les Natica et les Neritopsis, a pu les induire en erreur; cependant, d'apres les connaissances acquises sur ce genre , je crois que nous pouvons admettre que les animaux se sont montres avec les terrains jarassiques et que, depuis lors, ils n'ont cesse de vivre dans les mers qui se sont succede, pour acquerir, dans les mers, les fleuves et les rivieres de nos jours, le maximum de leur developpement specifique. N 56. NERITA GLEBOSA de Ryckholt, 1847. (PI. Ill, /ty.18,16.) N. Testa ovali, angulald, spird brevi, angulo 80, anfractibus tribus convexis , ultimo maximo, langitudinaliter squamoso-costatd , squamalis, brevibus, irregularibus , fomicatis vel plenis et transversim oblique plicald; apice obtuso; aperturd semi-orbiculari, coarctatd; columelld incrassatd, trans- versd, quadridentatd ; labro acuto, supeme incrassato. Coquille ovale, anguleuse; spire composee d'un angle regulier de 80: TOME XXIV. ii 82 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. tours spiraux au nombre de trois; le dernier, fort convexe, forme a lui seul la presque totalite de la longueur de la coquille; sa surface est ornee en long de cotes, dont deux, celles qui sont le plus rapprochees dc la suture et celle qui limite la depression, sont les plus fortes ; ces cotes sont couvertes d'ecailles, courtes,irregulieres, relevees en voute, pleinesou creuses, isolees ou reunies, formees par le passage de plis Iransverses, obliques, onduleux et tres-rappro- ches; ces plis rident en outre les interstices des cotes et s'accumulent dans le voisinage du labre; ces ornements ne sont qu'ebauches sur les surfaces an- guleuses; somtnet emousse et lisse; bouche scmi-circulaire et retrecie par un fort epaississement paletal plus developpe, vers la gauche, a la jonction du labre a la columelle, que partout ailleurs; columelle calleuse transversale, sans inflexion et pourvue de quatre petites dents. Explication des figures. PI. Ill , fig. 15. Excmplairc dc grandeur nnlurdta , vu sur le dos. 16. Le mcmc, vu sur la bouche, au trait. Localite. J'ai recueilli abondamment cette nerite dans le turonien dc Tournay et de Montignies-sur-Roc. N 57. NERITA CESTOPHORA de Ryckholt. 1847. (PI. HI, fig. 17.) N. Testa ovali, conoided, postice subacuminatd, spird angulo 107; anfracti- bus convexis. ultimo maxima, angulato, superne plicato, plicis transversis. obliquis, lamellosis, erectis, denticulatis et concentrice triplicate, plicis mi- noribus; infra carinam, medio unicostato, costd laid rotundatd, crispatd ; et antice seriatim tuberctdatd ettorulosd; apice obtuso. levi;,aperturd semi- orbiculari; columelld recta, dentatd; labro acuto. Coquille conique, un peu acuminee en arriere, legerement elargie en avant; spire composee d'un angle dei07 et formec de trois tours spiraux convexes, dont les ornements sont tres-varies; les deux premiers sont lisses, tandis que le dernier, qui forme a lui seul presque loute la longueur, est anguleux; sa surface superieure ou deprimee est ornee d'un gros bourrelet fronce, qui longe la suture, et de lamelles droites qui se dirigent obliquement vers la carene qui limite la depression; ces lamelles sont denticulees et coupees par 3 ou 4 petites cotes concenlriques peu saillantes ; la partie inferieure ou MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 83 noil de'primee dc la surface cst ornee, dans Ic milieu, d'un bourrelet plus mar- que que le premier ct fronce comme lui . par lu continuation dcs plis trans- verses que nous venons de mcntionner; en-dessous de ce dernier, on observe 4 a 6 rangees de tubercules disposes regulierement en funicules ; sommet lisse. a peine saillant. bouche semi-orbiculaire; columelle droite et dentt-e ; /a&re tranchant. Observations. N'ayant pas d'exemplaire dont la bouche est bien degagee. il in 'est impossible d'en faire connaitre tous les caracteres; je crois, cepen- dant me rappeler qu'ils different a peine de ceux de 1'especc precedente. Cclte observation, que j'ai ete a meme de faire sur tin exemplaire faisanl partic d'une collection particuliere du pays, m'a engage pendant longtemps. malgrc les differences apparentes, a conside'rer les deux cspcces comnie n'en formant qu'une; je crois encore que, par la suite, ce rapprochement sera possible. Le Natica nodoso-costata Reuss, pi. 44, fig. 21 , ne serait-il pas etabli sur un exemplaire roule ou oblitere par 1'age de notre coquille? Kjcplicalion ties figures. PI. Ill, fig. 17. Excmplairc dc grandeur naturelle, vu sur le dos. Localite. Cette nerile se rencontre avec 1'cspece precedente. ATLANTIDM RANG. GENRE BELLEROPHON Montfort. Coquilie generalement globuleuse, rarcment discoide, toujours symetrique. avec ou sans ombilics; bouche prcsque toujours plus large que haute; labre muni a tout age, dans sa parlie mediane, d'une fissure elargie en avant; sur- face obliteree se dessinant en carenc imbriquee ou limitee laleralemcnt par deux carenes ou cotes, couverte de plis arques et transvcrses; rarement elle est marquee par unc depression simple; retours de spire recouvcrts d'une cullosite qui cache les usperites qui composent les ornements exterieurs de la coquille. 84 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Observations. Les savants sont peu d'accord sur la place que ce genre doit occuper dans la methode; laissant de cote les systemes trop absurdes pour qu'on s'en occupe, nous restons en presence de deux opinions qui me- ritent, au meme titre, qu'on les discute. MM. Deshayes, d'Orbigny, Cantraine, de Verneuil, etc., ont place ce genre dans la famille des Atlantides; M. de Koninck, dans celle des Fissurellides , a cote des emarginules ; ce dernier rapprochement a quelque chose de si se- duisant au premier apercu , qu'il m'a paru destine a rallier beaucoup de pa- leontologues ; pendant longtemps, j'ai partage lopinion du savant professeur, non que les considerations sur lesquelles elle s'appuyait me parussent con- cluantes , mais parce qu'il me semblait peu conforme a la marche habituelle de la nature qu'un genre, eteint depuis une si longue suite de siecles, fut represente dans les mers actuelles par une famille assez nombreuse. M. de Koninck, pour faire prevaloir son opinion, a beaucoup insiste sur la callosite qui revet les retours de spire; mais je pense que ce caractere ne pent etre invoque par les partisans d'une opinion, plutot que par ceux de 1'autre , attendu que si , les coquilles des genres Atlanta Lesueur et Helico- phlegma d'Orb. n'en sont pas pourvues , on ne 1'a pas plus observee sur celles des genres Fissurella et Emarginula ' ; il en est de meme des consequences que ce savant a voulu tirer de la plus grande epaisseur du test des Bellero- phon ; elles me paraissent aussi peu fondees que 1'assertion d'un auteur qui, il y a 20 ans, ecrivait, du plus grand serieux, que bien certainement les am- monites, vu le poids de leur coquille, ne pouvaient quitter le fonds des mers et que , des lors, on les rencontrerait un jour, par 1'effet d'un heureux hasard ; n'est-il pas probable que cette epaisseur a du etre en rapport avec la puissance de locomotion dont 1'animal disposait? Ainsi une ventouse plus developpee a pu contre-balancer le surcroit de poids resultant de la plus grande epaisseur du test; ensuite il existe bien des especes de ce genre dont le test n'est pas plus epais que celui des atlantides. Si Ton compare ensuite la coquille des atlantides avec celle des Sellerophon, Ton reste frappe de 1'analogie qui existe entre les deux types , et Ton se sent entraine vers 1'opinion de ceux qui classent les Bellerophon dans la famille des atlantides, comme la plus probable; c'est celle que j'adopterai pour cette publication 2 . 1 Les Jictterophon a test tres-mince que nous decrirons, sont a peu pres depourvus de cette callosite. 5 En principe, chaque coquille devant satisfaire aux conditions d'cxistcnce de Tanimal qui Thabite, la question controversee sc reduit a celle-ci: par leur structure, les coquilles de ce genre sont-elles plutot MELANGES PALEONTOLOGIQUES. s :, Ce genre nppartient a la nature eteinte; il est propre aux ctagcs paleo/ui- qucs; c'est clans Ic 3 me que ses especes sont les plus nombreuses et atteignent les plus fortes proportions. line seule cspece , le B. nautilinus Munst. a etc signalcc dans Ic 4 e etage , a S l -Cassian ; inais cette coquillc est depourvuc du principal caractere du genre : elle manque de surface obliteree et de fissure; V /tmmonites? rimosus du meine auteur, pi. l-'i. fig. 31, se rapprochc davantage du genre. N 58. BELLEROPHON TUBERCULATUS d'Orbigny. iii i iniMi'iinN TUBERCUI.ATOS d'Orb. et Ferrussac, Monog. desctphal. acttabul., pi. 8, fig. 7-10. KODULOSUS Goldf., Mus. TUBERCULATCS de Vern. and d'Arch., Mem. on tlte fos., etc., pi. 353, pi. 28, tig. 9. B. Testa globulosd, perforatd, tubercutis obsitd; fissurd mediocri; carind prominuld, plicis transversis, crassis, arcuatd; imbricatd; auriculis mi- nutis; aperturd transversd ; umbilicis angustis. Coquille globuleuse, perforce; sa surface est couverte de tubercules plus on moins confluents a leur base; fissure petite; surface obliteree, limitee late- ralement par deux cotes peu saillantcs et marquee en travers de gros plis ar- ques; bouche beaucoup plus large que haute; oreillettes peu developpees; ombilics etroits. Observations. MM. de Verneuil et d'Archiac, en decrivant cette coquille, ne font pas mention de ses ombilics , qui sont cependant tres-perceptibles a tout age; les tubercules et les plisde la surface obliteree s'affaiblissent et nieme disparaissent avec 1'age senile. Localite. J'ai recueilli le B. tuberculatus dans le devonien de Vise et dans I argile du meme age des environs de Pafrath. N S9. BELLEROPHOIS HIULCUS Sowerby, 1847. (PI. Ill, fy.i8,i9.) J'ai fait figurer un exemplaire de Bellerophe que je rapporte. non sans proprcs a flotter ii la surface des eaux qu'a abritcr un animal rampant au fond des mers? La reponse ne pcut otre doutcusc, ce me scmble, car lous les principcs statiques qui reglcnt la stabilitc des corps sont iiicrvrillciiM'iiicnt observes dans leur construction. 86 MELANGES PALEOISTOLOGIQUES. eprouver quelque incertitude sur ma determination, aii B. hiulcus Sow., par la presence d'ornements accidentels et par le manque de symetrie ; il offre a la science un cas morbide interessant; il est bien adulte et n'a subi auctinc depression, ni compression. Le cote gauche, a partir de 1'oreillette, est marquee de trois larges cotes arquees, separees par un sillon; une profonde depression allant, ainsi que les cotes, en s'elargissant de bas en haut, occupe toute la surface libre jusqu'a la carene ; cette depression est partagee en deux parties inegales et un peu eta- gees par une fine cote parallele aux precedentes ; la carene ne me parait pas sensiblement differer de celle des individus non valetitudinaires ; sur le cote droit pres de 1'oreillette, on observe deux cotes Jdentiques aux cotes analo- gues de 1'autre face, mais les deux autres manquent, ainsi que la depression; on decouvre , non sans peine , de fines stries correspondant aux sillons oppo- ses ; tous ces accidents s'attenuent insensiblement avant d'atteindre le labre. Observations. J'ai vu se reproduire ce manque de symetrie sur plusieurs exemplaires et toujours de facon differente. Explication des figures. PI. Ill, fig. 18. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 19. Le meme, vu sur le dos. Locality. L'exemplaire figure a etc recueilli par moi dans 1'argile carbo- nifere de Tournay. N 60. BELLEROPHON PHALENA de Ryckholt, 1847. (PI. HI, fig. 20-22.) B. Testa papyraced , valde convexd, lateribus compressis; auriculis productis, explanatis et in feme recte delineatis, costulis longitudinalibus et transversis decussatd ; carind vix prominuld, imbricatd ; umbilicis perspectivis ; aper- turd valde transversd. Coquille fort mince, formee de chaque cote de la carene de deux plans, dont 1'un, vertical, comprend 1'ombilic et 1'autre, convexe, fait un angle obtus avec le premier; par suite de cette disposition, le dos parait lateralement corn- prime; sa surface est ornee en travers de fines cotes arquees qui represen- tent assez exactement des accolades dont la pointe repose sur le milieu de la MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 87 surface obliteree, ct les extremites s'appuicnt sur Ic pourlour de I ombilic: ccs cotes sonl coupccs en long par d'autrcs dememe grosseur ct cquidislanles; en sortc qu'elle parait couvcrte d'un rcseau dont Ics maillcs sont ornees aux quatre angles d'un petit tuberculc a peine visible a I'oeil nu (les jcuncs exem- plaircs paraissent converts d'une fine granulation); surface oblilere'e a peine saillanlc et imbriquee ; ombilics niontrant lous les tours spiraux ; bouclte beau- coup plus large quc haute; callosite gibbeuse; oreillettes fort grandes, etalees ct se dcvcloppani en ligne droite a leur liniite inferieure. Observations. Le test dc cctte coquille est, pour 1'epaisseur, comparable a celui des argonaulcs; Ton n'a done que peu dc chances dc la rencontrer par- failcment intacte; je pensc que les ornements s'obliterent dans I 'age senile: car les oreillettes, et meme toute la surface comprise entre les ombilics et le labre . sont fruslcs dans 1'exemplaire figure. Explication des figures. PI. Ill, fig. 21. Exemplairc dc grandeur naturellc, vu sur le dos. 20. Le mdme , vu sur la bouche. 22. Le inn in-, vu sur 1'ombilic. Localite. J'ai recueilli le B. phalena dans 1'argile carbonifere de Tournay. N 61. BELLEROPHON PAPYRACEUS de Ryckholt, 1847. (PL/11, fig. 28.) B. Testa papy raced, compressd, lenliculari, clausd, ccesim carinatd ; carind lanielUformi , valde exstante, transversim tenui lamellosd, lamellis sinuo- sis, straits ; auriculis productis, valde utrinque incumbentibtis ; aperturd paululum transversd. Coquille fort mince, discoi'de, non ombiliquee, munie d'une carene tran- chantc et en forme de lamellc assez saillante ; sa surface est couverte de la- melles coucliees et sinueuses ; les oreillettes sont tres-prolongees en avail t et retombcnt fort bas de chaque cote; bouche un pen plus large que haute: je ne connais pas exactement la fissure. - Le test de cette coquille est encore plus mince que celui de I'cspece precedente: aussi est-il fort rare d'en rencontrer des exemplaires 88 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. passablement conserves ; je n'ai pas ose degager completement la bouche pour en etudier la callosite. Explication del figures. PI. Ill, fig. 28. Exemplaire de grandeur naturelle, vu dc profit. Localite. J'ai decouvert le B. papyraceus dans 1'argile carbonifere de Tournay. N 62. BELLEROPHON HYALINUS de Ryckholt, 4847. (PI. II I, fig. 26,27.) B. Testa hyalind, valdeconvexd, inferne subglobosd, striis lonc/itudinalibus et transversis decussatd, loco carince, fasciold hand prominuld in depres- sionem profundam latescente, instructd; umbilicis perviis; aperturd ex cequo, vel magis in altitudinem patente ; auriculis magnis, subexplanatis ; anfractuum reversionibus vix incrassatis; fissurd semi-circulari. Coquille hyaline, fort convexe, presque spherique en dessous, un peu de- primee en avant et au-dessus des ombilics; sa surface est ornee en long de fines stries paralleles a la surface obliteree et coupee en travers par d'autres stries onduleuses, fort espacees ; la carene est remplacee par une bande etroite, superficielle, qui change en depression assez profonde a hauteur des ombilics, etva, en s'elargissanl rapidement, jusqu'au labre; ombilics tres-prononces, lais- sant probablement voir tous les tours spiraux; oreilleltes tres-developpees et un peu etalees; bouche aussi haute ou plus haute que large; retours de spire a peine epaissis ; fissure semi-orbiculaire. Observations. Le test de cette coquille n'est pas plus epais que celui de Y Atlanta Keraudrenii d'Orb.; on conceit des lors que je n'aie pas ose courir la chance de compromettre , pour 1'etude des ombilics , 1'unique exemplaire, d'une conservation assez parfaite, que j'aie pu recueillir. Ce bellerophe , ainsi que les deux precedents, etablissent merveilleusement I'affinite du genre avec les atlantides; ne pourrait-on pas conclure d priori, que 1'epaississement des retours de spire est en raison directe des asperites, qu'il est destine a recouvrir, pour garantir de toute lesion, soil le corps de 1'animal , soil 1'appareil de mouvemcnt si delicat dont il est pourvu? et d pos- teriori, que la coquille des atlantides, lorsqu'elle est exterieurement ornee. est aussi pourvue d'un epaississement suffisant pour masquer les inegalites interieures? MELANGES PALEOJNTOLOGIQUES. 89 Explication de fiyurvt. PI. Ill, fig. 26. Excmplairc dc grandeur nalurcllc, vu sur le dos. 27. I.r i in' mi-, vu sur I'miiliilir, au trait. Localite. Ce Bellerophon ue se rencontre que fort rarement dans 1'argile carbonifere de Tournay. IN 63. BELLEROPHON PLICATUS de Ryckholt, 1847. (PI. HI, fig. 28.) B. Testa crassd, tumidd, arcuatd, lateribus compressiusculis, dorso convexo, declivi, transversim plicald, plicis confer (is, undosis, imbricatis; carind prominuld, arcuatim rugosd; fissurd magnd; aperturd transversd, valde callosd ; umbilicis clausis. Coquille epaisse, renflee, arquee, ayant les flancs legerement comprimes et le dos un peu convexe, inclinant, de chaque cote de la carene, vers les flancs; sa surface est couverte en travers de plis tres-prononces, reguliers, serres, ondoyants et imbriques; carene etroite, bien exprimee sans etre fort saillante, allunt en s'elargissant tres-lentement , de bas en haul et traversee par de pctits plis arques; fissure grande; bouche plus large que haute; re- tours de spire revetus d'une forte callosite; ombilics fermes. Observations. Le B. plicatus differe du B. tenuifascia Sow., Conchyl. mineral., efc., pag. 484, pi. 470, fig. 3, 4, par sa forme bien moins globu- leuse, par sa surface fortement imbriquee, et surtout par le manque absolu d'ombilics qui, d'apres M. de Koninck, sont visibles a tout age dans le B. tenuifascia. Explication des figures. PI. Ill, fig. 28. Excmplaire dc grandeur naturelle, vu sur le dos. Localite. Ce bellerophe accompagne les especes precedentes. N 64. l!i i.i.i KOI M; i\ SUBDISCOIDES de Ryckholt, 1847. (PL III, fig. 29-31.) B. Testa modice crassd, disco'ided, lateribus convexo-compressis ; juniore, striis undulatis transversim omatd ; seniore, fere oblitteratd; carind acutd TOME XXIV. 12 90 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. valde exstante; aperturd subtrigond, paululum transmrsd, auriculis utrinque incumbentibus ; fissurd minutd; umbilicis clausis. Coquille peu epaisse, disco'ide, deprimee dans son ensemble, ayant les flancs legerement arrondis ; sa surface, dans le jeune age , est couverte de fines lignes d'accroissement qui s'obliterent dans 1'age senile, au point qu'il n'en resteque quelques traces fugitives; carene tranchante, assez relevee; bouche presque triangulaire , un peu plus large que haute; oreillettes retombant jus- qu'au tiers inferieur; fissure fort petite; ombilics fermes. Observations. Le B. subdisco'ides differe du B. Hiulcus Sow. par sa forme incomparablement moins globuleuse , etc. Explications des figures. PI. Ill, fig. 30. Excmplairc de grandeur naturelle, vu sur le dos. 29. Le meme , vu sur la bouche. 31 . Le meme , vu sur Tombilic. Localite. - - Ce Bellerophon se trouve avec les especes precedentes; il est moins rare. Observations. L'on rencontre dans le calcaire devonien a Chimay, le B. Hupschii; dans le schiste du meme age de Verviers , j'ai recueilli un moule de Bellerophon que je ne puis rapporter avec certitude a aucune espece connue; le gres quartzeux, qui sert, dans le Hainaut, a la confection des paves destines aux chaussees de 1'Etat, est petri de moules de Bellerophon. dont la determination est impossible. ESPECES DENOMMEES. UrvonlcnncH. Bellerophon tuberculatus d'Orb. Carbonlf^rea. liellerophon hiulcus Sow. Var. Bellerophon phalena de Ryckh. papyraceus de Ryckh. hyalinus de Ryckh. plicatus de Ryckh. Subdiscoides de Ryckh. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 91 BRACHIOPODM D'ORBIGNY. GENRE ORBICULA Lamarck. ORBICULA et DISCINA Lamk. Coquille de forme extremement variable , cependant generalement orbi- culaire ou elliptiquc, tres-inequi valve; valve inferieure presque plane ou concave, percee, dans les especes vivantes, d'une fente transversale et, dans les especes fossiles que je connais, d'une ouverture circulaire destinee a livrer passage aux muscles d'attache ; valve superieure patello'ide, recouvrante, a sommet excentrique, toujours plus pres du cote superieur; aire triangulaire et sous-apiciale ; impressions musculaires au nombre de quatre, dont deux laterales pres du sommet et deux rapprochees du cote superieur, et appuyees centre les limites de I' area; impressions ciliaires en forme de dechiquetures an- guleuses ou arrondies, couvrant toute la surface interne des deux valves, fugitives dans certaines especes, tres-marque'es , meme saillantes, dans d'au- tres, existant dans toutes. Observations. J'ai sous les yeux plus de 1 50 exemplaires d'orbicules ; c'est sur cet ensemble que j'ai etabli ma diagnose. L'apparition sur le globe des animaux de ce genre date des mers silu- riennes; plus nombreux dans les mers devoniennes, ils sont au maximum de developpement specifique dans les mers carboniferes; a partir de cette epoque, ils diminuent specifiquement en nombre de bas en haul jusqu'a 1'epoque actuelle, ou Ton en connait encore quelques especes. M. Phillips en cite uneespece dans le neocomicn d'Angleterre, MM. Mantell . J. de C. Sowerby et d'Archiac en mentionnent chacun une autre dans les divers etages du terrain cretace ; le nom de Lamellosa, donne par M. d'Archiac, a une espece senonienne de Rouen, a deja etc applique a une espece vivante; il serait, ce me semble, convenable de 1'inscrire dans nos catalogues sous le nom de Archiadana, afin d'eviter la confusion que pourrait engendrer Ic double emploi du meme nom specifique. 92 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. N 65. ORBICULA ' CANTRAUVEANA de Ryckholt, 1847. (PL IV, fig. I, 1.) 0. Testa tenui, orbiculari, convexiusculd, concentric^ rugosd, apice obtuso. Observations. L'Orbicula Cantraineana ne presente rien de bien saillant dans ses caracteres , ni dans son fades; il differe de YOrb. subrugata Miinst. , Beit., etc., 3 e part., pag. 80, pi. 14, fig. 20, par son sommet moins excen- trique, moins pointu, par ses rides plus marquees, par sa taille, etc. Explication des figures. PI. IV, fig. 1. Excmplaire de grandeur naturelle, vu en dessus. 2. Le meme au trait, vu de profil. Localite. M. le professeur Cantraine, a qui j'ai dedie cette orbicule, 1'a rencontree dans le devoniendu Luxembourg; cinq exemplaires sont fixes sur un Orthoceras, long de 12 centimetres. N 66. ORBICULA ' CIMACENSIS de Ryckholt, 1847. (PL IV, fig. 5, 4.) 0. Testa orbiculari, conicd, striis radiantibus et rugis quibusdam concen- tricis ornatd ; apice obtuso ; area levi, fere pland, valvd inferiore concavd. Coquille orbiculaire, formant un cone oblique; sa surface est ornee de stries rayonnantes coupees par quelques rides presque concentriques ; sommet emousse; area lisse, presque plane; valve inferieure concave. Explication des figures. PI. IV, fig. 3. Exemplaire grossi, vu en dessus. 4. Le meme, vu de profil, au trait. Localite. J'ai recueilli cette orbicule dans le devonien de Chimay; on la rencontre encore dans le terrain du meme age du Boulonais, d'ou je 1'ai recue de M. Bouchard-Chantereau. M 67. ORBICULA ' NITIDA Phillips. (Pl.IV,fig.S,G.) ORBICULA NITIDA Phill., loco cit., pag. 221, pi. XI, fig. 12. 0. Testa tenui, nigrd, nitidd ovali, depressd, conicd, striis remotis radian- 1 Lisez Orbicutoidea. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 93 tibus et concentricis , confertis ornatd; apice valde excentrico, acuto, inflexo; valvd inferiore pland. Coquille mince, noiratre, brillante, presquc orbiculaire, formant un cone deprime et oblique; sa surface cst ornee de stries tres-fincs qui rayonnent du somniet vers la circonference, et sont coupees par d'autres stries egale- i in-ill fines et tres-rapprochees; sommet termine en pointe, recourbe et place aux '/, de la largeur ; valve inferieure presque plane. Observations. La fig. 12 de 1'auteur anglais reproduit exactement la forme de notre coquille; il n'en est pas de meme des figures 10, 11 et 13. qui representent une espece moins deprimee et dont le sommet cst plus marginal .- ces considerations m'ont decide a ne pas les mentionner dans la synonymic. Explication des figuret. PI. IV, fig. b. Exemplaire de grandeur naturelle, vu en dessus. 6. Le i urn n- au trait, vu de profil. Localite. On ne rencontre que rarement cette orbicule dans le cal- caire carbonifere de Tournay; elle est toujours fixee sur d'autres fossiles: M. Phillips la cite dans le meme calcaire de plusieurs localites d'Angleterre. N 68. ORBICULA ' HIEROGLYPHICA de Ryckholt, 1847. (PI. IV, fig. 12, 20.) 0. Testa tenui, nigrescente, subnitidd, suborbiculari vel subovali, conico- depressd, varie insculptd; apice excentrico, obtuso vel acuto ; valvd infe- riore subpland; nucleo granoso. Coquille mince, noiratre, un peu brillante, a contour irregulier, presque orbiculaire ou elliptique, formant un cone peu eleve; sa surface est couverte de tubercules granules , disposes plus ou moins regulierement en series con- centriques, engcndrant par leur confluence des ornements tres-varies; pac- fois ils persistent; d'autres fois ils se rcunissenta un ou plusieurs tubercules laterauxou superieurs; sommet termine en pointe lorsqu'il est libre, emousse, lorsqu'il est cache par les ornements et place au tiers de la largeur entiere; bords se pliant exactement aux formes du corps sur lequel 1'animal s'est fixe; 1 Liscz Orbicitloidea. 94 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. valve inferieure presque plane; aire bien marquee, mais mal limitee; surface du moule granule. Observations. Sans egard pour la forme, j'ai reuni sous le meme nom specifique des coquilles assez dissemblables au premier apercji , mais se con- fondant toutes, par le caractere commun d'avoir des tubercules couverts d'une fine granulation seulement perceptible a la loupe. Le test, abstraction faite des ornements dont le relief est assez marque, est fort mince. Explication des figures. PI. IV, fig. 12. Exemplaire grossi, vu en dessus. 15. Le meme, de grandeur naturelle, au trait, vu de profil. 14. Autre exemplaire grossi, vu en dessus. 15. Le meme de grandeur naturelle, vu de profil. 16. Moule grossi, vu en dessus. 17. Le meme de grandeur naturelle, vu de profil. 18. Traits indiquant la longueur et la largeur du meme. 19. Autre exemplaire, vu en dessus. 20. Le meme, de grandeur naturelle, vu de profil, au trait. Localite. J'ai recueilli cette belle orbicule dans 1'argile carbonifere de Tournay, ou elle est peu commune; il est rare d'en rencontrer deux exem- plaires ayant a peu pres les memes formes. N 69. ORBICULA ' PSAMMOPHORA de Ryckholt, 1847. (Pl.IV,fy.7,U.) 0. Testa tenuissimd, subsemicirculari, convexd, granosd, granulis rnininiis, acutis, concentrice subplicatd; apice acuto, inflexo; area concavd; valvd superiore intus millepertusd et rugosd; valvd inferiore pland; nucleo valde granoso. Coquille tres-mince, un peu convexe, presque semi-orbiculaire; cote su- perieur legerement arque, les autres arrondis; sa surface est entierement couverte de fins grains un peu allonges et marquee de quelques lignes d'ac- croissement peu prononcees; sommet termine en pointe recourbee et place a peu pres au cinquieme de la largeur entiere; area un peu evide et parfaite- ment limite; valve superieure marquee a 1'Jnterieur de quelques plis for- 1 Lisez Orbicella. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 95 temenl exprimes el dc milliers dc pctits cnfoncemcnts correspondents aux grains exterieurs; valve inferieure plane; impressions musculaires grandes et orbiculaires ; impressions ciliaires courtes et arrondies ; la granulation est plus forte sur le moule que sur le test meme. Explication del figures. PI. IV, fig. 7. Exemplaire gross! , vu en dcssus. 8. Le mdme, tie grandeur naturelle, vu de profil. 9. Trait indiquant la longueur du meme. 10. Valve superieure, grossie, vue en dedans. 41. Moule grossi, rcproduisant les impressions viscerales. Localite. J'ai decouvert cette orbicule dans le calcaire carbonifere com- pacte a Tournay. N 70. ORBICULA ' DAVREUXIAIYA de Koninck. (PL IV, fig. 27-29.) Observation. Je ne mentionne cette orbicule que pour en faire connaitre les impressions ciliaires anguleuses et en rectifier le profil , etabli probable- ment sur des exemplaires deformes. C'est par erreur que le 4 dessinateur lui a donne la couleur ocracee de la roche dans laquelle je 1'ai rccueillie; elle cst toujours noire et brillante, elliptique ou orbiculaire ; j'ai pu,a differentes reprises, observer un instant les muscles d'attache, et je ne crois pas me tromper en affirmant qu'ils etaient au nombre de trois, ou que le muscle unique se trifurquait a la sortie de 1'ou- verture; lorsqu'on a le bonheur de rencontrer cette coquille, on peut esperer en recueillir bon nombre d'excmplaires ; j'ai vu des blocs de calcaire et de phtanite qui en etaient entierement petris. Explication des figures. PI. IV, fig. 27. Excmplairc grossi, vu en dcssus. 28. Valve inferieure , de grandeur naturelle. 29. Valve superieure, de grandeur naturelle, vuc de profil, au trait Localite. J'ai recueilli cette orbicule dans le phtanite, a Tournay, ou elle nc varie pas, tandis que, dans le calcaire meme, elle ofTre beaucoup de varietes sous le rapport de la forme et de la convexite; je considere ces dernieres neanmoins comme appartenant a une meme espece , parce qu'elles se trouvent toujours ensemble. 1 Liscz Orbiculoidca. 96 MELANGES RALEONTOLOGIQUES. JN 71. ORBICULA ' MESOCOELA de Ryckholt, 1847. (PJ. /F,/%.25,26.) 0. Testa tenui, ovali, valde inflatd, fere hemisphcericd , transversim de- pressd, canaliculatd , plicisque subconcentricis , undosis notatd; apice acuto, lateribm declive explanatis. Coquille mince , plus longue que large , fort renflee , presque hemisphe- rique , munie d'une depression qui part du tiers superieur du sommet pour aboutir au cote palleal ; sa surface est marquee de quelques gros plis a peu pres concentriques, qui s'arquent en passant sur la depression; le sommet, termine en pointe, est place au tiers de la largeur; les cote's s'etalent en pente douce ; area limite de chaque cote par un renflement du test. Observations. La forme globuleuse de cette orbicule et la depression transversale sont les principaux caracteres qui la distinguent de ses conge- neres de 1'epoque carbonifere. Explication des figures. PL IV, fig. 28. Exemplaire de grandeur naturelle, vu en dessus. 26. Le mriiir, vu de profil, au trait. Localite. Cette orbicule se rencontre frequemment dans 1'argile carbo- nifere, a Tournay; elle est fort constante dans sa forme. N 72. ORBICULA ' GIBBOSA de Ryckholt, 1847. (PI. IV, fig. 21-24.) 0. Testa transversim ovali, valde convexd, gibbosd; latere cardinali angus- tato, latere palleali dilatato, utroque rotundato; lateribus buccali et anali fere parallelis , rugis crassis concentriceobsitd; apice obtuso; area magnd. Coquille mince, plus large que longue, fort renflee, bossue; les cotes car- dinal et palleal sont arrondis ; le premier est, en outre , un peu retreci , tandis que le second est un peu elargi ; les cotes buccal et anal sont presque droits et paralleles; sa surface est couverte de gros plis tres-saillants ; sommet emousse, place aux 5 / 3 de la largeur entiere dans les exemplaires adultes, et moins excentrique dans les jeunes ; area bien limite et fort marque. 1 Lisez Orbiculoidea. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 97 Observations. Le contour de cctte coquille varie considc'rablement d'a- pres 1'age; j'ai fait figurer un jeune exemplaire qui est presque orbiculaire; les deux figures reproduisent les formes extremes; on la reconnaitra toujours a son aspect gibbeux et a ses gros plis Explication ties fyurei. PI. IV, fig. 21. Excmplaire grossi , vu en dcssus. 22. Le iiit'-mr , ilc grandeur naturellc, vu de profit. 23. Autre exemplaire grossi, vu en dessus. 24. Le iiii'iiir, dc grandeur naturellc , vu dc profil, au trait. Localite. Les exemplaires figures ont ete recueillis par moi dans I'argile carbonifere, a Tournay, ou 1'espece est fort peu commune. N 73. ORBICULA ' OBTUSA de Ryckholt, i847. (PI. V,fy. 1,2.) 0. Testa nigrd, suborbiculari , valde inflatd, latere cardinali fere recto, cce- teris rottindatis, granulis minimis obsitd, ruyisque crassis, irreyularibm concentrice notatd; apice marginali, vix prominulo ; reyione apiciali ro- tundatd; area concavd. Coquille noiratre, un peu plus longue que large, fort renflee; cote cardinal presque droit, les autres arrondis; sa surface est couverte d'une fine granu- lation et marquee en long de gros plis irreguliers ; sommet a peine distinct et place au-dessus du cote cardinal; region apiciale arrondie, presque globu- leuse; area bien I i mile et un peu evide; impressions musculaires grandes. elliptiques et retrecies a 1'une des extremites. Observations. Dc toutes les orbicules que j'ai pu observer, YOrbicula ob- tusa est celle dont le sommet est le plus marginal ; on le reconnaitra encore a sa region apiciale globuleuse. Explication des figures. PI. V , fig. 1. Exemplaire grossi , vu en dessus. 2. Lc mi'-im-, dc grandeur naturcllc, vu dc profit, au trait. Localite. J'ai decouvert cette singuliere orbicule dans I'argile carbonifere a Tournay. 1 Lisez Orbieuloidra. TOME XXIV. 13 98 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. N 74. ORBICULA l TORTUOSA de Ryckholt, 1847. (PL V,fy.5 t i.) 0. Testa crassd, sinuosd, inflatd; granulosd, plicis torulosis, undulatis, con- centrice ornatd; apice fere marginali, acuto, inflexo; area concavd, circum marginatd. Coquille epaisse , sinueuse , ayant la region anale plus renflee que la buc- cale, qui est un peu excavee; sa surface est couverte d'une fine granulation, perceptible settlement a la loupe, et marquee en long de gros plis onduleux et en forme de bourrelets; sommet termine en pointe, recourbe vers le cote buccal , et tres-rapproche du cote cardinal , qui est fort court : area un peu evide et limite par trois bourrelets. Observations. Abstraction faite du contour tortueux, cette coquille dif- fere des especes connues par 1'epaisseur assez remarquable dc son test , par- son sommet presque marginal et par la circonscription de Varea. Explication des figures. PI. V, fig. 5. Excmplaire grossi, vu en dcssus. 4. Le meme, grandeur naturelle, vu de profil, au trait. Localite. J'ai rencontre I'Orbicula tortuosa dans 1'argile carbonifere, a Tournay. N 7S. OIIBICULA ' DUMONTIAXA de Ryckholt , i8SO. (PL V, fig. 5, 6.) 0. Testa tenui, conicd, rugis crassis concentrice obtectd; apice acuto, valde reflexo; area sub apice levi, excavatd, deinde rugosd et cotivexd. Coquille mince, conique , couverte de gros plis peu reguliers, en forme de bourrelets et concentriques , entre lesquels s'interposent d'autres pi is moins marques ; sommet peu excentrique , termine en pointe inflechie ; area mal li- mite, evide et lisse en dessous du sommet sur la moitie de la hauteur, plisse et convexe sur 1'autre moitie. Observations. --La forme regulierement conique et le fades de Yarea de 1 Uses Orbiculnidca. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 99 .die coquillc . nr me pcrmettent pas de la soumettrc a unc comparaison un peu juste. Explication des fiyurei. PI. V, fig. 8. Excinplairc dc grandeur naturelle, vu en dessus. 0. Lc mi'-Mir, au trait, vu dc prolil. Localite. J'ai decouvert V Orbicula Dumontiana dans le calcaire carboni- fere a Vise. Observations. J'ai fait figurer, pi. V, fig. 7-10. deux moules d'orbicules que je ne saurais rapporter avec certitude a aucune des especes deja decrites, afin d'attircr sur eux I'altention des geologues; 1'un (fig. 7, 8) represente unc orbicule dont tons les ornements sont en relief, ainsi que les impressions amsculaires; 1'autre (fig. 9, 10) en reproduit une fort remarquable par un cordon de tubercules qui longe le cote cardinal. Dans le turonien de Tournay, j'ai recueilli une belle orbicule que j'ai en vain cherchee dans ma collection , au moment ou je voulais la decrire. Afin de rendre les impressions ciliaires plus perceptibles dans les figures, que j'en ai donnees, j'ai cru devoir les grossir fortement; a quelques rares exceptions pres, il faut le concours de la loupe et du soleil pour les observer. ESPECES DECRITES. Orbicula Cantrameana dc Ryckh. Cimacensit de Ryckh. 4 arliiniifi-rri, Orbicula nitida Phill. hieroglyphica de Ryckh. Orbicula psammopltora de Ryckh. IJarreusiana de Kon. mesoceela de Ryckh. gibbosa dc Ryckh. lorttiosa de Ryckh. obtusa de Ryckh. Dumontiana de Rvckh. GENRE CARD1NIA Agassiz. Mya Martin; unio Sow.; Tellinites Schlot. ; Thalassites? ; unionites Wiss.; Cardinia Agas. ; Sinemuria Crist. Ires-variable dans sa forme et dans 1'epaisseur de son test, equi- valve, close, rarement baillante; impression pale'ale entiere; impressions 100 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. musculaires au nombre de deux , 1'une anale ovale ou elliptique , 1'autre buc- cale suborbiculaire , un peu echancree du cote des crochets ; ligament interne et externe; charniere composee d'une dent cardinale, d'une fossette et de deux dents laterales , dont 1'une anale sur la valve gauche , 1'autre buccale sur la valve droite. Observations. Les Cardinia se montrent pour la premiere fois dans le 3 e etage paleozoique avec le schiste houiller, se maintiennent, dans les 4 e et i> e etages , pour s'eteindre dans les mers liasiques. J'ignore si le nom de Tha- lassites, en usage en Allemagne pour designer les coquilles de ce genre, est anterieur a celui de Cardinia; dans le doute, j'ai donne la preference au dernier. N 76. CARDIMA UTRATA Goldfuss. UNIO UTRATOS Goldf. , Petrif. Germ., div. 4", p. 180, pi. 131 , fig. 16. CARDINIA UTKATA de Ron., Descript. des animaux foss. , p. 75, pi. 11 , fig. 3. Nous donnons les dimensions exactes prises sur un exemplaire de cette coquille parfaitement conserve. Dimensions. - - Longueur M mill., par rapport a la longueur, largeur -j^; epaisseur -^; longueur du cote anal 42 '/,; angle apicial 133. Localite. M. de Scherpenzeel a decouvert cette cardinie dans le schiste houiller de la province de Liege , et M. 1'ingenieur Toilliez dans celui du cou- chant de Mons ; M. Goldfuss 1'a recueillie en Westphalie. N 77. CARDINIA HULLOSIAMA de Ryckholt, 1847. (PI. VI,fy.iS, 19.) C. Testa subsolidd, subtrigond, convexd, latere buccali brevi, rotundato; latere anali elongato , subangulato, paulaiim angustato, antice obtuso; longitudinaliter sublamellosd, lamellis brevibus, erectis, remotis, striisque interpositis ; umbonibus recurvis. Dimensions. Longueur 24'/ 2 m7/.; par rapport d la longueur, largeur -~-^ epaisseur ^^; longueur du cote anal 20; angle apicial 110. Coquille mediocrement epaisse et renflee , un peu triangulaire ; cote buccal MELANGES PALEOiMOLOGIQUES. 101 court et arrondi; cote anal marque d'unc depression cardinalc peu exprimee, allongee et allant en se retrecissant insensiblernent jusqu'a 1'extremite, qui est emoussee; c6te cardinal arque; cote paleal legerement sinueux: sa surface eat ornee en long de lamelles courtes, dressees et assez espacees; I'intervalh- compris entre les lamelles est couvert de fines stries, lorsque le test est intact: crochets recourbes. Observations. Le Cardinia Hullosiana differe du Cardinia Tellinaria Goldf., par une longueur moindre et une plus grande largeur, etc. Les memes caracteres ne permettent pas de le confondre avcc le Cardinia ovalis Mart. : son epaisseur est aussi moindre que celle dcs deux especes auxquelles nous venons de le comparer. Explication det figures. PI. VI, fig. 18. Exemplaire de grandeur naturclle, vu de profit. 19. Lc mi'iiir .-in trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai recueilli ce Cardinia dans le terrain houiller de la province de Liege ; il y est peu commum. N 78. CARDINIA NUCULARIS de Ryckholt, 1847. (PI. V/,/ty.20,21.) C. Testa tenui, subovali, regione palleali compressd, alibi passim convexd; latere buccali brevi, rotundato, prope apicem emarginato; latere anali subangulato, elongato, ant ice rotundato; latere cardinali arcuato; latere palleali fere recto; longitudinaliter rugosd ; umbonibus recurvis. Dimensions. Longueur 13 mill.; par rapport a la longueur, largeur-^: epaisseur-^ longueur du cote anal il '/ t mill.; angle apicial 105. Coquille mince, comprimec sur la region cardinale, convexe partout ail- leurs; cote buccal court, arrondi et faiblement echancre pres des crochets: cote anal marque d'une depression mal limitee, a peine anguleux, allonge et arrondi en avant; cote cardinal arque; cote paleal presque droit; sa surface renseigne en long des plis d'accroissement, dont un, longeant de pres le labrt 1 . est fortement exprime ^ crochets recourbes. Observations. Si je n'avais etc mis a meme d'observer la charniere (!< 102 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. cette coquille, j'aurais etc tente (Ten faire une nucule; sa surface est couverte de fins grains irregulierement semes ; je n'en ai pas fait mention dans la dia- gnose, parce que je crois que leur presence est accidentelle ; je ne pense pas qu'on puisse la confondre avec aucune des especes connues. , . Explication des figures. PI. VI, fig. 20. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 21. Le meme au trait, vu sur le ligament. Localite. On ne rencontre que tres-rarement cette coquille dans le schiste houiller de la province de Liege. N 79. CARDIMA COLLICULUS de Ryckholt. (Pi. y/,/!j.*,a,3.) C. Testa tenui, elongato-ovali , gracili, utrinque angustatd, valde incequila- terd, convexd, levi; latere buccali brevi, obtuso; latere anali elongato, subacuto; latere cardinali recto,, obliquo; umbonibus exiyuis. Dimensions. Longueur 13 mill.; par rapport a la longueur, largeur ; epaisseur^; cote anal 9 mill.; angle apicial 147. 35 100 Coquille mince, allongee, un peu elliptique, retrecie aux deux extremites, elargie un peu en avant des crochets , mediocrement renflee , tres-inequila- terale; sa surface, presque lisse, ne renseigne que quelques lignes d'accrois- sement; cote buccal court et obtus ; cote anal allonge et se terminant en pointe emoussee; cote cardinal droit et oblique; cote paleal faiblement arrondi: crochets fort petits. Observations. La forme allongee et grele de cette cardinie , ainsi que sa surface lisse, la feront toujours reconnaitre de ses congeneres decrits jusqu'a ce jour. Explication des figures. PL IV, fig. 1. Exemplaire gross!, TU de profil. 2. Le meme , vu sur le ligament. 3. Le meme, de grandeur naturelle, vu de profil. Localite. Le Cardinia colliculus a etc decouvert, ainsi que 1'espece sui- vante , dans le schiste houiller du couchant de Mons , par M. Desire Toilliez , aspirant des mines. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 103 N 80 CAUDIMA TOILMEZIANA dc Ryckholt. (PI. IV, fig. I, 5.) C. Testa ovato-abbreviatd, convexd, utrinque obtusd, incequilaterd, concen- trice ruyosd; latere buccali brevi; latere anali subangulato; latere cardinali recto; latere palleali vix rotundato. Dimensions. Longueur 15 mill.; par rapport a la longueur, largeur ~ ; epaisseur ^; longueur du cote anal 9 '/, mill.; angle apicial 119. Coquille courte, un peu clliptique, mediocrement renflee, obtuse aux deux extremites, inequilaterale; sa surface est couverte de plis concentriques tres- prononces; cote buccal court ; cote anal marque d'une depression anguleusc assez mal exprimee; cote cardinal droit; cote paleal faiblement arrondi. Explication de> figures. PI. VI , fig. 4. Excmplairc dc grandeur naturclle , vu > vvyVv. . 'jl.iH.v3 1 . ;/ ;<)- , C. Testa recta, crassd, oblongd, inflatd, utrinque angustatd et rotundatd, MELANGES PALEONTOLOGIQUES. incequilaterd , concenlrice rugosd ; latere buccali brevi ; latere anali elonyatu. anguloso. Dimensions. Longueur 22 mill.; par rapport a la longueur, largeur : longueur du cote anal 6 '/ tnill.; angle apicial i40. Coquille droite, epaisse, un peu retrecie ct arrondic aux deux extremites . renflee, inequilaterale; sa surface est marquee en long de quelques rides espacees, engendrees par la reunion de deux lignes d'accroissernent tres-rap- prochees; cote buccal court, obliquemcnt coupe du cote cardinal; cote anal allonge, marque d'une depression angulcuse partant du sommet pour aboutir a 1'extremite analc. Observations. Le Cardinia angulata differe du cardinia Scherpenzeelianu par ses proportions, parson cote cardinal non concave, par la forme du cote buccal; du Cardinia tellinaria Goldf., par sa depression plus marquee, par son cote cardinal droit, etc. Explication des figures. PI. VI, fig. 10. Exemplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. 31. Lc mcme, vu sur le ligament. Localite. J'ai recueilli cette cardinie dans le schiste houiller des envi- rons de Vise. N 84. CARDINIA SCIIERPENZEELIANA de Ryckholt. (PI. VI, fig. 12, 13.) C. Testa tenui, oblongd, ulrinque obtusd, inflatd, incequilaterd , concentrice plicato -rugosd; latere buccali brevi, dilatato; latere anali elongato, valdi- anguloso, angustato, antice oblique truncate; latere cardinali concavo. Dimensions. Longueur 27 mill.; par rapport a la longueur, largeur ^; rpaisseur-fifc; longueur du cote anal 12 mill.; angle apicial 128. Coquille mince, plus longue que large, obtuse aux deux extremites. ren- flee, inequilaterale; sa surface est couverte de rides irregulieres et d'inegale epaisseur, entre lesquelleson observe de fines stries; cote' feucca/ court etelargi: cote anal allonge, allant en se retrecissant un peu et marque d'une depres- sion anguleuse tres-prononcee sur laquelle les rides longiludinales satte- TOME XXIV. 4 106 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. nuent; 1'extremite anale est coupee obliquement du cote cardinal; ce dernier est concave. Observations. En decrivant le Cardinia angulata, j'ai etabli les caracteres qui separaient nettement les deux especes ; la forme du cote cardinal suffit a elle seule pour le faire distinguer du Tellinaria Goldf. et Ovalis Mart. ; il differe encore de ce dernier par sa depression anale. Explication des figures. PI. VI, fig. 12. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le merae, vu sur le ligament. Localite. Cette belle cardinie a ete decouverte par M. le sous-ingenieur des mines Scherpenzeel , dans le terrain houiller de la province de Liege. CARDINIA OVALIS Martin. MYA OVALIS Mart., Petrific. Derbiens, pi. 27, fig. 1 , 2. Cette cardinie a ete decrite et figuree par M. le professeur de Koninck : nous nous bornons a en faire connaitre les dimensions. Dimensions. Longueur 42 mill. ; par rapport a la longueur, largeur epaisseur -^ ; longueur du cote anal 33 mill.; angle apicial i49. 100 " CARDINIA TELLINARIA Goldfuss. Cette cardinie se trouvant dans le meme cas que 1'espece precedente , nous en agissons de meme a son egard. Dimensions. Longueur ^28 mill. ; par rapport a la longueur, largeur --, epaisseur ^5; longueur du cote anal 2S mill.; angle apicial 140. N 8S. CARDINIA SALEBROSA de Ryckholt. (PI. VI, fit,. U, 15.) C. Testa solidd, abbreviatd, subrhombo'idali, ventricosd, gibbosd, valde ince- quilaterd; rugis crassis, irregularibus , sulco distinctis concentrice obsitd; latere buccali brevissimo, obtuso; latere anali anlice oblique truncato; laterc ligamenti compresso. MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. 107 Dimensions. Longueur \3mill.; par rapport a la longueur, largeur epaisseur ~^ longueur du cote" anal H mill.; angle apicial 105. 60 . 100 Coquille epaisse, courte, incompletcment rhomboi'de , ventrue, gibbeusc, tres-inequilaterale; sa surface est couverte dc gros plis irreguliers, separes par un sillon; ces plis s'aiTaiblisscnt apres avoir traverse le renflement oblique qui part du sommet et aboutit a I'extremite anale, qui est un peu tronquee vers le cote cardinal; cote du ligament comprime; cote palle'al arrondi ; cote buccal Ires-court. Observations. Je ne connais aucune cardinie qui ait des rapports assez marques avec celle-ci, pour qu'il soil necessairc de mentionner les diffe- rences qui la distinguent. Explication des figures. PI. VI, fig. 14. Exemplairc dc grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le ini'iiir, vu de profit. Localite. Le Cardinia salebrosa a etc rencontre par moi dans le schiste houiller du bassin de Gharleroi. N 86. CARDIMA MACILENTA de Ryckholt. (PL V7, fa. 16,17.) C. Testd tenui, oblongd, gibbosd, compressd, incequilaterd, transversim coarc- tatd, levi; latere buccali brevi, angustato, obliquo; latere anali dilatato, antice obtuso; latere palleali sinuoso. Dimensions. Longueur 10 mill. ; par rapport a la longueur, largeur -ffa ; tpai&seur ^; longueur du cote anal 8 mi'//.; angle apicial 125. Coquille mince , plus longuc que large , retrecie en arriere, elargie en avant , comprimee, gibbeuse, inequilaterale et marquee, a partir des crochets, d'une faible depression transverse; sa surface, presque lisse, renseigne quelques fines lignes d'accroissement, qui sont plus prononcees sur la region anale; cote buccal court; extremite anale arrondie; cote palleal sinueux. Observations. La compression transversale et son peu d'epaisseur distin- guent ni mini i ii ini I le Cardinia macilenta de ses congeneres, avec lesquels il 108 MELANGES PALEOISTOLOGIQUES. a quelques rapports de forme; ces caracteres le feront toujours reconnaitre. Explication des figures. PI. VI, fig. 16. Exemplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. i7. Le meme, vu sur le ligament. Localite. J'ai rencontre cette coquille dans le schiste houiller des envi- rons de Vise. N 87. CARDINIA COPIDES de Ryckholt. (PL VI. fig. 22, 23.) SOLEN COPIDES de Ryckholt, 1847. C. Testa elonyato-ovali , medio oblique inflatd, lateraliter paulatlm acclivi. sulcis profundis , sinuosis, incequiremotis concentrice exaratd; latere buc- cali brevi, oblique rotundalo; latere anali elonyato, paululum anyustato et obtuso ; lateribus cardinali el palleali fere reclis. Dimensions. Longueur 75 mill.; par rapport a la longueur, laryeur -^: epaisseur ^; longueur du cote anal 59 mill. Coquille allongee, un peu elliptique, renflee diagonalement^ des crochets a I'extremite anale et diminuant inscnsiblement d'epaisseur de chaque cote de ce renflement ; sa surface est marquee de sillons concentriques, profonds. inegalement espaces, un peu sinueux; cote buccal court et obliquement ar- rondi ; cote anal allonge , legerement retreci et emousse a son extremite ; cotes palleal et cardinal presque droits. Observations. Le Cardinia copides se distingue du C. concinna Sow. apud Zieten, die f^erstein. tf^urtemb., pi. 60, fig. 2. 5, par unc longueur plus grande et une moindre largeur. par la place qu'occupent les crochets, etc. Explication des figures. PI. VI, fig. 22. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 23. Le meme , au trait, vu sur les crochets. Localite. Cette cardinic se rencontre frequcmment dans le lias inferieur du Luxembourg; elle y est accompagnee de plusieurs autres especes. MELANGES PALEONTOLOG1QUES. 109 ESPECES DENONMEES. MrhUIr in. iiill. < Cardinia utrata Goldf. Scherpen-.eeliana de Ryckh. Cardinia angulata dc Ryckh. llulloziana dc Ryclik. , . , Tellinaria Goldf. nuailaru dc Ryckh. salebrosa de Rvckh. colliculus dc Ryckh. _ .... , . , macilenla dc Ryckh. Toillieztana de Ryckh. hiam de Ryckh. uncinata de Ryckh. -i-i- de Luxembourg. Cardinia copide.t de Ryckh. CLAVAGELlfD^; D'ORBIGWY. GENRE CLAVAGELLA Lamarck. . Coquille, dont une valve est enchassee et fixee a la paroi du long tube cal- caire, et 1'autre est libre en dedans de ce tube; impressions musculaires au nombre de deux, 1'une anale, grande, presque transversale , irreguliereraent ovale; 1'autre buccale, presque orbiculaire; impressions palleales etroites for- mant un angle aigu; tube tres-long, retreci du cote anal et elargi du cote Imiv.'il . ou il est generalement termine par quelques ouvertures tubiferes. Observations. D'apres nos connaissances actuclles, ces animaux se soul m i >n I n- pour la premiere fois dans les mers senoniennes; cependant je con- nais deux especes turoniennes , dont une de Vise et 1'autre de Tournay : dans les mers tertiaires , leur developpement specifique est superieur a celui qu'ils acquierent dans les mers de nos jours. N 88. CLAVAGELLA CORONATA Deshayes. CI.AVAGEI.LA COFONATA Deshoyes , Descrip. des coquilles , etc. , vol. i , p. 8, pi. 3, lig. 9-10. Sow., Conchol. mineral, p. 497, pi. 480, fig. 1,2,3. C. f^alvd externd subovali, subcequilaterd , convexd, vtrinque rolundatd. lonyitudinaliter rugosd; latere buccali breviore oblique anyustalo: laterr HO MELANGES PALEONTOLOGIQUES. anali dilatato, suturd crasse limbatd; latere palleali sinuoso ; tubo antice conico-attenuato , postice coarctato, circum tubulis ornato. Coquille , valve soudee un peu elliptique , presque equilaterale , renflee , ar- rondie aux deux extremites ; sa surface accuse quelques plis longitudinaux ; cole buccal un peu plus court et allant en se retrecissant ; cote anal elargi en avant et limite par un bourrelet qui cache la soudure; cote palleal sinueux; tube conique, irregulierement plisse en travers, comprime en arriere et pourvu de huit fortes tubulures ; disque petit , divise par un sillon place a peu pres dans le meme plan vertical que le cote cardinal ; ouverture circu- laire. Observations. J'ai soigneusement compare ma coquille avec toutes les especes fossiles decrites, et je suis certain de ne pas m'etre trompe en la rap- portant a celle de M. Deshayes, quoiqu'il existe entre elles quelques diffe- rences, surtout dans la forme de la valve soudee 5 mais les differences sont moindres que celles que Ton observe sur divers exemplaires du Clavagella aperta Sow.vivant actuellement dans la Mediterranee; les deux valves ne sont pas identiques ; la valve libre me parait la plus longue. Localite. J'ai rencontre cette clavagelle dans le gres tertiaire du Brabant ; elle y est a 1'etat de moule; elle a etc recueillie aux environs de Paris, par M. Deshayes; en Angleterre, par M. Sowerby et a Bordeaux, par M. Gra- teloup. IN 89. CLAVAGELLA TIBIALIS Lamarck. FISTULANA TIBIALIS Laink., Annal. de Mus., t. XII, pi. -43, fig. 8, et t. VII, p. 428. CLAVAGELLA TIBIALIS Laiuk., apud Deshayes, loco supra memor., p. 11 , pi. 11 , 6-10. Lamk., apud Blainville, Manuel, p. 575, pi. 18, fig. 1. C. Palvd externd oblongd , convexiusculd , incequilaterd, utrinque rotundatd longitudinaliter rugosd; latere buccali breviore dilatato; latere anali angus- tato; latere palleali rotundato; tubo elliptico, postice mutico. Dimensions. Longueur de la valve soudee 28 mill.; par rapport a la lon- gueur, largeur ; cote anal \ i mill. Coquille, valve soudee, oblongue, peu convexe, inequilaterale . arrondie MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Ml aux deux extremites; sa surface est couverle en long de plis un peu irrcgii- liers; c6te buccal plus court et elargi; cote anal retreci a son exlremite; cole palleal arrondi ; tube comprime, a section elliptique, depourvu en arrierede tubulures. Observations. La valve libre de cette clavagelle est plus longue que la valve soudee. Localite. Le Clavagella tibialis se rencontre a 1'etat de moule dans le ineme terrain que 1'espece precedent*. Observations. La conservation des exemplaires des deux clavagelles tu- roniennes que j'ai recueillis dans le pays, laissant quclque peu a desirer, jo crois devoir en ajourner la description . qui ne pourrait etre complete. ESPECES DECRITES. |iai i-l.-n Clavagella coronala Deshayes. | Clavagella tibialis Lamarck. PHOLADIDM D' GENRE TEREDO Linne. FISTVLANA Spec, et SEPTARIA Larok. Coquille composee de deux valves egales , dont 1'ensemble est comprime et circulaire ; chacune d'elles est fortement echancree en dessus et en dessous . et n'est que rudimentaire par rapport au developpcment de 1'animal; elles ont en dedans un tres-long cuilleron qui part de la cavite sous-apicialc ; les tarets se Torment un tube testace souvent trcs-long, plus ou moins contourne. terminc en avant par des ouvertures courtes correspondant aux siphons; en arriere le tube n'est pas toujours ferme, la coquille en occupant toujours I'entree; c'est chez les adultes seulcment que cette partic est close par la con- I in ii 1 1 1- des parois du tube; les animaux sont pourvus de deux palettes oper- 112 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. culiformes (d'Orbigny) ; une seulc impression musculaire faiblement distincte, I'autre probable, par analogic (Rang). Observations. Les animaux de ce genre paraissent s'etre montres pour la premiere fois dans les mers jurassiques; des lors, ils croissent specifique- ment en nombre de bas en haut pour atteindre leur plus grand developpe- ment dans les mers actuelles. En Belgique , je connais une espece senonienne , Teredo mosensis de Ryckh., du plateau de S l -Pierre (mes exemplaires sont trop imparfaits pour pouvoir les decrire en ce moment), et trois especes ter- tiaires , dont 1'une , Teredo Bwrtini, a etc seulement mentionnee par 1'auteur de 1st Description descoquilles etpolypiers des terrains tertiaires de la Belgique. Comme ces fossiles sont tres-repandus dans le pays , rien n'est plus facile que d'en etudier une longue suite d'exemplaires; au premier aspect, on est tente de croire que ces debris appartiennent a un grand nombre d'especes distinctes ; cependant, apres un examen attentif, on revient de sa premiere im- pression , et clles peuvent , a mon avis , etre reduites a trois : La premiere, Teredo Burtini Deshayes, qui est la plus commune et en meme temps celle dont les tubes sont le plus developpes, se presente : 1 d'abord a 1'etat de moule; 2 pourvue de la couche interne du test; 3 munie de la couche externe du test; ce dernier reproduit assez exactement la structure intime du bois dans lequel 1'animal s'est loge. La deuxieme, a 1'etat de moule, a le tube articule comme une tige de cri- noide et est ornee d'anneaux transverses, lorsque le test en est conserve; elle a etc figuree pi. 29 de YOryctographie deBruxelles, par M. le docteur de Bur- tin 5 nous lui donnons le nom de Divisa; de ces deux especes , je connais les palmules. La troisieme, figuree pi. 26 de 1'ouvrage precite , devient pour nous le Te- redo frugicola , parce que nous ne 1'avons rencontree que dans de gros fruits ligneux; elle est reconnaissable a ses tubes greles; je n'en connais pas les pal- mules ; elle reste done douteuse; c'est celle qui se rapproche le plus du Teredo navalis Linn. Les valves se trouvant renfermees dans 1'epaisseur du bois petrifie. il de- vient presque impossible de les en extraire ; en outre , le developpement in- dividuel des tubes pour la meme espece me paraissant , jusqu'a un certain point, subordonne a 1'etendue libre de 1'habitat de 1'animal, il ne nous reste en quelque sorte, pour etablir les distinctions specifiques, que les palmules que Ton a la chance de rencontrer en brisant un certain nombre d'exem- plaires. MELANGES PALEOJNTOLOGIQIES. \\7> Je pense qu'un zoologue, en eludianl le mode si souvent bizarre d'agrega- tion de nos grandes especes, y trouvcrait la solution de rimporfante question de la reproduction chez les tarcts. i.nlin. je crois aussi que les tarets, plus quo tout autre mollusque. pre- sentent a 1'observateur attenlif des cas intcressants de teratologic. N 90. TEREDO BIRTIM Deshayes (PI. V, fa. H.12.) T. Tubo cylindraceo plus minusve tortitoso; palmulis, cucullis conicis, axe solido utnnque exstunte insert is, instruclis. Dimensions. Longueur 4 d 500 mill.; diamelre \S mill. Tube cylindrique plus ou moins tortueux; palmulcs formees de 10 a 12 petits cornets empiles, traverses par un axe solide et ayantdeux faces, Tune plane triangulairc, equilaterale, 1'autrc convexe; ouverture du cornet limilrc. d'une part, par une lignc droite; de 1'autre par une ligne sinucuse, syme- triquc par rapport a 1'axe; ce dernier, dans ses parties visibles, parait unifor- mement cylindrique; sa cassure, pres de chaque insertion, montre qu'il y subit un fort dpaississement, qui parait forme par enroulement, car. vu en dessus, il montre distinctcment une ligne spirale. L'axe depasse rempilement d'un cote de 3 mill.; mes exemplaires etant inutiles, j'ignore s'il en est de ineme du cote oppose. Les palmules du Teredo Burtini different de celles decrites et figurees par M. le comte de Miinster, Beitrage zur Pelrefacten Kunde, 6 e liv., p. 94, pi. 4. fig. 13 a-c, par une taille bien superieure, par la sintiosite des bords de 1'ou- verture des cornets, etc. Explication de* figures. PI. V, fig. H. Palmulc de grandeur nalurullc, vuc en face. 12. Coupe prise sur I'axe, a 1'insortion, vue en-dessus. Localite. Ce taret se rencontre abondamment dans le gres tertiaire du Brabant. N 91. TEREDO DIVISA de Ryckholt. (PL V, fig. 13.) T. Tubo cylindraceo, plus minitsve tortuoso, annulis obtusis , sulco distinctis . TOME XXIV. 15 114 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. cincto; nudeo trochitiformi; palmulis ancjustis, ovatis, convexiusculis . utrinque dentibus, validis, oppositis, instructis, axe solido. Dimensions. Longueur du tube 190 200 mill.; diametre 8 d 10 mill. Tube cylindrique plus ou moins tortueux, orne en travers d'anneaux emousses , separes par un si lion ; les moules paraissent articules comme des tiges d'encrine; palmules etroites, ovales, composees d'un axe solide, con- vexes sur les deux faces , munies de chaque cote de fortes dents emoussees et lateralement opposees ; ces saillies forment deux a deux les extremites supe- rieures d'une suite de cupules ou godets incomplets, superposes et allant en diminuant de largeur. Explication des figures. PI. V, fig. 15. Palmulc dc grandeur naturellc, vuc en face. Localite. J ai rencontre le Teredo divisa dans les memes localites que 1 espece precedente, a laquelle il est rarement associe dans la meme piece de bois. Observations. Les deux tarets que je viens de decrire creusent leurs ga- leries habituellement dans le sens des fibres du bois ou verticalement; .ce- pendant, lorsqu'ils rencontrent un obstacle, ils forment un coude pour repren- dre ensuite leur premiere direction; le Teredo Mosensis , au contraire, parait preferer miner dans le sens oppose ou horizontal; sa marche, lorsqu'il en est autrement, devient fort tortueuse et genee, cette difference dans le mode de perforation tient, ce me semble. a 1'essence du bois dans lequel chacun d'eux s'est abrite. GENRE PHOLAS Linne. XYLOPHAGA Turton; JOUANNETIA Desmoufins. Coquille globuleuse ou allongee, equivalve. tres-baillante en avant et en arriere, pour le passage du pied et du tube. Impression palleale pourvue d'un profond sinus anal; impressions musculaires, au nombre de deux a chaque valve, 1'une anale, placee au bord du cote du ligament, et 1'autre aux crochets sur une lame particuliere qui les recouvre ; ligament nul ou rudimentaire, point de charniere articulee; les valves sont seulement en con- tact 1'une centre I'autre : en dedans des valves est une forte dent en cuilleron . MELANGES PALKONTOLOG1QUES. US i part des cavites sous-apicialcs: dcs pieces accessoires sur les charmeres ou en avant (d'Orbigny). Observations. -- D'apres nos connaissanccs actuelles, les aninmux de ee genre appuraisscnt pour la premiere fois dans le forest-marble ' du Calvados et ensuitc dans le kimmeridicn * d'Anglelerre et de France; MM. Sowerby, Phillips et d'Orbigny en rnontionnent chacun une espece dans le neoco- inien 5 de leur patrie; une autrc a etc rccueillie dans le gault', par M. d'Or- bigny; nous en avons rencontre quclques-unes dans le turonien et le seno- nien du psiys; en sorte que ce genre comptcra a 1'avenir des representants dans tous les etages cretaces; specifiquenient plus nombreux dans les terrains tertiaires, ces animaux atteignent, dans les mers actuelles. le maximum de devdoppemcnt. N 92. PllOLAS SUPBACRETACEA de ii \ cklloi I . 1847. (PI. V, fig. 14-16.) P. Testa globosd, inceqiiilaterd , rugosd, sulco prof undo longitudinaliter et transversim notatd; umbonibus valde recurvis. Dimensions. Longueur iO { mill.; par rapport a la longueur, largeur-^: epaisseur -^ ; longueur du cote anal 9 mill. Coquille globuleuse, inequilaterale, marquee de deux profonds sillons legercmcnt sinueux et perpendiculaires entre eux, dont Fun, longitudinal , est tangent aux crochets et 1'autre, transversal, passe au-dessus sans les entamer ; ces sillons indiquent la forme et la place des ecussons; sa surface renseigne quelqucs gros plis inegaux ; Ton observe sur la region palleale un espace a peu pres lisse, I i mile par le sillon transverse et par un gros plis longitudinal: cote buccal tres-court ; crochets recourbes. Photos cratia. Deslongchamps, Mcmoire fur lei coquilles fostiles lithophagcs des terrains secondairet du Calvados, p. 0, pi. 9, fig. 1, 8. 1 Photos compresaa Sowcrby, Conchyl. mineral., tic., p. 628, pi. 603; ccttc coquille a ele decouvertp dans le memo ctagedu Pas-dc-Calais, par M. Bouchard-Chantcrcau. s Photos prison Sowcrby, loco cit., p. 602, pi. 881. comtricta Phillips, Ceo/, of York, etc., i" partie, pi. 2, fig. 17. coniucliana d'Orbigny, Paleont. franr., Terr, crel., t. Ill, p. 303, pi. 549, fig. 1-4. tubcylindrico d'Orbigny, loco cit., p. 306, pi. 349, fig. 5-8. H6 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Observations. Je ne connais que le moule de cette coquille, dont le test se detache lorsqu'on vent la retirer de sa gangue ; les valves ayant generale- inent eprouve un leger glissement, je n'ai pu en observer le baillement. Explication des figures. PI. V, fig. 14. Excmplairc grossi au double de la grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le meme, vu sur le cote cardinal. 16. Le meme, vu sur le cote pallcal. . Localite. Cette coquille , speciale aux couches superieures du terrain se- nonien superieur se rencontre assez communement dans le silex, a Ciply. N 93. PHOLAS NYSTIAISA de Ryckholt . 1847. (PI. V, fig. 17, 18.) P. Testa subtrigond, cuneiformi, longitudinaliter plicis lamellosis et flexuo- sis obsitd, transversim oblique bisulcatd ; latere buccali brevissimo, ro- tundato; latere anali elongato, rostrato; umbonibus compressis et pro- ductis. Dimensions. Longueur 88 mill.; par rapport a la longueur , largeur -^ -. epaisseur -^; longueur du cote anal 57 mill.; angle apicial H0. Coquille un peu triangulaire et cuneiforme; sa surface est couverte en long de plis lamelleux, qui se contournent sur la region buccale et s'attenuent en avant sur la region anale ; deux profonds sillons partant des crochets vont diviser en deux parties a peu pres egales, Fun le cote palleal, 1'autre le cote buccal; ce dernier est court, arrondi, et va en se retrecissant , tandis que le cote anal est allonge et se termine en pointe fortement emoussee; regions buccale et palleale fort baillantes ; crochets comprimes et fort developpes. Observations. Le fades de celte pholade rappelle un peu celui de cer- taines coquilles du meme genre qui vivent actuellement dans nos mers; elle en est cependant distincte , ainsi que de ses congeneres cretaces , par des ca- racteres trop tranches , pour qu'il soil necessaire de les faire ressortir. Explication des figures. PI. V, fig. 18. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 17. Le meme, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert le Pholas Nystiana dans le turonien superieur dc Tournav. MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. \\1 N 94. PIIOLAS KICKXIANA do Ryckholt. On rencontre, dans le turonicn infcricur dc Tournay, le moule d'une pho- lade qui differe de celui du P. supracretacea , par des crochets comparative- incut pins grelcs et par les impressions qui paraissent accuser un ecusson plus lanceole; j'attendrai, pour le decrire, que j'aie pu me procurer un certain nombre d'excmplaires. ESPECES DENOMMEES. I II roil ("II III-- I'holtu Kickxiana de Ryckb. Xystiana dc Ryckb. lenonlenne. Photos mpracrelacea de Ryckh. GENRE F1STULANA Bruguieres. GASTROCH^ENA Spongier. Cpquille oblongue ou cuneiforme , equivalve , tres-baillante sur la region palleale; cette ouverture, elargie du cote buccal,est oblique; ligament allonge, exterieur; cette coquille perforante, comme certains Lithodomus, se forme, soil dans la pierre, soil dans les coraux,un fourreau tubuleux calcaire. qiri tapisse les. parois du trou et se prolonge souvent en dehors: il parait aussi se rencontrcr libre dans le sable (d'Orbigny). Obsftrvatio-ns. - - Les fistulanes se montrent pour la premiere fois dans les terrains cretaces; elles croissent specialement de bas en haul pour acquerir. dans les mers actuelles, leur plus grand developpement ; je crois que le nom de Gastrochtena est anterieur a celui de Fistulana; il devra lui etre prefere. N 95. FISTULANA ' AMPHISBAENA Goldfuss. (PI. V, fy. 19-22.) SPECIES or TEREDO Mantell., Geol. of Sussex, p. 207, pi. 18, fig. 25. SERPULA AMPHISBAENA Goldf., Petref. Germ., p. 239, pi. 70, fig. 16, a, b. CERAMBYCITES Ceinitz, Charakt. der Schicht und Pet., p. 13, pi. 3-6. 1 Liscz Giiftrochaena. 118 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. FISTULANA AMPHILBAENA GeinJtz, Die Verst von Kiesl., pi. 4, fig. H-14. SEKPULA AMPHISBAENA Goldf. apud Reuss., Die verst. der Bohm. Kreide Formation, i" part., p. 19, pi. 5, fig. 19-29. Observations. On voit, par la synonymie, qu'il regne beaucoup d'incerti- tude sur la place generique que ce fossile doit occu per; M.Mantell le considere comme le tube d'un taret, tandis que M. Goldfuss le decrit comme etant une serpule : M. le D r Geinitz ayant rencontre des fragments de bois fossile mines pardesgaleries,attribue avecdoute ces dernieres a 1'oeuvre de la larve de quel- que capricorne; cette opinion fut modifiee par lui peu de temps apres, et il en fit une fistulane; M. le D r Reuss, plus tard, se rangea de 1'avis de M. le profes- seur Goldfuss: je regrette de ne pouvoir, a mon tour, admettre la maniere de voir de ces hautes autorites , parce que les serpules sont adherentes par une partie plus ou moins grande de leur surface aux corps sous-marins et nullement perforantes, comme I'animal de notre coquille. Nous restons done encore en presence de 1'opinion de M. Mantell et de celle emise par M. Geinitz; c'est a la derniere que nous donnons la preference, parce qu'il nous est arrive, en brisant les tubes siliceux a coups de marteau, de rencontrer dans Finterieur une co- quille bivalve et quelquefois une valve seule , qui sufflt pour lever tout doute. Cependant la coquille que j'ai sous les yeux et que reproduit la figure que je donne, etant, par suite de la fossilisation, chassee dans le tube et adhercnte a ses parois , je ne puis la voir que sur la region buccale ; ma diagnose toute- fois ne reste pas loin du vrai , parce que , j'en ai vu un certain nombre de monies mutiles qui m'ont permis de reconnaitre les principaux caracteres. F. Testa subtriangulari , cuneiformi, inflata, valde incequilaterd ; latere buc- cali brevi, rotundato; latere anali elongato, angustato; tubo subrecto, vel tortuoso, primiim cylindraceo, deinde conico, attenuate, annulis carinatis incequiremotis , fere parallelis cincto. Coquille presque triangulaire , renflee , tres-inequilaterale ; cote buccal tres- court, arrondi; cote anal allonge et allant en se retrecissant; tube droit ou tortueux, cylindrique a la longueur de plus de 20 centimetres et s'attenuant ensuite en cone fort grele; sa surface est ornee en travers d'anneaux carenes, inegalement marques et espaces presque paralleles entre eux. Observations. -- Je connais des tubes qui ont une longueur dc 20 centi- metres sans perdre sensiblement de leur forme cylindrique ; le test en est parfois assez epais, contrairement a ce qui se passe dans la nature vivante; MELANGES PALEONTOLOGIQUES. i!9 celle forte cpaisscur ct cctte grandc longueur seraienl-elles cles arguments a opposer a nia maniere do voir? Je ne le pense pas. car Ton nc voit pas non plus, de nos jours, rien de semblable panni les serpules ct les tarets; je pos- sede mi I ii he ill ml I'oiiverturc est divisee dans toutc sa longueur par urn: lame. Explication tbi figure*. PI. V, fig. i9. Extrcmite infcirieurc '. 20. Extrcmite superieure. -I. Mi 11 ilr siliccux il'n nr valve trouvee dans un petit tube. --. Section transvcrsalc du tube, inontrant deux valves refoulcos. Localite. - - J ai rencontre ces tubes dans la inarne du terrain turonien superieur de Tournay et de Gussignies, dans le terrain senonien du plateau de S'-Pierrc; dans les deux premieres localites , ils sont libres ; dans I'autre, ils sont tous dans des fragments de bois; ils existent encore dans la marric du mcmc age, en Angleterre, en Saxe et en Boheme. N 96. FISTULANA * ROYANENSIS d'Orbigny. FISTULAJU KOY.VME.NSIS d'Orbigny, Pal. franf., ter. crt!t., t. Ill, p. 595, pi. 575, lig. 9-12. Dans les spongiaires du terrain senonien superieur de Ciply , on rencon- tre une iislulane parfaitement conservee; comme il est impossible de Ten reti- rer sans la briser, j'en ai pris le moule , qui m'a fourni un contour identique a celui de I'espece citee a la synonymic. N 97. FISTULANA * ESSENSIS de Ryckholt. Dans les spongiaires cenomanicns d'Esscn, en \\estphalie, j'ai recueilli une Iislulane; los meines considerations que pour I'espece precedente , m'ont en- gage a en prendre le moule, qui m'a donne un contour buccal plus sinueux que dans les especcs decrites; son tube elliptique va en s'elargissant; une lame le partage, dans toute sa longueur, en deux parties egales: la coquille est baillante sur les " de la longueur du cote pallcal. N 98. FISTULANA * TORNACENSIS de Ryckholt. (Pi. V,fy.K,U.) F. Tesld oblongd, trigond, lateribus rotundatis, convexd, levigatd; latere buc- cali dilatato, obtuso; latere anali angmtato; latere palleali raldi* hiante. ' Ccttc partic a ete rcncontren par moi deux ans aprcs la redaction dc ce travail. " Lines 120 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. Dimensions. Longueur 7 mill.; par rapport a la longueur, largeur epaisseur -^5; angle apicial 106. so . 100 i Coquille oblongue, triangulaire ayantses cotes arrondis, tres-inequilaterale, convexe , couverte de fines lignes d'accroissement , elargie et obtuse du cote buccal, retrecie du cote anal, baillante sur la moitie de la longueur du cote palleal. Observations. Le Fistulana Tornacensis differe de ses congeneres cre- taces par sa forme, qui reproduit assez exactement un triangle spherique. Explication des figures. PI. V, fig. 25. Exemplaire de grandeur naturclle, vu de profil. 20. Le meme an trait , vu sur lc cote palleal. Localite. Cette fistulane a etc rencontree par moi dans les polypiers du turonien de Tournay. Observations. Les nombreuses fistulanes que Ton rencontre a Tournay dans les pierres tendres, faisant partie des conglomerate de 1'age du turonien inferieur, melees a des pholades et a des lithodomes, sont indeterminables; ce sont en general des moules plus ou moins pyriformes de la cavite creusee par 1'animal sur lesquels on apercoit quelques impressions peu saisissables. ESPECES DENOMMEES. Turonlennes. Fistulana Essensis de Ryckh. Tornacensis de Ryckh. Fistulana amphisbana de Goldf. Senonlenne. Fistulana Royanensis d'Orb. SERPVLIDM BE RYCKHOLT. GENRE DITRUPA Berkeley. ENTALIUM de France ; PYRGOPOLON MONTFORT ; DENTAL, et SEUPUL. , spec. auct. ; BROCHUS Brown ; PHARETRIUM Koenig. Coquille libre , conique , arquee ou droite , ouverte aux deux extremites. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 121 Observations. Co genre, crce par M. Berkeley, a pour types le Serpula libera de M. Sars ', et le Dentalium subulatum * Dcsh. Les animaux de ce genre different des serpules , moins par leur organisation que par leur ina- niere d'etre; car, tandis quc les premiers vivent libres, les autrcs sont fixes par leur coquillc aux corps sous-marins. Les auteurs ont confondu les Di- trupa avec les dentales et les serpules ; ils different des dentales par leur de- veloppement en general pen regulier, et presquc toujours par le retrecisse- inent de la bouche, et des serpules par leur double ouverture et par le iii.i in | ur de traces d'adherence. Le genre Pyryopolon, cree par M. deMontfort, pour le Pyryopolon Mosa; ou Entaiium ruyosum Defr., est fonde sur ce caractere particulier, qu'un tube grele, libre, est immerge dans le grand, qu'il depasse au sommet; ce caractere est propre aux exemplaires du plateau de S'-Pierre et de la Sca- nie; a Ciply. ou ces tubes sont extremement communs, ils ne presentent que des cas beaucoup plus rares de cette conformation; il faut, ce me semble, en conclure qu'elle est due a des circonstances particuliercs de fossi- lisation , qui ont detache la premiere couche du tube principal. II est a observer que les especes cretacees ont generalement le test beau- coup plus epais que celles qui vivent dans les mers actuelles ; aussi il se pour- rait que le genre Pyryopolon dut etre maintenu. Les animaux de ce genre se montrent d'abord dans le 2 me et le 3 me etage paleozoi'que; on les connait encore dans les terrains jurassiques, cretaces et tertiaires et dans les mers actuelles. Les especes suivantes, mentionnees coinmc dentales ou comme serpules, me paraissent devoir faire partie de ce genre : Dentalium clava Lamk; Pyryopolon Mosa; Mont.; Entaiium Mosce Defran.; Dentalites cingulatus Schlot. ; Dentalium Browni Hiz. ; crassum Desh. ; radicula Lamk.; tricostatum Goldf. ; sexcarinatum Goldf. ; corneum Linn.; incrassatum Sowerby; strangulatum Desh.; defbrme Lamk.; Serpula sep- temsulcata Reich.; sexsulcala Miinst. et sulcataria d'Archiac, qui devien- nent, pour moi, Ditrupa clava, Mosce, cinyulata, Browni, crassa, radi- cula, tricostata, sexcarinata, cornea, incrassata, stranyulata, deformis, ' Zool.journ., t. V, p. 32, pi. 12, fig. 35, ct Ratlike, lieitrage zitr fauna Norwegetu, ACTA ACAD. NAT. CUR., t. XX, p. 228. * Mem. de la Soc. d'hiit. not. de Paris, t. II, p. 373, pi. 16, fig. 29, ct Monng. du genre Dentate du mi MI MM i< u \ Geinitz, Charac. der Schicht., p. 66, pi. 22 , fig. 6. SULCATARIA d'Archiac, Rapport sur les fossiles, etc., p. 30, pi. i4, fig. 11, a. D. Testa solidd, conicd,plm miniisve recurvd, costis septem crassis, obtusis, sulco distinctis, prope peristoma, geminatlm subconfluentibus, et striis transversis undulatis ornatd; peristotnate spissato; aperturd orbiculari; a in/ n In apiciali vario. Coquille epaisse, conique, plus ou moins recourbee, un peu tordue, for- mee d'un angle tres-variable , rarement regulier; sa surface est ornee en long de sept grosses cotes emoussees, separees par un sillon et tendant a se reu- nir deux a deux pres du peristome, et en travers de stries onduleuses qui fii I, -i i HI-MI parfois la crete des cotes; peristome pourvu d'un epaississement en forme de bourrelet : bouche circulaire. Observations. - - Le Serpula septemsulcata Geinitz ne me parait pas sufli- samment differer du Ditntpa deformis pour pouvoir en etre specifiquement separe; quant au sulcataria de M. d'Archiac, il est positivement le ineme; seulement 1'exemplaire figure parail avoir les cotes ou usees ou moins sail- lantes que ceux que j'ai sous les yeux. I. in-ill it--. -- Ce Ditrupa caracterise partout le turonien inferieur et moyen: 124 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. en Bclgique , je 1'ai rencontre a Tournay et a Autreppe ; en France , il a etc rccucilli au Mans et a Sassegnics; M. Geinitz le cite en Saxe. N i(M. DITRUPA CIPLYANA de Ryckholt , 1850. (PL V/,fg.90.) D. Testa crassd, corned, fere recta, longiludinaliter costis apicialibus contortis septem juniore kaneUosis, adultd spissis , rotundatis et transversim, striis arcuatis et annulis rugosis ornatd ; peristomate hand incrassato, aperturd orbiculari; angulo apiciali S-6. Coquille epaisse , conique , presque droitc , formee d'un angle regulier de 5 a 6 degres; sa surface renseigne sept cotes longitudinales contournees, fort developpees , qui , de lamelleuses qu'elles sont d'abord , s'epaississent et s'arrondissent ensuite pour disparailre vers le dernier tiers de la longueur du tube; entre les cotes se montrent en travers des stries arquees qui se rencontrent deux a deux dans les intervalles un peu concaves qui les sepa- rent et en entament la crete. Leur concavite cst tournee vers la bouche 5 a parlir du point ou les cotes s'arretent, le tube prend et conserve la forme cylindrique et se couvre d'anncaux rides et irreguliers ; peristome depourvu de bourrelet; bouche orbiculaire. Observations. - - La forme des cotes , et surtout le manque de bourrelet au peristome, m'ont engage a considerer cetle coquille comme espece distincte. Explication des figures. PL VI, fig. 26. Exemplairc dc grandeur naturelle, vu de profil. Localite. J'ai decouvert ce Ditrupa dans le terrain senonien superieur de Ciply. Observations. Les especes tertiaires du pays ont etc decrites; seulement les Ditrupa incrassata Sow., strangulata Lamk. et cornea Linn., sont consi- deres par M. Deshayes comme ne formant qu'une seule et meme espece. N 102. DITRUPA DEVONICA de Ryckholt, 1850. (PI. VI,fy.U.) D. Testa solidd , conicd , irregulari, transversim rugosd; aperturd orbiculari; angulo apiciali 9. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. i25 Coquilie epaisse, pcu allongee, coniquc, pourvue dc chaquc cote d'uno ouvcrlure orbiculaire ; sa surface cst accidentee et renseignc dc Cns plis d'ac- croisscmcnt tres-irreguliers; angle apicial 9. Observations. L'accroissement peu regulier de cette coquillc ne permel pas d'en faire une dentale; la double ouverture dont elle est pourvue ne permet pas non plus d'en faire une serpule; c'est le Ditrupa le plus ancien que je connaissc. Explication des fguret. PI. VI, %. 24. Excmplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. Localite. - - J'ai recueilli ce Ditrupa a la surface des terres labourees a Priim , avec une foule d'autrcs coquilles devoniennes. N 103. DITRUPA CARBOMFERA de Ryckholt, 1850. (PI. VI,fg.V&.) D. Testa tenuissimd, cylindraced, plicis irregularibus , carinatis, continuis. interruptis vel confluentibus longitudinaliter ornatd; aperturd suborbicu- lari, obliqud, marginatd. Coquille tres-mince, cylindrique, ornee en long de plis peu reguliers. carenes, continus, interrompus ou se reunissant, en dessous du peristorae. deux a deux par un arc de cercle; bouche presque orbiculaire , oblique, en- touree d'un bourrelet. Observations. Plutot que de mettre ce fossile au rang des corps de classe incertaine, j'ai prefere, afin d'attirer sur lui I'attcntion des personnes qui s'occupent dc la science, en faire un Ditrupa, genre avec Icquel il a, du reste, les plus grands rapports; les ornements que nous venons de de- crire ne se montrent parfois que sur 1'une des deux faces du tube , 1'animal auquel ce tube a appartcnu parait avoir eu des habitudes sociales; car je n'ai janiais rencontre ces tubes que reunis en groupes. Cette observation est une presomption en favour de ma determination. Explication dit figures. PI. VI, fig. 25. Excmplaire de grandeur naturelle, vu de profil. Localite. J'ai decouvcrt ce Ditrupa a Vise et a Tournay , dans le calcaire carboniferc. 126 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. ESPECES DEiVOMMEES. Itevonicnuc. Dilrupa devonica de Ryckh. Carfoonlfere. Dilrupa carbonifera de Ryckh. Turoiiionuc. Dilrupa deformis Lamk. Senonlcnnes. Dilrupa clava Lamk. Ciplyana de Ryckh. GENRE FILIGRANA Berkeley. Tubes tres-greles , parfois presque capillaires , appliques les uns contre les autres dans toute leur longueur ou diversement entrelaces de maniere a constituer des masses assez regulieres dans leur ensemble. Observations. Ce genre, cree par M. Berkeley, a pour type le Serpula filigrana Lamk. de la Mediterranee; les habitudes sociales de ces animaux, I'agregation de leurs demeures en masses relativement enormes , et 1'espece de dependance dans laquelle chaque individu parait se trouver vis-a-vis des autres membres de la famille, me semblent constituer un genre bien cir- conscrit; on en rencontre les debris pour la premiere fois dans le lias; ils continuent de se montrer ensuite dans les etages superieurs des terrains ju- rassiques ; je n'en connais qu'une espece dans les terrains cretaces et deux dans les mers actuelles. II regne une grande confusion dans la determination des especes de ce genre; toutes celles qui sont connues dans les terrains jurassiques et cretaces ont etc comprises sous le meme nom specifique de socialis; M. J. de C. So- werby a, le premier, distingue 1'espece turonienne. N 104. FILIGRANA FILIFORMIS Sowerby. SEUPUL\ FILIFORMIS Sow., apud Fitton, pi. 16, fig. 12. SOCIALIS Goldf., apud Muller, Beitr. zur Petrefactenkunde , pag. 12. Les tubes, legerement onduleux, sont agreges en masses qu'on peut com- parer en petit a un arbre sans tete, dont les branches laterales auraient etc coupees a quelque distance du tronc; les troncatures sont occupees par les bouches des tubes , qui sont toutes assez regulierement dirigees en avant. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Localite. On rencontre le Filigrana filifortnis dans le turonicn de Tour- nay, de Montignies-sur-Iloc, de Vise, d'Aix-la-Chapelle, de Blackdown, etc. MYTILID^E D'ORBIGNT. GENRE LITHODOMUS Cuvicr. MYTILUS Linn ; MODIOLA Lamk. Coquille allongee , oblongue, toujours obtuse a son extremite buccale, coni- primee a sa partie analc et generalement renflee, de maniere a etre circu- laire on subcirculaire sur la coupe transversale de ses deux valves reunies : ses valves sont fermees; impressions palleales entieres, sans sinus anal; im- pressions musculaires au nombre dc deux a chaque valve, 1'une grande, oblongue, superficielle , placee a la region analc, 1'autre situee sur la region buccale; ligament exterieur, lineaire; charniere sans dents; les crochets sont gent'ralement contournes a la maniere des isocardes (d'Orbigny). Observations. - - Les animaux dc ce genre apparaisscnt sur le globe avec les mers jurassiques ; ils se multiplient specifiquement de plus en plus dans les mers subsequentes , pour atteindre leur plus grand developpement dans celles de nos jours. N 105. LITHODOMUS CIPLYANUS de Ryckholt. (PI. Vll.fig.i,*.) L. Testa elongatd, subcylindricd, utrinque angustata etobtusd, medio dilatatd. concentric^ plicatd; latere buccali brevissimo; latere palleali transverslm plicis crispis obteclo; umbonibus valde recurvis. Dimensions. Longueur 41 mill. , par rapport a la longueur, largeur -fo: epaisseur -^. Coquille allongee, un peu cylindrique, retrecie et obtuse aux deux extre- mitu's, e'largie et aussi large qu'epaisse au milieu; sa surface est couverte de fines lignes et de gros plis d'accroissement ; cote buccal tres-court; region pal- le'ale marquee en travers de plis crepus ; crochets fort recourbes. 128 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Observations. Le Lithodomus Ciplyanus differe du Lithodomus rugosus (d'Orb., loco cit., pi. 346, fig. 1-3) par son contour retreci aux deux extre- mites et dilate au milieu, tandis que le dernier est presque egal sur toute sa longueur; c'est le seul que je connaisse qui ait des rapports bien marques avec lui ; les rides palleales ne commencent a se montrer que sur les individus de moyenne taille. Explication des figures. PI. VII, fig. 1. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 2. Le meme au trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert ce lithodome dans le terrain senonien superieur de Ciply ; il y est habituellement a 1'etat de moule. N 106. LITHODOMUS SIMILIS de Ryckholt. (PI. V//,/ty.3,4,B.) An LITHODOMCS ARCHIACII d'Orb.? loco cit., t. Ill, p. 261 , pi. 544, iig. 10-i2. L. Testa oblongd, subarcuatd, gibbosd, tumidd, medio late compressd; latere buccali dilatato, obtuso; latere anali angustato, antice oblique rotundato ; latere palleali sinuato ; umbonibus subterminalibus valde recurvis. Dimensions. Longueur du moule d3 mill., par rapport a la longueur., largeur -^ '> epaisseur -. Coquille oblongue, un peu arquee, gibbeuse, tres-convexe , marquee sur la region palleale d'une forte depression transverse, oblique, arquee, qui va en s'elargissant, a partir du sommet; sa surface est couverte partout de plis d'ac- croissement inegalement prononces; cote buccal dilate et obtus; cote anal re- treci et obliquement arrondi a son extremite; cote palleal sinueux; crochets contournes et presque terminaux. Observations. Le Lithodomus similis differe peut-etre du Lithodomus Archiacii, dont il a les proportions et le contour, par sa compression transver- sale plus marquee etpar la direction de ses lignes d'accroissement, pour autant toutefois que la figure citee a la synonymic soit exacte. Les deux coquilles cependant sont fort voisines , sinon les memes ; mais comme elles appartien- MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. 129 nent a des etages bien diflerents, il faudrait pouvoir les comparer avant d'ad- metlre leur idenlite si pen vraiscmblable. Explication des figures. PI. VII, fig. 3. Excmplaire dc grandeur naturellc, vu de profll. 4. Lc iin'iiir au trait, vu sur Ic ligament. 5. Lc iiii'inr. vu sur la region buccale. Localite. J'ai recueilli abondammcnt cette coquillc dans le terrain seno- nien supericur de Ciply; le moule se separe du test lorsqu'on cherche a la degager de sa gangue. N 107. LITHODOMUS PYRIFORMIS d'Archiac. LITUODOIIUS PYRIFORMIS d'Archiac, Mtm. de la Soc. geol. de France, t. II, 2 e part., 2' s6rie, p. 307, pi. 15, fig. 5, 5'. L. Testa oblongd, tumidd, gibbosuld, concentric^ plicatd , transversim late sub- compressd; latere buccali dilatato, obtuso; latere anali angustato, antice rotundato; latere palleali recto; umbonibus terminalibus, valde recurvis. Dimensions. Longueur 7 '/, mill.; par rapport a la longueur, largeur : epaisseur -^. Coquille oblongue , fort convexe , plus epaisse que large , marquee d'une faible compression pallcale, qui va en s'elargissant a partir du sommet, cou- verte de ligncs d'accroissement inegalement prononcees, obtuse et elargie du cote buccal, retrecie et arrondie du cote anal, droite, non echancree sur le cote palleal ; crochets contournes et terminaux. Observations. Mes exemplaires, qui sont d'une conservation parfaite, dif- ferent de celui qui est mentionne a la synonymic par leurs crochets terminaux et non subterminaux , par leur cote palleal droit et non arrondi et par la le- gere depression palleale dont il n'est pas parle dans la description de 1'au- teur. Ces diflerences, assez importantes, m'eussent engage a considerer ma coquiile comme speciflquement distincte, si M. le vicomte d'Archiac n'avait eu soin de prevenir ses lecteurs que la sienne etant en partie engagee dans la roche, il lui devenait impossible d'en donner une diagnose complete. Localite. J'ai recueilli cette coquiile dans le terrain turonien de Tournay; elle y est peu commune, ainsi qu'a Montignies-sur-Roc. TOME XXIV. 17 130 MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. N 108. LlTHODOMUS HANlVOMyE de Rjckholt. (PI. VII, fig. 6,7.) L. Testa nitidd, elongatd, convexd, utrinque angustatd et obtusd; medio dila- tatd, levigatd: lateribus palleali et cardinali rotundatis; umbonibus valde recurvis. Dimensions. Longueur 20 mill.; par rapport a la longueur, largeur-^; f 90 epaisseur -j^. Coquille brillante, allongee, tres-convexe , presque cylindrique, (ilargie an milieu , retrecie et obtuse aux deux extremites , couverte de fines lignes d'ac- croissement ; cote buccal tres-court; cote anal comprime ; cotes cardinal et pal- leal faiblement arrondis ; crochets contournes. Observations. Le Lithodomus Hannonice differe du Lith. oblongus d'Orb. (loco cit., pi. 544, fig. 4, 6), par ses cotes anal et buccal retrecis, par une epaisseur moindre , et du Lith. prcelongus d'Orb. (meme planche, fig. 1,2,3), par son cote anal non dilate , par son cote palleal depassant les crochets. Explication des figures. PI. VII, fig. 6. Exemplaire vu de profil. 7. Lc mcme au trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai rencontre ce Lithodome dans les polypiers et dans les con- cretions classees par M. de Lamarck dans le genre Nullipora du turonien de Tournay et de Montignies-sur-Roc. N 109. LITHODOMUS ORBICULATUS d'Archiac. CTTPRICARDIA ORBICUI.ATA d'Archiac, Mem. Soc. giol. de France, t. II , p. 489. LITHODOMUS SUBORBICULARIS d'Orb., loco cit. , pi. 34G , fig. -4-8. ORBICULATUS d'Orb., loco cit., p. 293. L. Testa nitidd, quadrilaterd , lateribus et angulis rotundatis, valde convexd, levigatd; latere buccali brevi ; latere ligamenti compressiusculo; umbonibus contortis. Dimensions. Longueur 4 mill. ; par rapport a la longueur, largeur 7S 100 ' 81 100' MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Coquille brillante, un pen quadrilatere, ayant les cotes et les angles ar- rondis, tres-convexe, plus cpaisse que large; sa surface est couverte en long de fins plis, dont quclques-uns , de loin en loin, sont plus marques; region du liyament legerement comprime'e; crochets contournes, non terminaux. Observations. Quoique ma coquillc soil presque microscopique , je ne saurais lui reconnaitre le plus petit caraclere qui puisse m'autoriser a la con- siderer commc distincte de I'Orbiculata; il est vrai que je ri'ai pas observe de tube dans le genre de celui qui a e(e figure par M. d'Orbigny; mais Fanimal, n'ayant penetre qu'a une petite profondeur dans le polypier, et meme ayant la majcurc partie de la region anale encore libre , parcil tube n'a pu etre con- struit. Localite. J'ai rencontre ce lithodome dans les astrees et autres poly piers du (muiiim infericur de Tournay et de Montignies-sur-Roc. N HO. LlTHODOMUS MODIOLUS Ni CARDITA MODIOLUS Nils., Petrif. Suec., form, cret., p. 17, pi. 10, fig. 6, a, 6, c. Nils, apud Hiz., Leth. Suec., p. 62, pi. 28, fig. 15. Nils, apud Reuss., loco cit., 2" part., p. 3, pi. 57, fig. 13. L. Testa ovato-oblongd , utrinque angustatd, medio dilatatd; lateribus rotun- datis; striis transversis et plicis concentricis ornatd; latere buccali brevis- simo; latere anali compresso; umbonibus involutis ; lunuld minutd, cordi- formi, valde plicatd. Dimensions. Longueur 19 mill.; par rapport a la longueur, e'paisseur ^~ ; cote anal ^. Coquille retrecie avec deux extremites, elargie partout ailleurs. ayant ses cotes arrondis, renflee, tres-inequilaterale , marquee en travers, sur la region I i.i I Ir. 1 1 r . de stries interrompues ct en long de plis tres-prononces : cotebitccal tres-court; extremite anale tres-comprimee ; crochets contournes; lunule pe- tite, cordiforme et fortement plissee. Observations. Cette coquille, d'abord decrite par M. Nilson et ensuite par MM. Roemer et Reuss, n'est connuc qu'a Fetal de inoule; sa forme generate, 152 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. ses ornements, ses crochets, ses impressions musculaires, etc., en font un li- thodome; sa section transversale est cordiforme. ESPECES DENOMMEES. Turonlennea. Lithodomus pyriformis d'Arch. Hannonite de Ryckh. orbiculatus d'Arch. Senonlennea. Lithodomus Ciplyanus de Ryckh. similis dc Ryckh. modiolus Nilson. GENRE MYTILUS Linne. MYTILUS et MODIOLA Lamk. Coquille allongee, oblongue, triangulaire ou lanciforme, e'quivalve, regu- liere, fermee en haul, a peinebaillante sur la region palleale pour le passage du byssus; impressions palleales entieres, sans sinus anal; impressions mus- culaires au nombre de deux a chaque valve : 1'une grande , oblongue super- ficielle placee sur la region anale; 1'autre petite, situee sur la region buccale: ligament longitudinal exterieur; charniere terminale le plus souvent sans dents (d'Orbigny). Observations. Les animaux de ce genre ont vecu en petit nombre dans les mers siluriennes; deja nombreux dans les mers devoniennes et carboni- feres , ils accroissent specifiquement en nombre de bas en haul a dater des mers liasiques , pour atteindre leur plus grand developpement dans les mers actuelles. Aucune espece de ce genre n'a etc signalee jusqu'a ce jour dans le calcaire carbonifere du pays, quoiqu'il en renferme un bon nombre, comme on le verra plus loin. N HI. MYTILUS FLOEMANUS de Ryckholt, 1850. (PI. VII,fg.8,9.) M. Testa crassd, elongato-triangulari , gibbosd, carind obtusd et sinuosd bipartitd, concentrice plicatd; latere buccali brevi, angiistato; latere anaii MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 135 convexo, dilalato, antice rotundato; latere palleali late et profunde exca- vato, extus sinuoso, hiante. Dimensions. Longueur 35 mill.; par rapport a la longueur, largeur-^: e'paisseur -'$. Coquille epaisse, allongee, un peu triangulaire, gibbeuse, baillantc a Tissue du byssus, partagee en deux parties fort inegales, par une carene obtuse qui s'inflechit un peu au-dessus des crochets pour s'arquer ensuite, et couvcrte dc ligncs d'accroissement qui degenerent en plis imbriques sur la region pal- leale; cote buccal tres-court, renfle, retreci et termine en pointc emoussee: cote" anal convexe , elargi et arrondi a sonextremite; region palleale marquee d'une large et profonde depression concave qui longe la carene dorsale, et li- mitee a Textericur par une ligne fort sinueuse. Observations. Le M. Floenianus differe du M. priscus Goldf. (loco cit.. p. 284, pi. 164, fig. 13) par son contour, par son cote palleal dcpassent les crochets, par sa region palleale excavee et beaucoup moins comprimee; du M. substriatits Miinst. (loco c7., part. 3, p. 57, pi. 11 , fig. 10) par ses orne- ments, par son cote cardinal non sinueux et par d'autres caracteres que la comparaison des figures fera aisement saisir. N'ayant pu parvenir a isoler la charnierc de cette coquille, je ne Tai pla- cee qu'avec doute dans le genre Mytilus; il se pourrait qu'elle dut faire partie du genre Megalodon Sowerby , dont elle a un peu le fades; cependant . le baillemcnt palleal me semblc un caractere irrecusable en faveur de ma de- termination. Je dedie cette belle coquille a M. le baron de Floen, de Vise, comme un bien faible temoignage de ma juste reconnaissance pour le bienveillant con- cours qu'il a bien voulu me preter dans les nombreuses recherches que j'ai faitcs dans les environs de la localite qu'il habite. Explication des figures. PI. VII, fig. 8. Exemplaire de grandeur naturcllc, vu de profit. 9. Le meme au trait, vu sur Ic cute palleal. Localite. J'ai decouvert cette coquille dans le calcaire devonien de Vise. 134 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. N 112. MYTILUS LEFEBVREAMJS de Ryckholt, 1850. (PI. VII, fig. 10, 11.) M. Testa tenui, subarcuatd, oblongd, carind acutd longitudinaliter bipartitd , concentrice striatd; latere buccali brevi, obtuso; latere anali convexo, valde dilatato, antice oblique rotundato ; latere palleali excavato; compresso , si- nuoso. Dimensions. Longueur 28 mill.; par rapport d la longueur, largeur -^ ; epaisseur $. Coquille mince, un peu arquee, partagee en long par une carene peu enious- see, convexe et renflee en avant, comprimee et excavee en arriere de cette carene , marquee de stries concentriques qui degenerent en fins plis sur la region palleale, obtuse et retrecie du cote buccal, tres-elargie et obliquement arrondie du cote anal; crochets depasses par la region palleale, dont la limite exterieure est sinueuse. Observations. Les caracteres qui m'ont engage a considerer cette coquille comme specifiquement distincte de 1'espece precedente, sont : test trois fois moins epais , carene non inflechie et plus tranchante , extremite buccale plus obtuse et plus large, extremite anale plus dilatee et plus comprimee; cote cardinal moins droit, compression palleale moins concave ; je me vois force de faire, pour cette coquille, les memes reserves que pour 1'espece precedente. J'ai emprunte pour cette magnifique coquille le nom d'un de mes amis, connu a bien des litres et specialement par ses connaissances metallurgiques; c'est un faible hommage que je me plais a rendre au zele infatigable avec lequel il n'a cesse de seconder pendant plusieurs annees mes penibles re- cherches. Explication des figures. PI. VII, fig. 10. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 11. Le meme, au trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai recueilli le M. Lefebvreanus dans le meme terrain et dans la meme localite que 1'espece precedente. W 113. MYTIIUS CORDOLIANUS de Ryckholt, 1847. (PI. VII, fig. M, 13.) M. Testa tenui, elongatd, convexiusculd,juniore, striis capillaribus confertis MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 135 concentrice ornatd; seniore lamellosd, imbricatd; latere palleali postice un- gustato, hiante; latere anali arcuato, dilatato, antice rotundalo; lateribux ctesim carinatis; apice retuso, terminali. Dimensions. - - Longueur 63 mill.; par rapport a la longueur, epais- seur $. Coquille mince, allongee, peu convexe, couverte sur les trois quarts de sa surface de fines stries concentriques , remplacees par des lamelles qui s'im- briquent sur 1'autre quart; cote palleal retreci en arriere et un peu baillant. cote anal elargi et arrondi en avant ; labre tranchant ; crochets obtus et termi- naux. Observations. Cette moule a bien quclques rapports de forme avec le L. granulosus Phill. (Illust., etc., pi. 5, fig. 13); mais, outre que le nom spe- cifique de cette derniere nc lui est en aucun point applicable, la diagnose est encore trop laconique et la figure trop incomplete pour que 1'assimilation des deux coquilles soil possible. Explication des figures. PI. VII, fig. 42. Exemplaire de grandeur naturclle, vu de profit. 43. Le MM' Mir, vu sur les crochets. Localit^. Cette coquille se rencontre assez communement dans 1'argile carbonifere a Crevecomr pres d'Antoing; mais telle est la pulverulence du test, qu'il suffit du moindre souffle pour le dissiper; 1'exemplaire figure ne doit sa belle conservation qu'a des circonstances exceptionnelles: accole dans les cavites contre la roche calcaire, et tapisse, en outre, a 1'interieur de cristaux dus a des infiltrations spathiques, il a pu echapper aux nombreuses causes qui ont amene la destruction de scs semblablcs. N 114. MYTILUS MOSEMSIS de Ryckholt, 1847. (PI. VII, fig. U, 45.) M. Testa crassd, arcuatd, elongato - convexd ; regione cardinali paulatim explanatd; regione palleali abrupte declivi, concentrice plicis imbricatis ob- sitd; latere buccali oblique truncato; latere anali antice rotundato; latere cardinali subrecto, unduloso; apice terminali. Coquille fort epaisse , arquec , tres-allongee, convexe au milieu, s'etalant 136 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. en pente douce vers le cote cardinal et retombant assez brusquement du cote palleal ; sa surface est couverte de gros plis concentriques qui s'imbriquent reciproquement ; cote buccal obliquement tronque de bas en haul; cote anal arrondi; cote cardinal presque droit, un peu irregulier par la saillie des plis; crochets terminaux. Explication des figures. PI. VII, fig. 14. Excmplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le meme au trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert cette belle coquille a Vise, dans le calcaire car- bonifere. N 115. MYTILUS FONTEINOYAMJS de Ryckholt, 1847. (PI. VII, fig. 16,17.) M. Testa tenni, oblongd, ventricosd, arcuatd, concentrice plicatd et striatd ; latere palleali , excavato, hiante; latere anali dilatato, antice rotundato; um- bonibus turgidis; apice terminali. Dimensions. - - Longueur SO mill.; par rapport a la longueur, epais- S7 100' seur 87 Coquille peu epaisse, oblongue, ventrue et arquee; sa surface est marquee de gros plis concentriques assez espaces, entre lesquels se montrent de fines stries a peine visibles a 1'oeil nu; region palleale evidee et baillante; cote anal elargi et arrondi en avant; crochets renfles et terminaux. Explication des figures. PI. VII, fig. 16. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 17. Le meme, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert le M. Fontenoyanus , a Antoing, a une demi- lieue de Tournay, non loin du celebre champ de bataille de Fontenoy , dans I'argile carbonifere. N 116. MYTILUS LIGONULA de Ryckholt, 1847. (PI. VII, fig. 18, 19.) M. Testa oblongd. convexd, uniauriculatd , valde inwquilaterd , striis quibus- MELANGES PALEONTOLOtilQUES. 137 remotift concentrice notatd ; latere buccali truncate, anyustato; Ittten- anali elongate, dilaluto. untie! 1 rotundate; auricula ruyis confertis lonyitu- dinaliter obsild; apice subterminali. \ ,' ')! Dimensions. Longueur 22 mill.; par rapport d la longueur, laryeur-^: epaisseur -$$. doquille oblorigue, uni-auriculee, mcdiocremcnt renflee, inenie un peu de- prirneo a Fcxtrcmitc unale, trcs-inequilatcralc; sa surface rcnscigne quclqucs lilies d'accroisscmcnt Iros-cspacccs, qui, en se repliant, vont s'accumuler sur I'orcillcttc ct y cngcndrcnt tic gros plis irrcgulicrs ct tres-serrcs; cote buc- i-iil retreci et tronque; cote anal allant en s'elargissant et arrondi en avant: cii/^ pallml nn peu baillant; crochets presque terminaux. V> ornvy.i-uA Explication rfej figures. PI. VII, li({. 18. Excmplairc de grandeur naturullc, vii de profil. 19. Lc momc, vu sur le ligament. Localite. -- Le Myt. liyonula a etc recuuilli par moi dans I'argile carboni- tV-i-c des environs de Tournay. ; / o.' (I lll'MII'iiriiil,! .L;il'!lc \vtr -t^'n .'M-idHil'j \*> N i\l. MVTILUS FABALIS de !i \rklinl I . 4847. (PI. VII, fig. 20, 21.) M. Teittd ovato-oblonyd , arcuatd, valde incequilaterd , circinn compressd, medio inflatd, concentric^ striis et lamellis quibusdam ornatd ; latere buccali b.revi*simo, vix e apice exstante, rotundato; latere anali elonyato, dilatato, antice rotundalo; latere cardinali arcuato; latere palleali sinuoso, lu'unte. Dimensions. Longueur -18 mill.; par rapport d la lonyueur, laryeur epaisseur -^; lonyueur du cote anal 17 mill. so . loo Coquille ovale, ol)longue, tres-inequilaterale, legereinent arquee, compri- mee pros des bords, renflee partout ailieurs; sa surface renseigne quelques lignes d'accroissement qui , pendant la dernierc periode de la vie de 1'animal, cliangentcn lamelles phis ou moins marquees ; les lignes, en s'accuniulant sur la region buccalc, la font paraitre ridee; cote buccal tres-court et oblus: cote anal allonge, elargi et arrondi a son extremitc: cote palleal sinueux. depas- sant a peine les crochets et baillant a Tissue du byssus. TOMK XXIV. 18 138 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Explication des /iyitrcs. PI. VII, fig. 20. Exemplairc de grandeur naturelle, vu de profil. 21. Le meme, vu sur Ic ligament. Localite. J'ai rccucilli le M. fabalis dans 1'argile carbonifere de Tournay. N H8. MYTILIS PR*PES de Ryckholt. 1847. (PL VIII,fy.i,2.) M. Testa tenui, elongatd, ovali, gibbosd, convexd, valde inwquilaterd , levi; latere buccali brevi, angustato, obtuso; latere anali elongate, producto, an- tice oblique truncate; latere cardinali compressissimo , extits concavo; latere pallealivix rotundato, umbones exsuperante. Dimensions. Longueur 20 mill.; par rapport a la longueur, largeur epaisseur-^, longueur du cote anal 18 '/, mill.; angle apicial 132. 85 100 1 Coquille mince, allongee, un peu ovale, gibbeuse, mediocrement renflee, tres-inequilaterale ; sa surface presque lisse est couverte de fines lignes d'ac- croissement qui s'attenuent, apres avoir traverse le renflement qui se dirige diagonalement des crochets vers 1'extremite anale; cote buccal court, retreci etemousse; cote anal allonge, etale et tronque obliquement a son extremite; region cardinale fortement comprimec, et concave a 1'extcrieur; cote palleal faiblement arrondi et depassant a peine les crochets. Observations. Je ne connais aucune modiole dans les terrains paleozoi- ques qui offre avec celle-ci une ressemblance assez frappante, pour qu'il soil necessaire d'etablir une comparaison ; le prolongcment aliforme de la region cardinale la fera toujours reconnaitrc sans difficulte. Explication des figures. PI. VIII, fig. 1. Exemplaire dc grandeur naturelle, vu de profil. 2. Le meme, vu sur le ligament. Localite. Le M. prcepes a cts decouvert par M. D. Toilliez. aspirant des mines, dans le schiste houillcr du couchant de Mons. .15! iN 119. MYTILUS APICICUASSCS de Ryckholt, 1847. (PI. VI U, fig. 3, 4.) M. Testa lenui, ovali, regione palleali compressd, alibi passim convexd. MELANGES PALEONTOLOG1QUES. 159 prope apicem callosd, striis tenuibus concentric!; tttriatd ; latere analiobtuso; latere palleali media paululiim emarginato; latere cardinal! arcuato; um- bonibus valde recurvis. Dimensions. -- Longueur 25 mill.; par rapport a, la longueur , epain- 50 sevr ,,,. Coquille mince, ovale, legerement comprimee sur la region palkiale, ren- flee parlout ailleurs; sa surface est couverte defines stries concentriques: cote anal allonge, faiblement arrondi a son extremite; cote palleal un pen echancre au milieu: cote cardinal faiblement arque; crockets tres-recourbes s iippuyant centre une forte callosile sur laquellc les slries d'accroissement persistent ct qui esl marquee dun sinus pour livrer passage au byssus. Explication des figures. PI. VIII, fig. 5, Exemplairc cle grandeur naturcllc, vu dc profil. 4. Lc i nc' ii ir. vu sur le ligament. " ! Localite. J'ai decouvert le M. apicicrassus dans le calcaire carbonifere friable de Vise. N 120. MYTILUS RETROCESSUS de Ryckholt, 1847. (PI. M. Testa oblongd , inflatd, valde incequilaterd , concentrice rugis regularibus obsitd; latere buccali, brevi, angustato; latere anali elongato , dilatato, an- tice obtuso; umbonibus valde recurvis. Dimensions. Longueur 20 mill.; par rapport a la longueur , largeur ', cote anal 18 mill, Coquille oblongue, uniformement renflee, tres-inequilaterale ; sa surface est couverte de plis d'accroissement tres-marques et regulierement disposes: cote buccal, court et fort retreci ; cote anal, allonge , elargi et emousse a son extremite; cote palleal faiblement arque, presque droit, depassant les cro- chets; ces derniers sont fort recourbes. Erptication des fyurts. PI. VIII, fig. 8. Exemplairc de grandeur natnrellc, vu de profil. 6. Le inrnir , vu sur le ligament Localile. Le M. retrocessus a etc recueilli par moi dans le calcaire carbo- nifere de Vise. 140 MELANGES PALEOrSTOLOGIQUES. N 121. Mvmus PALMATUS de Ryckholt, 1847. (PI. VI J I, fly. 7,8.) M. Testa lenui, convexd, antice dilatatd, postice angustatd, striis len-uibus concentrice ornatd ; latere anali antice rotundato; apice terminali, minu- tissimo. Dimensions. Longueur 24 mill.; par rapport a la longueur . epais- Coquille mince, medioeremcnt renfleee. un peu arquee, elargie en avant. retrecie en arricre; sa surface est ornee de fines stries d'accroissement . dont quelques-unes sont phis prononcecs . tandis que les autres sont a peine per- ceptibles a 1'oeil nu; clles sont fort scrrees vers 1'extremite anale et y perdent de leur regularite; vue a la loupe, cette partie de la surface parait imbriquee; crochets terminaux et peu developpes. Explication des fgurtf. PI. VIII, fig. 7. Exemplairc de grandeur aaturelle, vu dc pro/il. 8. Le memo, vu sur Ic ligament, an trait. Localite. J'ai rencontre cette moule dans le cafcaire carbonifere de Vise. N 122. MVTILUS WESEMAELIANUS de Ryckholt, 1847. (PI. VIII, fig. 11,12.) M. Testa subtrigond, angulatd, valde inwqiiilaterd , concentrice tenui-ru- gosd; latere buccali obtuso; latere anali dilatato. antice rotundato: later? cardinali recto; latere palleali rotundato; regione palleali inflatd ; regione ligamenti compressd. Dimensions. Longueur 21 mill., par rapport a la longueur, epais- seur ^; angle apicial 93. Coquille un peu triangulaire, angulcuse, tres-inequilaterale . retrecie et emoussee en arriere, dilatee et arrondie en avant: sa surface est couverte de fins plis d'accroissement: cote cardinal droit: region du ligament com- primec; region palleale renflee. Observations. Le M. Wesemaelianus differe principalenient de ses con- generes de la meme epoque par sa region anale anguleuse. etc. MELANGES PALEONTOLOG1QUE& 141 ,':i/iliculinii di-t fiijuret. PI. VIII, lig. 11. Excniplairc dc grandeur nnlurelle. vu dc prolil. I -. !.< mdmc, vu sur Ic ligament. Localite. Cette motile, ainsi quc la suivantc. a ete tKcoiiverte dans Ic schiste him i HIT du couchant (ic Mons, par M. Desire Toillicz. qui soccupe avec un /ele louablc des fossiles et des antiquites du pays. N 123. MYTILUS TOILLIE/IANUS de Ryckholt. 1847. (Pi. VIII, fig. 15, 1-U M. Testa spathulald, convexd, valde intequiluterd , concentrice striatd ; la- tere buccali brevissimo, anymtato. obliqui* retuso; latfre nnali dilalatn. an- tice hiante et rotundato; latere liyamenti compresso. Dimensions. Lonyueur 10 mill.; par rapport alalonyueur, laryeur -, epaisseur f^; longueur du cole anal 8 ~ mill.; angle apiciaf 125. Coqmlle spatulce, fres-inequilaterale. legerement cumprimee sur la re- gion du ligament, uniformement renflee par tout ailleurs; sa surface est cou- verte de lines lignes d'accroissement, qui sont plus marquees sur la region palleale; cote buccal Ires-court, relreci et coupe obliquement en arriere; cole anal allonge, brusquement dilate, baillant et arrondi a son extremite: cote palleal prolonge an dela des crochets. des figures. PI. VIII, fig. 15. Exvmplairc un pi'u grossi, vu de pruu'l. 14. l.f ini'MM' . vu sur Ic ligament. Localite. Le Myt. ToiUiezianm accompagne I espece precedente. > in-. ilii no '\'>i<\;'"\ -ntii') . -ilii - ri;, N 124. MYTILUS AMPLIATUS de Ryckholt, 1847. (PI. VII I, fig. 9, 10.) M. Testa le-inii, oblongd, depressd . striis concentricis . iiwequirfinotis el striis brevibus. obliquis, iteratlm seriatis ornutd; latere anali dilatato . antice obli- (j/ue rotundato; latrre liyamenti recto, obliquo; latere palleali cottiftresso. extiis arcuato. . ; ii>ij I ' TiLkJiii Dimensions. Lonyurur 2() mill.; par rapport a la lonyiieur. epaisseur -^~ -. angle apicial 95. 142 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Coquille mince, peu renflee, un pcu arquee, fortement elargie et oblique- inent arrondic en avant: sa surface est marquee de stries concentriques , ine- galement espacees, entre lesquelles se montrent, en plusieurs series irregu- lieres, de fines hachures courtes, obliques, et non visibles a Toeil nu; cote cardinal droit et oblique; region palleale comprimee et limitee par une ligne concave; crochets termines en pointe. Observations. La dilatation anale , la compression palleale , la tenuite du test et des ornements differents ne permettent pas de confondre cette co- quillc avec le M. Palmatus. Explication des figures. PI. VIII, fig. 9. Excmplairc de grandeur naturelle, vu de profit. iO. Le raeme, vu sur le ligament. Localite. J'ai recueilli le M. ampliatus dans le calcaire carbonifere de Vise. N 125. MVTILUS Divisus 1 de Ryckholt, 1847. (PL V HI, fig. IB, 16.) M. Testa tenui, subquadrilaterd, convexd, plicis 4-5, crassis et striis tenui- bus concentrice obtectd ; latere anali utrinque oblique rotundato; lateribus cardinali et palleali rectis ; umbonibus obtusis. Dimensions. Longueur 20 mill.; par rapport a la longueur, epais- seur ^; angle apicial 52. Coquille mince, un peu quadrilatere , renflee: sa surface renseigne 4-5 gros plis, entre lesquels on observe de fines lignes d'accroissement; cote anal elargi, se raccordant par des arcs de cercle obliques avec les cotes cardinal et palleal; ces cotes sont presque droits; crochets emousses. Explication des figures. PI. VIII, fig. 15. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 16. Le meme, vu sur le ligament. Localite. Cette coquille a etc decouverte par moi dans 1'argile carbo- nifere a Tournay. ' Liscz JHarice. MELANGES PALEONTOLOGIQIJES. 143 N 126. MYTILUS AMPELIT/CCOLA dc Ryckholt, 1847. (PI. VIII, fig. \T.) M. Testa tenui, minutd, subarcuatd, tumidd, incequilaterd , antice dilatatd. posticl; anyustiore, utrinque rotundatd, concentricc rugosiusculd ; later? buccali brevi; latere anali elongato; latere palleali excavato, hiante; apice virgulif'ormi. Dimensions. Longueur 10 mill.; par rapport a la longueur, largeurf^: epaisseur -$; cote anal 8 mill. Coquille mince, petite, fuiblemerit arquee, renflee. ineqnilaterale . arron- die aux deux extremites, clargie en avant, retrecie en arriere; sa surface esl couverte de fines ligncs d'accroissement, qui degenerent en plis imbriques sur la region buccale; cote palleal un peu evide, baillant et depassant les cro- chets, qui sont pcu marques. vi -v>^ . i).\ Explication de la figurr. PI. VIII, (ig. 17. Excmplairc dc grandeur naturclle, vu de profil. Localite. Cetle pelitc modiole a ete rencontree par moi dans rainpelitc limn i.'ifn \ des environs de Liege. N 127. MYTILUS CESTINOTUS de Ryckholt. 1847. (PI. V! If, fig. 18,19.) M. Testa tenui, subcylindricd, plicis crassis rotundatis, utrinque atlenuatis. concentrice ornatd; inlerstiis concavis; latere buccali, obliquo. obtuso ; Ui- tere anali antice oblique rotundato; latere cardinali arcuato; latere pulleali f'eri; recto, compresso; umbonibm recurvis. Dimensions.-- Longueur 14 mill.; par rapport a la longueur. epliquement de has en haul; cote cardinal arque ; crochets courts. Explication des figuret. PI. IX, fig. 22. Exemplairc de grandeur nalurelle, vu de profil. 23. Le iiirnir, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert cettc belle coquille dans le schiste houiller des environs de Vise. N 130. MYTILUS PSIUNOTUS de Ryckholt, 1850. (PI. IX, fg. 4,2.) M. Testa tenui, subarcuatd, elongato-ovali, gibbosd, valde incequilaterd, levi; latere buccali brevi, angustiore, obtuso; latere anali elongato , antice oblique rotundato; latere ligamenti inflato; latere palleali sinuoso, abrupte com- presso; apice vix conspicuo. Dimensions. Longueur 19 mill.; par rapport a la longueur, largeur -f^; rftaisseur -^ ; longueur du cote anal i 7 Va mill. Coquille mince, legerement arquee, allongee, un pen plus etroite en arriere qu'en avant, obtuse aux deux cxtremites, gibbeuse et tres-inequilaterale; sa surface, partagee en deux parties par une carene longitudinale, oblique el peu tranchante, renseigne de fines lignes d'accroissement, inegalement espa- cees; on observe, en outre, deux plis assez marques vers I'cxtremite anale et i|uelques rides vers le retrecissement palleal, formees par ('accumulation des lignes d'accroissement; region du ligament renflee; region palle'ale sinueuse fortement cornprimee et depassanl les crochets, qui sont fort petits. Observations. Si Ton compare noire modiole au Modiola bipartita Sow.. Condi yL mm., p. 260, pi. 210, fig. 4, S, 6. on Irouve que les deux especes onl les plus grands rapports; ccpendanl, la confonmition du cote cardinal. TOME XXIV. 19 146 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. qtii, dans la notre, se dessine en arc decercle regulier, tandis qu'il est tronque dans 1'espece de Taunton, etablit cntre les deux especes une difference asse/ notable; la compression palleale est aussi plus forte dans la notre; M. Sowerby ne mentionne pas non plus, sur les moules qu'il decrit, 1'existence d'une ca- rene tranchante, si prononcee sur ceux de notre coquille; ces caracteres et quelques autres , que la comparaison des deux figures fera aisement saisir , m'onl porte a la considerer comme espece distincte. Depuis la publication du Mineral conchology , plusieurs modioles jurassi- ques et cretaces, ayant en partage , avec le bipartita, le caractere d'une carene longitudinale plus ou moins prononcee, ont etc rapportees a ce dernier; il suflit cependant de lire les diagnoses et de comparer les figures pour acquerir la certitude qu'il n'existe entre ces diverses coquilles que des analogies asse/ eloignees. Son cote cardinal plus arrondi, son cote buccal plus retreci, son cote pal- leal plus creuse, distinguent noj,re coquille du Mod. levis, Roem., p. 90, pi. 5. fig. 5, a, b, c, Nord-Deut. ool. Gebirges. Explication des figures. PI. IX, fig. 1. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 2. Le meme, vu sur le ligament. Localite. J'ai rencontre le M. psilinotus dans le gres du Luxembourg de- rage du lias inferieur. N 131. MYTILUS TERQUEMIANUS de Ryckholt, 1850. (PI. IX, fy. 5,4.) M. Testa tenui, utrinque angustatd, medio dilatatd. inflatd, gibbosd, sublevi: latere palleali recto , compresso; latere ligamenti convexo ; apice exiguo. Dimensions. Longueiir 19 mill.; par rapport d la longueur, epaisseur-. Coquille mince, un peu plus retrecie du cote buccal que du cote anal, elar- gie au milieu, emoussee aux deux extremites, renflee, gibbeuse; sa surface est couverte de fines lignes d'accroissement onduleuses, inegalement espacees, qui se pressent vers 1'extremite buccale, et font paraitre cette partie legere ment ridee; region palleale droite, fortemcnt comprimee ct marquee d'une faible depression arquee, qui longe d'abord la gibbosite dorsale et s'arrete avant d'avoir atteint le cote palleal ; region du ligament uniformement con- vexe ; crochets peu apparents. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 147 Observations. II sum'ra dc comparer les figures quo nous donnons de cette coquillc a celles de I'espece precedente et du HI. biparlitus Sow., pour reconnailre qu'elle esl bicn distinctc dc Tune et de 1'uulre. Explication des fiyures. PI. IX, fig. 3. Exempluirc dc grandeur naturcllc, vu de profil. 4. Le mruir, vu -.in- Ir ligament. Localite. -- Le M. Terquemianus se trouve avec 1'espece precedente. N 132. MYTILUS BENEDEISIAMS de Ryckholt, 1847. (PI. IX, fig. V, 9.) M. Testa ovali, compressd, medio et latere ligamenti pticis radiantibus , plicis- que concentricis , interruplis , arcuatis decussatd, alibi passim concentrice rugosd, rugis confertis, irregularibus ; latere palleali postice emarginato . hiante ; latere buccali lamelloso, incrassato. angustato; latere anali valde dilatato, rotundato. Dimensions. Longueur SO mill.; par rapport a la longueur, largeur: epaisseur ^ ; longueur du cote anal 47 mill. Coquille epaisse, ovale, comprimee, allant en s'elargissant jusqu'a 1'extre- mite anale, qui est arrondie: sa surface est ornee en long de legers plis, et en travers de rides arquees, interrompues, tres-rapprochees et tres-irregulieres sur les regions anale et palleale, regulieres partotit ailleurs; cotepalleal muni d'une echancrure limitee par deux saillies lamelleuses et imbriquees, pro- duites par 1'accumulation des rides concentriques , dont la superieure est relevee en voute , tandis que I'inferieure sert d'appui aux crochets qu'elle de- passe faiblement; ces derniers sont greles, recourbes et termines en poinle. Explication des figuret. PI. IX, fig. K. Exemplaire de grandeur naturclle, vu de profil. 6. Le memo, au trait, vu sur le ligament. Localite. J'ai recueilli le M. Benedenianus dans le turonien inferieur. a Monlignies-sur-Roc et a Tournay. N 133. MYTILUS COT Roemer. MTTILUS COTT* Roemer, Verst. des Nord-DeiUs. Kreidegeb., p. 66, pi. 8, fig. 18 (exemplaire d^prime). 148 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. MITILBS COTT* Rcemer, apud Gein,, loco cit., p. 56, pi. dO, fig. 5 (exemplaire deprime). apud Gein., Die Verst. von Kieslingswalda, p. 15. apud Reuss., loco cit., 2 e part., p. 14, pi. 50, fig. 4. MODIOLA GBANULOSA Potiez et Michaud , Galerie des moll., t. II , p. 132, pi. 54, fig. 10. MYTILUS CNDULATUS Reuss., Geogn. skizz,\>. 118. LINEATUS Sow. apud d'Orb., Pal. franq., t. HI, p. 266, pi. 337, fig. 7-9. Partmi. M. Testa tenui, ovali, antice paulatim dilatata, postice angustatd, subarcuatd, ventricosd; scepe plicis quibusdam incequi-remotis concentrice divisd, striis- que subtilibus undoso-angulatis interpositis et costulis radiantibus, inter- ruptis vel dichotomis, ornatd; interdum striis radiantibus et transversis decussatd, interdum prceterea granulosd; latere buccali obtuso; latere anali oblique rotundato; latere palleali abrupte dedivi, medio concavo, postice inornato et plicis crassioribus notato. Dimensions. Longueur 59 mill; par rapport d la longueur, largeur-^: fyaisseur -^. Coquille mince, un peu elargie en avant, retrecie en arriere, a peine ar- quee, fort ventrue; sa surface est couverte de fines cotes rayonnantes, plus prononcees et plus espacees sur la region palleale; ces cotes devient de leur direction ou se bifurquent lorsqu'elles rencontrent , dans leur parcours , 1'un des plis concentriques qui la partagent, de loin en loin, en plusieurs parties inegales; entre ces plis, on observe de fines strics anguleuses, peu espacees, formant autant d'angles qu'il y a de cotes; ces dernieres manquent a la partie posterieure mediane de la region palleale, tandis que les plis y persistent; souvent les lignes transversales onduleuses sont remplacees par de fines stries concentriques, et la surface parait cancellee ; parfois , a 1'intersection des cotes longitudinales et des stries transverses. on observe de petits grains, et toute la surface parait couverte d'une fine granulation ; cote buccal emousse et un peu oblique ; cote anal obliquement arrondi ; cote palleal replie sous un angle presque droit et legerement evide au milieu. Observations. MM. Roemer et Geinitz , n'ayant que des exemplaires de- formes a leur disposition , n'ont donne qu'une diagnose incomplete de cette moule; M. Reuss, le premier, a donne une figure reconnaissable a laquelle il manque tout ce qui est neccssaire pour en faire une modiole; des exemplaires pareils a celui que cet auteur a fait figurer, sont tres-frequents en Belgique. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. H9 Lc lUodiola lineata Sow.apud Fitton, proprc an terrain neocomien d An- glcterre, dc France, de Belgiquc, et d'Alleniagne? devra prendre le nom dc a n if n si a . que lui a impose M. Rocmer, en 1836, attend u que le nom de //- ncatus doit rester a 1'espece figuree par Chemnitz, tabl. 84, fig. 753. II cst a observer que M. Goldfuss aussi a donne le nom dc angustm a um- coquille (ju'il croyait appartenir au genre Mytilus; mais il est reconnu que ce Mytilus u'est qu'un exemplaire inutile de Ydvicula Reichii Rremer , qui . a son lour, n'est autre que YAvicula anomala Sow. iifinil Fitton. Les ornements de cctte coquille varient d'un exemplaire a 1'autre et parfois sur le memc exemplaire; les cotes se bifurquent, soil pendant la premiere. soil pendant laderniere pcriode de la vie de 1'animal, ou changent simplernenl de direction ; elles paraissent granuleuses , imbriquecs ou crenelees , selon qur 1'exemplaire est plus ou moins bien conserve; on remarque aussi, tres-sou- vent, une legere depression la ou les cotes rayonnantcs s'arretent. Localite. On rencontre cette coquille dans le turonicn de Tournay . de Montignies-sur-Roc, de France, de Prusse, de Saxe et de Boheme. IN 134. MYTILUS CONCENTRICUS Miinster. MVTII.US CONCENTRICUS Munst. apitd Goldf., loco cil., p. 178, pi. 158, fig. 5. MODIOI.A CONCENTRIC.* ii/nnl ReEmer, Venst. der Nord-Deuts. Kreideg., p. 67. M. Testa subovali, recta, carind obtusd bipartitd, inflatd, plicis reyularibits. concentricis , imbricatim obsitd; latere buccali brevi, rotundato; latere anali clonyato, paululum dilatalo . antice oblique rotundato; latere cardinali recto; latere palleali medio oblique coarctato. Dimensions. -- Longueur 5 mill.; par rapporl d la lonyuetir. laryeur du cote anal 4 mill. Coquille droite, un peu elargie enavant, partagee en long par une curenc obtuse, renflee sur la region mediane posterieure, diminuant ensuite rapide- ment d'epaisseur; sa surface est couvertede grosplis reguliers, concentriques. qui degenerent parfois en lamelles sur la region du ligament; cote buccal courl et arrondi; cote anal allonge, obliquement arrondi a son extremite: region palleale marquee d'une depression etroite qui se dirigc des crochets vers le milieu du cote palleal. 150 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Locality. Je n'ai rencontre que de jeunes exemplaires, du reste, par- faitement caracterises , de cette coquille , dans le turonien de Tournay. N 13. MYTILUS TORNACENSIS d'Archiac, 1847. (PI. IX, fig. 7.) MYTILUS TORNACENSIS d'Archiac, Rapport sur les fossiles, etc., p. 307, pi. 15, fig. 3 et 3 a. HAINOENSIS de Ryckholt, 1847, Elucubralions paUontologiques. An GALLIENMI? d'Orbigny, loco mem., t. HI, p. 273, pi. 339, fig. 1, 2. M. Testa subtrigond, gibbosd, tumidd, concentrice lamelloso-costatd , costis latis, levibus; latere anali dilatato, antice rotundato; latere buccali angus- tato; latere ligamenti obliquo; latere palleali recto, plicis transversis vel obliquis, intertextis, utrinque in tuberculum desinentibus , ornato; umboni- bus valde recurvis. Coquille elargie en avant, retrecie en arriere, un peu triangulaire, gib- beuse, renflee, ayant la region palleale fortement comprimee et marquee en travers de fins plis obliques limites a chaque extremite par un tubercule, tandis que les regions anale et cardinale sont ornees de larges cotes concen- triques, lamelleuses et lisses; cote anal atteignant sa plus grande largeur vers le milieu de la longueur; crochets recourbes. Observations. Cette coquille a recu , la meme annee , deux noms specifi- ques 5 je profite de 1'occasion que 1'Academie vient de me fournir pour lui restituer le nom qui lui revient par droit de priorite , attendu que le memoire de M. d'Archiac etait en cours d'impression lorsque mon travail fut presente a 1'Academie. L'auteur cite a la synonymic, n'ayant probablement que peu d'exemplaires a sa disposition , n'a pas fait figurer les ornements de la region palleale; la figure que j'en donne completera ainsi celles qui sont mention- nees plus haut ; je possede un exemplaire ayant 7S mill, de longueur. Explication des figures. PI. IX, fig. 7. Valve de grandeur naturelle , vue sur la region palleale. - . it N 136. MYTILTJS MULLERI de Ryckholt. MODIOLA FABA Muller, Monographic der Aachner kreide Formation , p. 36, tabl. 2, fig. 3, a, 6. An LITHODIOMUS? Le nom de faba applique a differentes reprises a des coquilles de ce genre MELANGES PALEONTOLOGIQUES. reste definitivement acquis a 1'especc figuree par Chemnitz, tab. 85, fig. 761. INos cxemplaires ont etc rccucillis dans le turonicn de la province de Liege: ils sont plus grands quc cclui qui est mentionne a la synonyinie, et Ics lignes d'accroissement s'y montrent a parlir des crochets. N 157. MVTILUS AQUISGRANENSIS de Ryckholt. MTTILUS SCAURIS Mullcr, lococit., pi. 2, fig. 11. Le nom de scalaris, donne une premiere fois par M. Phillips etunc autre fois par MM. Poliez et Michaud, Galerie des moll.,, t. II , p. 154, pi. 54, fig. \{ . reste enfin a 1'espece figuree (Paleozoic, /bss., pi. 60, fig. 62). Loealite. - - J'ai recucilli le M. aqtrisyranensis dans le turonien des envi- rons de Liege; il y est, ainsi que 1'espece precedente, a letat de moule crayeux. N 138. MYTILUS PILEOPSIS d'Orbigny. MTTII.US PILEOPSIS d'Orb., loco cit., p. 272, pi. 538, fig. 11-13. INFLATES Mull. , loco cit., p. 35, pi. 2, fig. 9, a, b. Mes exemplaires sont depourvus de stries rayonnantes; ils satisfont. du reste, completement aux diagnoses et aux figures qui en ont etc donnees: M. le docteur Miiller, a qui la science doit tant d'importantes decouverte*. dans les terrains cretaces des environs d'Aix-la-Chapelle, mentionne cette circonstance particuliere que souvent les stries disparaissent au contact de I'air. Loealite. -- J'ai recueilli cette coquille dans le memo terrain et dans les memes localites que les deux cspeces precedentes. MYTILUS CLATRATUS d'Archiac. MTTILOS CLATRATUS d'Archiac , loco cit. , p. 306 , pi. 1 S , fig. 4, 4 o , 4 b. Le M. clalratm cite par M. d'Archiac, comme se trouvant dans le turonien deTournay, m'est inconnu ; 1'exemplaire figure rappelle singuliereinent, par sa forme et un peu par ses ornements, une venericarde du meine terrain. Jo2 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. N 139. MYTILUS CIPLYANUS de Ryckholt, d847. (PL IX, fig. 12,15.) M. Testa elongald, angustd, media latiore, antics et postice fere cequilatd, inflatd, tenue granosd vel decmsatd, plicis concentricis majoribus, remotis, striisque interpositis costulas radiantes decmsantibus, ornatd; latere buccali obtuso; latere anali oblique rotundato; latere palleali compresso, fere in an- gulum rectum replicato , postice levi; latere ligamenti inflato. Dimensions. Longueur 28 mill.; par rapport a la longueur, largeur ~ ; vpaisseur -^. Coquille allongee , etroite , atteignant sa plus grande largeur vers le milieu de la longueur, un peu plus large en avant qu'en arriere, renflee; sa surface est marquee de quelques plis concentriques , plus prononces sur la region du ligament que partout ailleurs; entre les plis se montrent une multitude de fines stries a peine visibles a 1'oeil nu, qui coupent de fines cotes rayonnantes, un peu onduleuses, lesquelles font paraitre la surface granuleuse ou treillissee ; cote buccal obtus; cote anal obliquement arrondi, region palleale fortement comprimee. Observations. Le M. ciplyanus differe du M. lineatus Sow. , dont il pa- rait, du reste, voisin, par sa taille constamment plus petite , par son cote anal moins elargi, par sa region palleale plus fortement repliee, par ses stries placees entre les gros plis ; il est aussi toujours plus etroit. Explication des figures. PI, IX, fig. 12. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le meme, vu sur le ligament. Localite. Le M. cyplianus est propre au senonien superieur de Ciply et de Maestricht ; il n'est que tres-rarement pourvu du test. N 140. MYTILUS NUDUS de Ryckholt, 1850. (PI. IX, fig. 8, 9.) M. Testa subovali, utrinque angustatd etobtusd, media dilatatd, inflatd, gib- bosuld, concentrice plicatd; latere ligamenti recto , obliquo , convexo ; latere palleali vix sinuato, compresso, lente declivi; umbonibus contiguis. MELANGES PALEOINTOLOGIQUES. 15.1 Dimensions. Longueur 26 mill.; par rapport a la longueur, largeur ~~; epainseur ". Coquille mince, incompletement elliptique, atteignant sa plus grandc lar- geur vers le milieu de la longueur , retrecie et emoussee aux deux extremites . renflee et un peu gibbeuse; sa surface renscigne de gros plis, espaces et d'au- tant plus prononces qu'ils sont situes plus pres de I'extremite analc: region du ligament droite, oblique et convexe; region palleale a peine sinueusc et s'etalant en pente douce; crochets contigus. Observations. Jeneconnais leAf. nudus qu'a 1'etat de moule: il differe du Modiola wqualis Sow., dont il a les proportions, par son contour et princi- palement par son cote palleal insensiblemcnt sinueux, par le retrecissement tmccal et par ses plis; les deux especes sont, du reste, fort voisines. Explication des figvret. PI. IX, fig. 8. Exemplairc de grandeur naturellc, vu de profil. 9. Le HH'IIIC, vu sur le ligament. I. nriil it,-. J'ai decouvert le M . nudus dans le senonien superieur . a Ciply. N 141. MYTILUS ACTIMISOTUS de Ryckholt, 1850. (PI. IX, fig. W, 11.) M. Testa tenui, abbreviatd, ventricosd, ovali, postice angustatd, alibi passim fere eequilatd, radiatim costulis 15 planulatis, lente latescentibus sulco, distinctis et concentrice slriis remotis ornatd; latere ligamenti levi, convexo ; latere palleali levi, abruptissime compresso. Dimensions. Longueur 15 mill.; par rapport d la longueur, epaisseur . angle apicial 72. Coquille mince, raccourcie, ventrue, ovale, retrecie en arriere, conservant cnsuite a peu pres la meme largeur dans toute son etendue; sa surface est marquee en long d'environ 15 fines cotes aplaties, qui ne s'elargissent que tres-insensiblement; ces cotes sont separees par un etroit sillon et coupees de loin en loin par des lignes d'accroissement peu prononcees qui, a leur intersection avec les cotes, engendrent une fine granulation peu visible a I'oeil nu; region du ligament lisse et convexe: region palleale lisse et repliee pres- que verlicalement pres des crochets. TOME XXIV. 20 1S4 MELANGES PALEONTOLOG1QUES. Observations. Le M. actininotus differe de ses congeneres fossiles connus, par 1'absence de tout ornement autre que des lignes d'accroissemenl sur les regions palleale et ligamentaire,tandis que le dos est couvertde rayons; son epaisseur, comparee a sa taille, est aussi fort remarquable. Explication des figures. PI. IX, fig. 10. Exemplaire de grandeur naturelle, vu de profil. H. Le meme, vu sur le ligament, au trait. Localite. J'ai decouvert cette moule dans le turonien de la province de Liege; elle ne conserve le test que tres-rarement. N 142. MYTILUS QUETELETIAMJS de Ryckholt, 1850. (PI. IX, fig. 14,15.) M. Testa crassiusculd , ovato-trigond , postice angustatd et oblusd, antice dila- tatd et oblique rotundatd; media longitudinaliter et arcuatim inflatd, costulis planulatis radiantibus, sulco distinctis, interdiim dichotomis, etplicis sir Us- que concentricis ornatd et imbricatd; latere buccali brevi; latere ligamenti recto et obliquo. Dimensions. Longueur 28 mill. ; par rapport a la longueur, largeur epaisseur ^; longueur du cote anal 26 mill.; angle apicial 100. 15 . 100' Coquille assez epaisse,ovale, un peu trigone, retrecie etemoussee en arriere, dilatee et obliquement arrondie en avant, marquee d'un fort renflement longi- tudinal et arque, et a cote de ce renflement, sur la region palleale, d'une de- pression qui va en s'elargissant a partir des crochets ; sa surface est ornee en longde cotes rayonnantes, aplaties, separees par un sillon et souvent bifur- (juees, et en travers de quelques plis entre lesquels on observe de fines stries tres-rapprochees ; il resulte de cet ensemble que la surface , surtout pres des bords, parait imbriquee ; cote buccal court; region du ligament convexe et limitee exterieurement par une ligne droite et oblique; region palleale tres- comprimee et depassant faiblement les crochets; ces derniers sont courts. Explication des figures. PI. IX, fig. 14. Excmplaire de grandeur naturelle, vu de profil. 15. Le meme, vu sur le ligament. Localite. J'ai decouvert le Mytilus Queteletianus dans le neocomien? du Hainaut avec le M. angustus ? Roem. , lineatus Sow. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. 155 N 143. MYTILUS MORRENIAISUS de Ryckholt. 1850. M. Testd ovato-oblonyd , subquadrilaterd , inflatd, yibbosd; latere buccalibrevi, obtuso; latere anali antice oblique rotundato ; latere cardinali arcuato , con- centrice lamelloso; latere palleali postice convexo et exstante, antice exca- vato; umbonibus brevibus, recurvis et contiguis. Dimensions. Longueur 1 5 mill.; par rapport a la longueur, largeur e'paisseur -j^; longueur du cote anal 13 mill.; angle apicial 105. 57 . 100 ' Coquille ovale, oblongue, tres-incompletement quadrilatere , renflee, gib- beuse, marquee de lignes d'accroissement onduleuses qui degenerent sur la region du ligament en courtes lamelles qui s'imbriquent; cote buccal court et emousse ; extremite anale obliquement arrondie ; cote cardinal arque ; crochets courts, recourbes, contigus et depasses par la region palleale, qui est evidet' en avant et convexe en arriere. Observations. Le M. Morrenianus a des rapports de forme avec les M. cequalis Sow. , Materonensis et mornatus d'Orb. , tout en se distinguant de chacun d'eux par un caractere qui lui est propre et que la comparaison des figures fait suflisamment ressortir. Explication des figures. PI. IX, fig. 16. Exeraplaire dc grandeur naturellc, vu de profit. 17. Le meme, vu sur Ic ligament. Localite. J'ai decouvert cette coquille dans le silex subordonne au terrain senonien, a Haccourt (Liege); elle conserve le test '. ESPECES DENOMMEES. Ur mill- ll ii l".. M'ltiiHs riiH-iiiiniiif de Ryckh. Lefebvreanus de Ryckh. Mytilut Cordnliatms de Ryckh. Mosensis de Ryckh. 1 Jusqu'a ce jour, aucune espece de ce genre n'avait etc cilce dans le terrain carbonifere du pays; cc- pcndant nous avons pu en decrire 17; si, a ce nombrc, nous en ajoutons quelques autrcs demies comme Cardiomorpha , nous voyons qu'a 1'^poque carbonifere, ce genre avail acquis, en Relgiquc, un devcloppc- mcnt specifique qu'il n'a plus attcint dans aucune des nicrs subsequcntcs. 156 MELANGES PALEONTOLOGIQUES. Mylilus Fontenoyanus dc Ryckh. ligonula de Ryckh. fabalis de Ryckh. prcepes de Ryckh. apicicrassus de Ryckh. rctrocessus de Ryckh. palmatus de Ryckh. Wesemaelianus de Ryckh. Toilliezianus de Ryckh. ampliatus de Ryckh. divisus de Ryckh. awpclitcecola de Ryckh. cestinotus de Ryckh. pernella de Ryckh. Omaliusiana de Ryckh. Liaslques. Mytilus psittnolus de Ryckh. Mytilus Terquemianus de Ryckh. Neocontlennes ? Mytilus anguslus? Roem. Queteletianus de Ryckh. Turonlennes. Mytilus fienedenianus de Ryckh. COCB de Roem. concentricm Goldf. Tornacensis d'Arch. Mullen de Ryckh. Aquisgranensis de Ryckh. pileopsis d'Orb. Senonlennes. Mytilus nudus de Ryckh. Ciplyanus de Ryckh. Morremanus de Ryckh. MYACIDJE D'ORBIGHY. Genre MYA Lamk. Coquille ovale, oblongue, inequilaterale , presque inequivalve, fortement baillante, surtout a la region anale; impressions palleales tres - marquees , laissant un sinus profond , oblique : impressions musculaires au nombre de deux a chaque valve, une triangulaire, transverse a la region anale, 1'autre allongee et transverse a la region buccale ; ligament interne s'inserant dans un cuilleron vertical de la valve droite, et dans un cuilleron interne, place sous le crochet de la valve opposee. Observations. Les depouilles de ces animaux , d'apres nos connaissances . se montrent pour la premiere fois dans le turonien inferieur; ils vivent en nombre dans toutes les mers de notre epoque. N 144. MYA LJEVIUSCULA Sowerby. LUTRARU GURGITIS Brong. apud Nilson , Petrif. Suec., p. 18, pi. 5, fig. A, B, C. Brong. apud Hizinger, Leth. Suec., p. 67, pi. 20, fig. \. MELANGES PALEONTOLOGIQUES. J57 |'\MIM \ i.i 1:1.111- I'.iiiiu. iiinul KeilSS, lorn tit. , p. \ 1 , pi. 26, flf. 3. Urong. n/iiiil Grinitz, Charackt., etc., p. 12, pi. 2, fig. 2. Mv* 1. 1 MI -i 1 1 \ Sow. apud Fitton, Transact, ofthegeol., vol. 4, 2" sirie , p. 340, pi. 16, fig. 6. Sow. opurf d'Orbigny , loco cit. , p. 326. M. 7'es i 1 : 1 1 -i rouge 4 I Glaise avec pyrites 1C > fctage cenomanien . . . / r . ( Calcaire crayeux 4 50 (' ( Argile bleue compacte 4 | Calcaire crayeux 8 SO if bane. { ., ( Argile bleue comp Senonien inferieur ? Terrains tertiaires et nioder- nes .rgile bleue compacte a ( Calcaire crayeux S 3 bane. ! 1 Argde bleue moms compacte 1 i Silex S Bonne-pierre a SO Ores I 50 M .1 1 in- ou calcaire compacte 5 SO Tul plus ou moins dur 8 50 Terre vegctale i Page 19. fi'ri's i-i-nlillri'. Les Tossiles renfcrmes dans ce dlpdt sont rapportes, dans le Prodrome de paleontolo- gie, a I'ctage senonien, et aux etages s^nonien et danien, par M. Geinitz, dans sa derniere publication sur la faunr cretacee des diverses contrees de I'Allemagne. Comme a Tournay on n'a rencontrl d'autres cephalopodes que des nautiles, il y a lieu de croire que ce depdt est de I'ige danien. Ainsi se confirmerait I'opinion emisc par M. le profes- seur Dumont, que, dans certaines localites, ce gres superpose I'^tage a Selemnitella mucronata. Au reste, la dis- tinction des deux Stages est loin d'etre assise sur des bases definitives. Page 33. Terrain turonien. Le turonien proprement dit, d'apres la nouvelle distribution des terrains cretaces proposee par M. d'Orbigny, devient un ieuse, on trouverait sans peine des arguments pour combattre cette innovation grammaticale. Page 149. MYTILUS CONCENTRICUS. M. Geinitz rapporte a tort cette coquille au Mytilus cequalis Sow., en la faisant figurer dans tous les Stages cretaces allemands, a partir du c^nomanien; en sorte qu'ellc aurait joui du rare privilege d'echapper cinq fois aux causes qui onl amene" la destruction de ses congeneres, depuis 1'epoque neocomiennc inclusivement. L'espece c^nomanienne qui nous occupe devra prendre le nom de Nervicanus. Je la ferai figurer. Page 157, 2 e ligne, au lieu de Grinitz , lisez Geinitz. Page 157. MYA L^JVIUSCULA , synonymie. Au lieu de MYA LvinscnLA d'Orb., lisez PANOPSA, etc. Page 160, au lieu de PHOLADOMIA ESMARKII , lisez PHOLADOMYA , etc. La surface de cette coquille, telle que je la comprends, d'accord avec les naturalistes allemands, est faiblement tuberculeuse; le Pholadomya Carantoniana que M. d'Orbigny lui assimile est depourvu de ce caractere , que ne signale non plus M. Nilsson. Faut-il en conclure que Tassimilation faite par 1'auteur francais n'est pas fonde'e? ou bien, les moules decrits par ces Messieurs sont-ils frustes? M. Geinitz a bien fait ressortir les differences qui se'parent le Pholadomya EsmarMi et le Pholadomya nodulifera de Munster, que Pon rencontre dans le meme etage. Page 162. PHOLADOMYA PUSCHII, diagnose. Au lieu de brevi-rotundato , lisez brevi, rotundato. PLANCHES. Le lithographe, en reproduisant les planches sur la pierre, a interverti la station normale de quelques coquilles; je crois, en consequence, devoir prevenir que, dans mes descriptions, j'ai suivi la methode introduite par M. d'Or- bigny. TABLE ALPHABtfTIQUE , SYNOPiYMIQUE ET GEOLOGIQUE DES GENRES ET ESPECES DECRITS OU OENOHMES. rl.AKCaiS. ViOIi. raiium 1 III.' Acmwa, Eschscholtz. V. Beltion, Montfort 56 it-rut nit a , Phillips. V. Capulus, 00 Anomianella proteus , de Ryckholdl 10 p. 3 Arcomya Ayassiz. V. Pholadomya, Sowerbv . .... lot) \iliintiilif. Rang 85 B. Bellerophon, Montfort 83 nodulosus, Goldfuss. V. Tuberculatus , d'Orbigny . 85 tuberculatus, Sowerby M B p It in It'n*, d'Orbigny 3 85 p 3 hyalinus, de Ryckholt 3 88 p 3 papyraceus 3 87 p 3 phalena ... 3 86 p 3 plicatus 3 89 p 3 subdiscotdes 3 89 p 3 C. Capulus, Me in fur: 53 * Dumonliunus , de Ryckholl 1 p In ct ifii*. . . , 10 p 8 vr incus, k 34 p. 3 168 TABLE ALPHABETIQUE. Capulus adroceras, de Ryckholdt . . PLANCHES. \ PAGES. 35 TERRAINS. P. KTAI.I 3 corpuratus, euomphalaides, ;,j . . . \ \ 38 37 P. P. 3 3 tubifer, Sowerby. . . . . . \ 34 P. 3 rectus, de Ryckholdt . . \ 36 P. 3 elongalus, Goldfuss. V. Lituus, de Ryckholt . . .'. flexicostatus , de Ryckholt , . 1) 1 38 39 c. 4 lituus, .... .... 38 c. 4 rhynchdides Cardinia Agassiz . . . . l' 1 40 99 c. 6 angu lata, de Ryckholt colliculus, Mans, Hulloziana madlenla, de Ryckholt 1 6 6 6 104 102 103 100 107 p. p. p. p. p. 3 3 3 3 3 nucularis, 6 101 p. 3 ovalis, de Koninck ... 6 106 p. 3 salebrosa, de Ryckholt. ... . . 6 106 p. Scherpenzeeliana , de Ryckholt 6 103 p. 3 tellinaria, de Koninck . 6 106 p. 3 Toillieziana, de Ryckholt . 6 103 p. 3 uneinata, 6 104 p. 3 utrata, de Koninck 106 p. 3 copides, de Ryckholt .... . . . . 6 108 J. 1 Cardita Esmarkii, Nilsson. V. Pholadomya 160 Cardium caudatum, Ro3mer. V. Pholadomya cequivalvis. . . lucerna, Forbes. V. Pholadomya cequivalvis . . . . Cerambycites amphisbcena , Geinitz. V. Gastrochcena .... Chiton, Limit' ... 162 162 117 63 )) )> Sealdianus, de Ryckholt. . . ... . . 63 )) )> Sluzeanus, Chitonellus, Lamarck .... 2 64 63 p. 3 Barrandeanus , de Ryckholt, sous le nom de Chiton. Chitonidce, d'Orbigny 2 65 63 p. 3 Clavagella , Lamarck 109 coronata, Deshaeyes 109 T. 2 TABLE ALPHABETIQUE 169 < i ii UK/I I In tibialig, Lamarck. Clavagellidas , d'Orbigny . . Corbula wquivalvit, Gold fust Crepidulidce , d'Orbigny . . D. Dentalidce, d'Orbigny ... A 66 n n Dentalites cingulatut, Schlotheim. V. Ditntpa clava . . . . Dentalium , Lamarck * 122 66 a n tii/ it inn , Goldfuss 66 P. 2 Navicanum , de Ryckholt 10 P. 2 priscum , Sandberger 66 dentalioidium , de Ryckholt 68 n lltll I/ II II I:'. .... 2 67 P. 3 ingens, de Koninck 68 P. 3 ' -1-1111111111 V. Dentaloideum 68 perarmatum, de Ryckholt 2 67 P. 3 priscum, Munster 68 P. 3 n/ /i i- n n ii.i , de Ryckholt 2 71 C. de forme, Deshaeyes. V. Ditrupa 122 a ellipticum, Sowerby . 72 a Reuss. V. Michauxianum . 72 Geinitzianum . de Ryckholt . 70 c. 4 medium , J. Sowerby . 69 c. 4 J. de C. Sowerby. V. Geinitzianum . . . Michauxianum , de Ryckholt .... 2 70 72 I c. n 4 lillllsillHIIIII . . . . 70 c. D iii- in in in. Lamarck 70 Jt Mantell. V. Reussianum 70 D Sowerby 70 Browni, Hizenger. V. Ditrupta clava . . . clava , Lamarck. V. ... croMtim. Deshayes. V. ... Mosce, Goldfuss. V. ... srj-carinattim , Munster. V. X n 122 122 122 122 122 n 1 I J) 1 470 TABLE ALPHABETIQUE. PLillCHES. PAGES. TERRAINS. Denlalium bicostale, de Ryckholt 2 71 C. Dilrupa , Berkeley. ... 120 devonica, de Ryckholt 6 P. carbonifera, 6 125 P. defortnis , d22 C. Ciplyana, . 6 224 C. clava, 122 C. Donadtes, Schlotheim. V. Pholadomya i 159 Dorsomya dorsata, de Ryckholt 10 p. E. Emarginula , Lamarck carbonife Munsteri cellulosa , fiexuosa , galericuh gibbosula , gravid a , impressu , loculata , nuda , Filigraua , Berkeley fiti/brmii Fistulana , Bruguieres Lamarck k B 42 (l f era, de Rvckholt \ 43 P. "iana , P. i, 2 52 C. _ 1 45 C. lus , 2 48 C. a, 2 49 C. 2 50 C. a , ... ... 2 47 C. 1 44 C. 'phala , 1 2 45 50 C. C. etacea , 2 51 C. efrance. V. Ditrupa clava 122 nphalus) pseudo-serpula , de Ryckholt. . serpula , . . F. , ' v(v,V> ;>'. 5 5 125 > de Ryckholt 125 C. s 117 HI na, Geinitz. V. Gaslrochcena .... 117 TABLE ALPHABETIQUE. Vi&swella, Brugifcres rtiKcm ruu. ST TllkilM ' Recqiana , v> SS r I Nystiana , .... 2 55 r i l.rml it'll , 10 55 r Fisturellidw , d'Orbignv 42 G. Gastrochcena Essensis , de Ryckholt 149 r | Tornacen$i$, . . .... 5 119 r 1 amphisbwna, r JL Royanensis. d'Orbienv . 1 17 r K fi in mm i/ a Agassiz. \. Pholadomya 159 H. Hulcion, Montfort 56 til ifin a, de Ryckholt . . 58 p liumilix . .... 2 59 p Z luli-rul is. 56 p loxoqonoides , 2 57 p 3 dijcrepuns, ... . infraliasina , Koninckiana , 2 2 2 61 60 62 J. J. r 1 1 i Normandiana , 2 61 r i Civlyana , 10 f Hi'inii'ui'tliitiii . Brongniart. V. Pholadomya . 159 flipponix. Defrance. V. Capulus 33 Homomya, Agassiz. V. Pholadomya .... 159 I. Infundibulum, Montfort 41 Tomacense, de Ryckholt .... . . iO c .i Ciplyanwn , B 41 r. f, 172 TABLE ALPHABETIQUE. Jouannetia, Desmoulins. V. Pholas. 159 L. Lithodomus, Cuvier ... 127 Hannonice , de Ryckholt pyriformis, d'Archiac 7 130 129 C. C. suborbicularis, . .... 130 C. Ciplyanus , de Ryckholt . .? 7 127 C. modiolus, similis, Lottia, Gray. V. Helcion 7 131 128 56 C. C. Lutraria gurgitis, Nilsson. V. Mya Icnviuscula 156 Lvsianassa. Miinster. V. Pholadomva. 159 M. Meloptoma, Phillips . . . . . . 56 . heptaedralis, de Ryckholt Modiola concentrica, Roemer. V. Mytilus concentricus . . . Faba, Muller. V. Mytilus Mullen granulosa, Potiez et Michaud. V. Mytilus Colics. . . Mya, Martin. V. Cardinia. 2 59 149 150 147 99 P. ovalis, Martin. V. Cardinia ovalis 105 P. Zieten. V. Pholadomya 159 156 Iwviuscula , Sowerby ... 156 C. Tongrorum, de Ryckholt . . 5 158 T. Myacidce, d'Orbigny 156 Mytilidw, 127 Mytilus , Limn' 1 137 i Flcenianus, de Ryckholt 7 132 P. Lefebvreanus , 7 134 P. ampelitcecola , . i,v''&i 8 143 P. apicicrassus , ... .... 8 138 P. TABLE ALPHABETIQUE. J73 Cordoliunus, fabalis, Fontenoyanus ligonula , Maria, Mosensis , Omaliusiana, palmatus , prcepet , pernella , retrocessus , Toilliezianus , Wezemaelianus , psilinolut , Terquemianus , art i n i in it n. >. Aquisgranensis Benedenianus, datratus, d'Archiac concentricus , I CoUce, Romer in flatus, Mulle Mulleri.Ae R; pileopsis , d'Orbigny Tomacensis, i miilnliitiix , Re Ciplyanus , Morrenianus , nudut, Queteletianus , Ryckholt n !> in 8 MOM. 143 TIIUIKI. P. 1 1. 1 3 7 134 P. 3 7 137 P. 3 7 136 P. 7 136 P. 3 8 142 P. 3 7 135 P. 3 8 144 P. 3 8 140 P. 3 7 138 P. 3 8 144 P. 3 8 8 139 141 P. p 3 3 8 140 p 3 9 145 J I 9 146 J 9 153 r 4 151 c 4 9 147 c 4 chiac 151 c 4 Qnster 149 c 4 147 c A . V. Mylilus pileopsis A 151 ckholt 150 >ienv . 151 Archiac 150 ss. V. Mi/iilux Cottce 147 le Ryckholt 9 152 c ft 9 155 c 9 152 r A 9 I',, r. R M. Mntira globosa , lloen. V. Katieodon plicistria, Phill. V. TOME XXIV. 79 79 174 TABLE ALPHABETIQUE. Natica semistriata , Miinster. . . PAGES. )) PLANCHES. 74 TEBRAINS. )) STAGES. spirata, Phillips. V. Nalicodon )> 80 t variata, V. )) 79 nodoso-costala , Reuss. V. Nerita cestophora .... Naticidce, d'Orbigny J) 82 73 )) B Nalicodon, de Rvckholt . 75 - J pyrula, de Ryckholt otarioide, 3 3 76 77 P. P. 2 2 brevispira , 3 78 P. 3 globosum, spiratutn , 3 3 79 80 P. P. 3 variatum, Narica, d'Orbigny 3 79 73 P. 3 spinescens, de Ryckholt 3 74 P. 3 Nerita, Linnc 81 1 It plicistria , de Koninck. V. Naticodon globosum . . . spirata , Sowerby. V. &. . . variata, de Koninck. V. ... cestophora, de Ryckholt . 3 79 80 73 82 }) B C. )) 4 3 8! C. 4 0. Orbicula , Lamarck 91 )) Orbicella psammophora de Ryckholt . 4 94 p. 3 Orbiculoidea Cantraineana, Cimacensis , 4 4 92 92 p. p. 2 2 Namona , Davreuxiana , de Koninck 10 4 )) 95 p. p. 2 3 Dumontiana, de Ryckholt , . gibbosa , 5 4 98 96 p. p. hieroglyphica , . . 4 93 p. 3 mesoccela, nitida, Phillips 4 4 96 92 p. p. 3 3 obtusa, de Ryckholt 5 97 p. 3 tortuosa, 5 98 p. TABLE ALPHABETIQUE 175 Orhiculoidea Archiaciana II IM III . riau. 91 TIKBilM. c. 68 I p. Panopea gurgitis, Reuss. V. Mya Iceviuscula I 156 IcBviuscula, d'Orbigny. V. Mya Iceviuscula .... Patella , l.imir. V. Capulut. . )t 156 33 V. Emarginula . . B 42 I) V. Helcion B 56 I Patelloidea, Quoy et Gaimard. V. Helcion 56 Pachymia gigat , Sowerby. V. Pholadomya Phuretrium, Koenig. V. Ditrupa ... .... 161 120 Pholadida; , d Orbigny 111 Photos , 1. in nr 114 Kickxiana , de Ryckholt . . 117 c. Nystiana, 5 116 c iupracretacea , 5 115 c Pholadomya, Sowerby 159 transversa, de Ryckholt 9 159 p Tornacensis, 10 p Visetensit, .... 10 p cequivalvis, 162 c niinliitii, Rcemer. V. I'lml. cequivalvis. . . . qiqas, d'Orbignv. 162 161 1 Esmarkii, Goldfuss 160 c Koninckii , Nyst. V. Phot. Esmarkii .... oblitterata , Potiez et Michaud. V. Ph. Esmarkii. Puschii, Goldfuss I 160 160 162 a 1 T Pileopsis, Lamarck. V. Capulus 33 Pyrgopolon Mosce, Mootfort. V. Ditrupa clava. . . . 122 S. Scaldia Kickxiana, de Ryckholt 10 p Lambotteana , 10 P. 4 4 6 3 3 I 6 176 TABLE ALPHABETIQUE. Septaria Lamarck. V Teredo - 111 - - Serpula septemsulcata , Geinitz. V. Ditrupa deformis .... socialis Miiller V. Filigrana filiformis . 125 126 sulcataria , d'Archiac. V. Ditrupa deformis .... Scrpulidw de Rvckholt - 123 120 )J 99 10 P. % 10 B P. 10 P. 5 Spirifer pseudo-cheiropterix , de Ryckholt 5 T. Telliniles Schlotheim. V. Cardinia 99 B n Teredo , Linne 111 Mosensis, de Ryckholt 112 c 6 Burtini, Deshayes 115 T divisa, de Ryckholt 5 115 T 2 frugicola, 112 T 2 Thalassites , Zieten. V. Cardinia 99 IJ. Unio, Sowerby. V. Cardinia tellinaria, V. Cardinia tellinaria . . utralus , Goldfuss. V. Cardinia utrata 99 100 100 Xylophaga , Turton. V. Pholas 114 FIN DE LA TABLE ALPHABETIQUE. Nrm.cour.cl .Mcm.drs sav. rtrano. Tom.XX!\, Irii i. ill- M.clr llvrLlinll.ri.l. I -- i3 3t ^^ I.IS 33 to 20 * ^^^H I -'() IMS i -2 Cii|)iilns Diiiiiiiiiliiiiuis . ilr Kvrk. I' 1' i.'J. C:i|iiilus liliius, ilo K \ck ('.4 ^.'>-^'4 I'is. KniaroiiiiilH lornliila.dr RvcL.('4 nclroccrtis , I!.'! M.I.'I. flrxiroslattis. C.4 -'.'>-J7. seiiiniiila, C. ivclux. P..T ifi-i8. HIMII liiiulrs. ('.(>. 28- :o-o2. slfiiosoma . ' () in P.%1. JI.21. ula . iniiirlirriiliala , ('.4. com 1 , i-fssa, Fissiirrlb Xvstiana.dc Kvck.C i SJ.3G. Chiton Sluscamis. tic Rvck. P.3. _ oalrricnlus ('4. 21. llclcion loxootuioulcs P3. 3/.38. Chilonf HIIK RnrramlraiuiS. P.3. oililiosiila, C.4 i".' ^.'! .\lct(i|iloina liqitacdi-.ilis P.3|3().io. IVutaliiim iirraniialiiiii, P.3. ij.io ^rnvida, ('.4. ;^.:.">. llclcion iliscriMmns, .!. LJ.ii. it. iiuniualc. - P.3. *w ' ii i- suin-iirrrtacra C.6. jC.i7. infraliasina. J. i.;iJ44 birostalr, f.C. sii|ii;irrcta(Ta, C.6. cclliilosa, __ ('4. 28.2{) liiinnlis i.i c(v Kissmvlla Caiilraincana. ('.4. 3i.3s Xoniiiuuliana, iy.i8. _ Hccijiaua, C.4. 33.34. Koninckiana, R3 a c.4. allrnuuts, C.X MiJl.lllM.IIUIItl C.X .linn ronr.rl .\lciu. . .\;ilir' Sow. P.3. Mi'iii.riiiir. cl .Mem. ties sav.clrano. Tom \\l\ Ai.iii- iiu-kUi, N.IV. i.a.Orbiculoidea Cantnunmtu , dc Hyt\ . I". " m-ro Orliu-uloulea InoTO^Ivplnca.clc R 4 vck . I 1 . 3. A4. CimaeeBsis, P. 2. 21-14. ^ibdosa, P. .>. 5.6. inlnla d'Orli. P.,'{. L'J.-.'fi. iliosococla , P. 3. - 11 Orlmvlla psunnunihora, tie llvrk. !'.;>. 27-2,9- Davrruxiana , d'Ort. P. 3. Mrat.cour.rl Mi-m dcs .s.u. rii-mo. Tom. XXIV. .VUi.do .M.,l,. livrklioli, IM.V. 1.2. Orlncnloidcii (>l>liis;i, dr llvck . \'.'.\. .'!. 4. torluosa, !'.!>. .1 (!. Diiuioiiliana , P. 3. - 10 : indctcnni IK-OS, I'. 3. ii r: Teredo Bill-tun , ul. divis.i , Dosli. T. 2. ilrKvck. T.a. U i(>. I'luilas suprncrrliicra, drRvck.(\(> Q V /' ' IJ. IO .\_VSllilllU, 1.4 19-22. (inslrorluriiii anipliislurna , ('. 4 J.. 2(1. \\\:\ Toiiororiiin. T. .Win rour. rt MriM.di'.s sav. rlraug. Tom. .\.\l\ Mcm.dc M.dp RvrUioll.Pl.VI ''! cj/" ( >A-' I - 3. Cnixliuia colliciiliis. 4 ."). Toil lie /. iann, 6.7. IlilUIS, 8. q. uiirinata, in ii. amjiilata , 12 i.V SclHT(>cirxp'Iiiina, 14. iJ salrbrosa , . f. .V P. 3. j 22.23. P. 3. P 3. P. 3. 16. 17. Cnrdinia innciloiiUi , sav. etnuuf Tom XX IN'. ilrin.ile .M.clrKvrkUl, PI. VI ,1, br, /.r*i Jtf i i 1 l.ill.oflnmus Ciplvaiius . . similis, C. 6. , l4-i5. MOSCIISIH, P. 3. G. J. Iliiniiiniiii*, C. 4- .('.17. Koiitruovanus, P. 3. P. 2. 18.13. liooiuila, P. 3. . P. 2. I 20 Si. _ . fabalis, P. 3. 8. (). Mvlilus Klocniaiius. lo.ii. IcKcbvreanus. Mi'-m.cmir. rl Mrm.ilrs s;i\ . i-lrano. Tom. \.\l\ .Mi-Hi. (U- Mill- Kvckl.oll, I'l .VIII. I . -2. Mvlllus ',\. 4. ;i|'icici-assns. 5. (!. rclroi-i-ssus. 7. 8. palinaliiK. I). Ml. _ .IIM|)|iaUlS. it. ii' _ WcMHUwtianui Kvck I' ."> i.i 14 M\ lil iis Toillii-xiaiiiiH, dp Kvck . P. 3. I' .i iJ. 16. .. llariir. ! P. 3. P.."?. \-j amprliUrrola, P. 3. P. .1. 18. 13. rrslinotiiH. P. 3. P. 3. i 20.21. pcrnella. P. 3. P. .1 22. a3. _ _ Onialiiisiaiiu, . P. 3. .M/'in . rour. (*l .Mi'in.ilcs s;iv cli'aii". Tom \.\l\ MOM dr .\l.. c. TerquemuMiuB, Bt'iH'drniiuiiis, J. I. 12. ('. 4. .4. .5. f. G. C.6. 7- TornacoiiNiK, il'Arrh. (.'. 4- i(>. IT. Jlorrruianus, C.6. 8. % q. uiiiliiH, (IrtUrk. ('. 6. 18. ij. I'lioliuloinva transversa, P. 3 . CipU-anus, Qurtclcliaiuis, MormiianuH, Mem. four <-l Hon.dn *a\ oirmio Tom.\\l\ . Mrm.ilr \l d- KvrU.oll.lM.X. A ) i. a. I'liolaildiin.-i Visclcnsis.de lUrk. I'. 3. 10. ii.Kissmrlln l.rtxlira , drlUrk.C.G. i8.i<). Soloiella sralprllitH, i\e Uvok. I' 3. 34- Toi'iiiuvnsm, . I'.. 1 ?. 12. Dcnlaliiim .NaMramim, P. 2. 20. Uorsoniva dnrsala, P. 2. 7 ('aiinliis liccliriis, P.2. i3-i,T.()rliirulo'i(lrH Nainoim, P. 2.1 21-2.1 Anoiiiianrlla IVolnm, P.3. G InCiiiiililiiiliiinToniiufiisp, _ C.4. ifi Soleniva devonira, 8.ot(rana, . Kirkxiann, P. 3 P3. DESCRIPTION DES ENTOMOSTRACES FOSSILES UES TERRAINS TERTIAIRES DE LA FRANCE i: I DE LA BELGIQUE; J. BOSQUET, y i minvvCll..t , 1EXBRE COnRF.SPOMUM DE LA SOCIETE ROTALE IIES SCIENCES DE LIEGE ET DC L V SOCIEtF. UES SCIENCES UTILES ' II \-l. v- :.li ll'l.l.!.:'. K tU icn ieurs de Menilmontant , vue en dessus. De ma collection. 3, 6. Carapace eritiere de la meme localite, vue du c6t dorsal. De ma collection. 3, c. La meme, vue du cote pectoral. 3, d. La meme, vue par l'extremit anterieure. 4. CYTHERELLA JONESIANA nov. spec., 1850. PI. I, fig. 4, a, b, c,d. Les valves de cette Cytherella presentent un contour allonge-subtetragonal ; elles sont arrondies en avant , obliquement tronquees en arriere , et leurs bords superieur et inferieur sont presque paralleles et faiblement sinues au milieu. Leur voute dor sale est aplatie, faiblement convexe au milieu et parsemee d'un grand nombre de points creux arrondis et peu profonds ; a une petite distance des cotes anterieur , inferieur et posterieur, elle pre- 1 Bosquet, 1847, Description des Entomostrace's fossilesde la craiede Maestricht, p. 16, pi. Ill, fig. 2, a,b, c, d. Comme je n'avais trouv6 alors que des individus bivalves de la Cylherella auri- cularis, je 1'avais rapport^e, par analogic seulement, au genre Cypridina. Depuis ce temps, j'ai trouve' plusieurs valves se'parges, et j'ai ainsi eu occasion de pouvoir reconnaitre une erreur que je ra'empresse de relever ici. 2 Je dois a 1'obligeance de M. Ch. Laurent, de Maestricht, la communication d'echantillons du gres calcarifere de cette locality de Belgique. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. il sente une partic relevee en forme de bourrelet, sur laquelle disparaissent les points creux et dont les bords exterieurs retombent presque verticale- ment sur la partie marginale, qui est fortement comprime'e. La cavite interne des valves est peu profonde et le tubercule interne ires-petit. La fossette externe, qui repond au tubercule interne, est si petite que le plus souvent elle est presque imperceptible. La carapace, vue du c6te dorsal ou du c6te pectoral , pre'sente un aspect cuneiforme; vue par 1'extremite anterieure, elle offre un aspect ovale- subhexagonal. Rapports el differences. Elle se rapproche de la Cytherella William- soniana Jones *, du systeme cretace superieur de 1'Angleterre; elle s'en distingue neanmoins facilement par la surface de ses valves creusee de points arrondis, par la section longitudinale de sa carapace en forme de coin et par le contour transversal desa carapace ovale-subhexagonale. Dimensions. Longueur 0,75 de millimetre, hauteur 0,4 de millimetre et epaisseur 0,52 de millimetre. Je dedie cette espece a M. Jones, de Londres, qui s'est occupe avec talent des Entomostraces fossiles des terrains cretaces de 1'Angleterre. Gisemcnt et localites. - - Elle est assez rare dans le terrain eocene supe- rieur (sables de Fontainebleau ou couche a Ostrca cyathula), de Jeurre et d'Etrechy, pres d'Etampes (Seine-et-Oise), en France. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 4, a. Valve gauche de la couche a Oitrea cyathula de .leurre, vue en dessus. De ma collection. 6. Carapace entiere provcnant de la meme couche d'Etrechy, vue du c6te superieur. De ma collection. c. La meme, vue du cote inferieur. d. La meme, vue par I'extremit^ anterieure. 1 Jones, 1849. A monograph of the Entomostraca of the cretaceous formation of England, pg. 31, pi. VII, fig. 26,-i. TOME XXIV. DESCRIPTION II. GENRE BAIRDIA. M'Coy, 1844. CYTHERES spec. Von Minister, 1850. Jahrbuch fur Miner alog ie , etc., von Leonhard und Bronn , p. 62 et suivantes. CYTHERIN^E Roemer, 1858. Ibidem, pp. 514-519. 1840. Die Versteinerungen des norddeulschen Kreidegebirges, p. 104-105. M" COY, 1844. Syn. of the charact. of the carbonif. limestone foss. of Ireland, spec. Philippi , 1844. Tertidrversteinerungen des nordwestlich. Deutsch- lands, p. 63. Reuss , 1845-46. Die Versteinerungen der bohmischen Kreide 'forma- tion, l ste Abth., p. 16, und2 le Ablh., pp. 104-105. CYTHERES Bosquet, 1847. Me'moires de la Socie'te royale des sciences de Liege, t. IV, pp. 356-558. 1847. Description des Enlomostrace's fossiles de la craie de Maeslricht, pp. 6-8. Bronn, 1848. Index Palceonlologicus. Uebersicht derbisjetzt bc- kannten fossilen Organismen, pp. 595-596. Cornuel, 1849. Descript. de nouv. foss. microscopiques du terrain cre'tace infe'rieur du depart, de la Ilaute-Marne. (MEMOIRES DE LA SOCIETE GEOLOGIQUE DE FRANCE, 2 rae serie, t. Ill, p. 241-246.) CYTHERIN./E Reuss. 1849. Die Fossilen Entomostraceen des dsterreichischen Ter- tidrbeckens , pp. 7 et suiv. (aus den Natunvissen- schaftlichen Abhandiungen, von Wilhelm Haidinger, III Band, l ste Abtheil.). CYTHERE (sub-genus) BAIRDIA, Jones, 1849. A Monograph of the Entomoslraca of the cretaceous formation of England, p. 22-27. Carapace cornee ou corneo-calcaire , formee de deux valves inegales , trigones, ovales, ellipso'idales , reniformes ou mytiliformes et plus ou moins convexes. La surface exterieure de ces valves est lisse ou creusee de points plus ou moins nombreux, ou garnie d'epines, le plus souvent extremement minces, piliformes ou aciculaires. II arrive frequemment que les bords sont transparents et qu'ils montrent alors dans leur epaisseur des stries blanchatres , dirigees du centre vers la circonference. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 19 La valve gauche est constamment plus grande que la valve droite et embrasse fortement les bords superieur et inferieur de cette derniere. La charniere dorsale est formee sur la valve gauche, d'un sillon longitu- dinal qui, vers le milieu de ce bord, devient ordinairement si elroit, qu'il parait presque totalement efface en cet endroit. Le bord dorsal de la valve droite est plus etroit que celui de la valve gauche et s'insere nette- inent dans le sillon du bord correspondent de cette derniere. Les bords anterieur, inferieur et posterieur de la valve droite des Bairdiu sont convexes, tandis que les bords correspondants de la valve gauche sont concaves et obliquement inclines vers le centre. Lors de la reunion des deux valves, les bords convexes de la premiere viennent se placer centre les bords concaves de la derniere. L'are"te interne du bord valvaire est garnie le long des c6te's anterieur, inferieur et posterieur, d'une lame qui est toujours tres-mince et le plus souvent tres-etroite, mais qui, chez certaines especes, par exemple chez les Bairdia /means, B. arcuala, etc., acquiert un tel developpement et fait une saillie si forte vers 1'interieur, aux deux extremites des valves, que des cavites profondes se produisent entre elles et la surface interne. Ces deux cloisons internes, aux deux extremites des valves, existent aussi chez les Candona. Le bord inferieur des deux valves des Bairdia est ordinairement inflechi un peu en avant du milieu, comme chez les Cytliere et les Cytheridea; il est en m6me temps un peu plus etroit que partout ailleurs; de sorte que la partie interne concave, ou bien devient tres-etroite en cet endroit, ou bien s'eflace totalement. II est souvent un peu saillant en cet endroit : il resulte de cette disposition que, quand les deux valves sont reunies , leur ligne de jonction n'est pas droite, mais oflre un petit prolongement ou lobe saillant sur la valve droite. Cette lamelle aigue, qui a ete designee par M. Cornuel sous le nom de lame pectorale, est plus ou moins deve- 1 Suivant M. Jones, la Bairdia siliqita ferail exception, et chez elle la valve droite serait plus grande, ce que cependant j'ai cherche en vain a verifier sur mes echanlillons : j'ai trouve", au conlraire, qne lous les individus bivalves de la Bairdia siliqtia ( Bairdia arcuata Roenier, spec.) que je possedc, ont, comme tons reux de ses congineres, la valve gauclie plus grande que la valve droite. 20 DESCRIPTION loppee suivant les especes, et sert a fermer plus completement les deux valves, parce que celle de la valve droite s'engage sous celle de la valve gauche. La paroi interieure de chaque valve des Bairdia presente constamment une petite fossette arrondie, tres-peu profonde et situee, non pas sur la ligne longitudinale mediane, mais entre cette ligne et le cote pectoral, vers le tiers anterieur de la longueur totale des valves. Cette petite fossette interne, qui est assez souvent imperceptible, ne correspond que tres-rarement a une partie saillante externe chez les Bairdia; mais, dans les especes vivantes et dans les echantillons fossiles qui ont conserve leur transparence, on remarque au microscope, dans 1'e'paisseur meme des valves , a 1'endroit ou se trouve cette petite fossette interne, un assemblage de laches arrondies ou anguleuses, plus transpa- rentes que la partie restante. Le nombre de ces taches transparentes, leur forme et leur disposition paraissent varier dans les diverses especes ; elles ont une analogic parfaite avec 1'assemblage de taches que Ton observe constamment sur les deux valves des Cypris et des Candona. Get assemblage de taches, dont jusqu'a present, on ne connait pas encore la nature et 1'usage, repond sans doule a quelque organe important de 1'animal et est remplace par un tubercule interne chez les Cyllierella , et par une fossette interne, ordinairement assez profonde et repondant tres-souvent a un tu- bercule externe, chez les Cythere. J'ai cru devoir de'crire comme genres les Bairdia et les Cytkerella, que M. Jones propose seulement comme sous-genres, parce que je ne puis pas douter que des differences aussi importantes et aussi constantes dans 1'articulation dorsale, jointes a des differences constantes dans les formes generates de leurs carapaces, d'avec celles des vraies Cythere, et cela chez des etres d'une aussi petite taille, ne soient aussi en rapport avec des differences dans lesanimaux, qui, jusqu'a present, n'ont pas ete suffi- samment etudies. Le nombre des Bairdia fossiles connues est plus considerable que celui des Cytherella. Ces deux genres etaient confondus par la plupart des auteurs avec les Cythere. Le genre Bairdia n'est represente, dans les DES ENTOMOSTRACES FOSS1LES. 21 terrains paleozoiques , que par un nombre tres-limite d'especes; on ne pcut en signaler que sept a huit dans la formation cretacee; il atteint un assez grand developpement specifique dans les di verses systemes du de*p6t tertiaire et parait avoir encore actuellement un assez grand nombre de repre'sentants vivants. J'ai trouve treize especes qui se rapportent au genre Bairdia, dans les de*p6ts tertiaires de la France et de la Belgique. Ces especes sont : 1. BAIRDIA FOVEOLATA, nov. spec. 1850. PI. I, fig. 5, a, b, e,d. Valves convexes, ovales-elliptiques, arrondies aux deux extremites et terminees en arriere par une partie comprimee assez etroite. Leur bord dorsal est arque, tandis que le pectoral est presque droit. Toute leur surface est ornee d'un grand nombre de points creux arrondis, peu pro- fonds , assez rapproches les uns des autres , disposes en lignes llexueuses , dont quelques-unes sont paralleles aux bords pectoral, anterieur, et dorsal, tandis que d' autres qui se trouvent sur la moitie posterieure de la longueur des valves, sont dirigees transversalement. La voute dorsale des deux valves rejoint la partie comprimee posterieure par une pente tres-rapide, se rattache au bord anterieur par une pente assez douce et retombe perpendiculairement sur le bord pectoral. La carapace presente une section transversale a contour ovale. Rapports et differences. - - Cette espece est parfaitement distincte et no peut 6tre confondue avec aucune de ses congeneres connues. Dimensions. - - Longueur 0,6 de millimetre, hauteur 0,35 de milli- metre , epaisseur 0,5 de millimetre. Gisement et localises. J'ai trouve cette Bairdia, qui est fort rare, dans le terrain eocene (sables moyens) d'Auvert (Seine-et-Oise), en France. EXPLICATION DES FIGURES. I' I . I , li I ; . "i , u . Valve gauche dos sables moyens d'Auvert , vue en dessus. De ma collection. 5, b. Carapace entiere de la meme localit^, vue du c6t sup^rieur. De ma collection. 5, e. La mime, vue du rod- infericur. 5, '/ La meme, vue par IVMrrrnili 1 aDlfrieurc. 22 DESCRIPTION 2. BAIRDIA SUBRADIOSA, Bosq. , 1850. PI. I, fig. 6, a, b, c. tl, GYTUERIIU SUBRADIOSA. Roemer, 1838. Jahruch fur Mineralogie und Geologic, von Leonhard und Bronn, p. 517, pi. VI, fig. 20 (Icon mala). Valves ovales-oblongues , obliquement arrondies en avant et marginees d'un rebord transparent, offrant, dans son epaisseur, un grand nombre de stries blanchatres et rayonnantes. Elles sont subanguleuses en arriere et terminees par une partie comprimee tres-etroite et tournee vers le cote pectoral. Leur bord dorsal est arque et le pectoral droit. Leur voute dorsale est luisante, quoiqu'elle soil parsemee d'un grand nombre de points creux excessivement petits. Elle est assez fortement bombee vers son tiers posterieur, d'ou elle se raccorde au bord anterieur par une pente assez lente et d'ou elle se rattache aux bords dorsal et pectoral, ainsi qu'a la partie comprimee posterieure par une pente tres-rapide. La carapace presente une section transversale a contour ovale-subor- biculaire. Quelques-uns de mes echantillons ont conserve des restes de leur cou- leur et sont d'un brun jaunatre avec une tache opaque blanchatre au milieu du dos de chaque valve. Rapports et differences. Cette Bairdia est bien distincte de toutes ses congeneres connues, et ne peut etre confondue avec aucune d'elles. Dimensions. Longueur 0,8 de millimetre, hauteur et epaisseur 0,45 de millimetre. Gisement et localites. Tres-rare a Parnes , a Courtagnon et a la ferme de 1'Orme, dans le calcaire grossier, en France. Suivant M. Roemer, elle se trouve encore a Castell' Arquato, pres de Parme, en Italie. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 6, a. Valve gauche du calcaire grossier de Parnes, vue en dessus. De ma collection. 6, b. Carapace entiere d'un individu de la meme localite', vue du cole dorsal. De ma collection. 6, c. La meme, vue du cote pectoral. fi, d. La meme, vue par Pexlremite anteiieure. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 23 3. BAIRDIA SUBGLODOSA, uov. spec., 1850. PI. I,fiff. 7,o,6, c,d. Valves lisses, tres-fortement enflees, presentant un contour oblique- ment ovale. Elles sont arrondies aux deux extremites et leurs bords supe- rieur et inferieur sout fortement arques. Leur voute dorsale, qui offre un grand nombre de points creux tres-petits, dans lesquels ont ete probable- ment inseres des polls ou des epines aciculaires, se rattache au bord anterieur par une pente assez rapide et, aux bords posterieur et inferieur. par une pente tres-rapide. Le bouclier pre*sente une section transversale a contour circulaire. Les valves ont parfois conserve" des restes de leur couleur et sont alors d'un beau rouge, excepte vers la partie mediane, ou elles offrent une grande tache opaque et blanchatre. Rapports et differences. Cette Bairdia se distingue nettement de loutes les autres par ses valves raccourcies et excessivement enflees. Dimensions. Longueur 0,6 de millimetre, hauteur 0,4 de millimetre et e*paisseur 0,45 de millimetre. Gisement et localitcs. Elle est peu commune en France, dans It- terrain tertiaire miocene de Perpignan (Pyrenees-Orientales); tres-raiv dans le terrain eocene (e'tage des sables moyens) de Pisseloup (Aisne) et de Guepesle (Seine-et-Oise); dans le calcaire grossier de Courtagnan (Aisne), de Parnes, de Chateaurouge , de Chaumont, du Vivray, de S'-Felix (Oise), de Chamery (Marne), de Grignon et de la ferme de I'Orme (Seine-et-Oise); ainsi que dans les sables glauconiferes de Menil- montant (Seine). Elle est, au contraire, assez commune dans le terrain cretace superieur de Maestricht ei de Fauquemont. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 7, a. Valve gauche provenant du calcaire grossier dc Cha'teaurouge, vue en-dessus. DC ma collection. 7, 6. Carapace entiere de la meme luralitr, vue du c6te dorsal. De ma collection. 7, e. La ni.'-mr, vue dn c6lt pectoral. 7, d. La nit inf. vtie par Pextremiti anterienre. 24 DESCRIPTION 4. BAIRDIA PERFORATA, Bosq., 1850. PI. I, fig. 8, a,b, c, d. CYTHERINA. PERFORATA. Roemer, 1838. Neues Jahrbuch fur Mineralogie, etc., von Leonhard und Bronn, p. SI 6, pi. VI, fig. id. Les valves de cette espece presentent un contour obliquement ovale, subtrigone. Elles sont arrondies aux deux extremites et un peu plus larges en avant qu'en arriere. Leurs bords inferieur et supe'rieur sont arques, mais ce dernier plus fortement que le premier. Elles sont tres- bombees et leur voute dorsale se rattache au bord anterieur par une pente assez douce et, au bord posterieur, par une pente tres-rapide. Leur surface luisante est ornee d'un grand nombre de points creux, dans lesquels sont inserees des epines filiformes courtes, extremement minces, inclinees vers les bords et visibles seulement a 1'aide d'un instrument fortement grossissant. La carapace presente une section transversale a contour arrondi sub- pentagonal. Rapports et differences. - - Elle se distingue facilement de la Bairdia (Cytherina) setigera Reuss *, du tegel d'Oedenburg, en Hongrie et de Brunn, pres de Vienne, par ses valves a contour ovale-subtrigone , n'offrant point de sinus au cote pectoral et surtout par les epines piliformes de sa surface beaucoup plus nombreuses, plus rapprochees les unes des autres et plus courtes. Dimensions. - - Longueur 0,65 de millimetre, hauteur 0,45 de milli- metre et epaisseur 0,5 de millimetre. Gisement et localites. - - Cette Bairdia est tres-rare dans le terrain ter- tiaire eocene (sables moyens), a Tancrou (Seine-et-Marne ) et est peu com- mune aussi dans le calcaire grossier a Damery (Marne) et a Montmirail (Aisne). 1 Reuss, 1849. Die fossilen Entomostraceen des osterreichischen Tertiarbeckens (extraitde la 'premiere partie dn tome III Der naturwissenschaftliche Abhandlungen , von prof. Wilhelm Hai- dinger), p. 18, pi. VIII, fig. 33, a, b, et pi. IX, fig. 1. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 25 EXPLICATION DES FIGURES. PI. I , li|;. 8, a. Valve gauche du calcaire grossicr de Montmirail, UH- en ilrvms. l>i ma rnllection. 8, 6. Carapace entivre provenant de la memc localite, vue du cole su|>vrieiir. Ue ma collection. 8, e. La meme, vue du cdt infe>ieur. 8, A. La mi'- 1 in-, vue par I'extrlmitt! antlrieure. 5. BAIRDIA STRIGULOSA , Bosq. , 1 850. PI. I, %. 9, a, b, c, d. CYTHERINA STIIICULOSA. Reuss, 1849. Die fogsilen Entomoslruceen des (isterreichischen Tertiarbec- kens, p. 18, pi. VIII, fig. 32, o, b, et pi. X, fig. 29, , 6. Cette Hairdia a des valves oblongues-elliptiques, convexes, presque egalement bombees dans toute leur longueur et arrondies aux deux extremites. Leur bord dorsal est arque, tandis que le pectoral est faible- ment inflechi vers le milieu. Leur surface luisante est ornee d'un grand nombre d'epines piliformes fort minces et plus longues que celles qui recouvrent la surface de 1'espece precedente. Ces petites epines, que 1'on n'apercoit qu'a 1'aide d'un fort grossissement , sont assez distantes les unes des autres et inserees dans de petits creux. La carapace offre une section transversale a contour suborbiculaire et une section longitudinale a contour allonge-elliptique. Rapports et differences. Elle a des rapports avec les Bairdia (Cytherina) , glabrescens, Reuss *, du tegel de Rudelsdorf, en Bohdme, et setigera du mme auteur 2 du tegel d'Oedenburg, en Hongrie. Elle differe de la pre- miere, par la forme plus allongee de ses valves, dont la voute dorsale, qui est beaucoup moins bombee vers le milieu, se rattache aux deux extremites par une pente beaucoup plus rapide; elle differe, au contraire, de la seconde, par ses dimensions plus grandes, ainsi que par ses valves moins bombees, non marginees et par les epines piliformes de sa surface plus nombreuses. Dimensions. - Longueur 0,75 de millimetre, hauteur 0,45 de mil- limetre et epaisseur 0,55 de millimetre. 1 Reuss, 1849. Diefofsilen Enlomo$tr. des dslerreich. Tertiarbeck., p. 19, pi. X, lig. 27, , 6. Ibid. p. 18, pi. VIII, fig. 53,0,6. TOME XXIV. 4 26 DESCRIPTION Gisement et localites. J'ai trouve cette Bairdia assez frequemment dans le terrain miocene superieur de Dax, de Merignac, de Leognan et de S'-Avit en France. D'apres M. Reuss, elle se trouve aussi en Autriche, dans le sable tertiaire de Heiligenberg , et en Italic, dans la marne sub- apennine de la Sicile. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 9, a. Valve gauche du terrain tertiaire miocene de Dax, vue en dessus. De ma collection. 9, 6. Carapace entiere de la meme loralitr, vue du cot dorsal. De ma collection. 9, c. La meme, vue du cot pectoral. 9, d. La meme, vue par Pextrfimite^ anterieure. 6. BAIRDIA PUNCTATELLA, nova species, 1850. PI. I, fig. 10, a, 6, c, d. Valves ovales-oblongues , arrondies aux deux extremiles, obliques en avant, ayant le bord inferieur droit et le superieur arque. Leur surface garnie de nombreux points creux assez distanls et semblables a des pi- qures d'epingle. Leur voute dorsale, qui est le plus bombee vers le tiers posterieur de leur longueur, se rattache par une pente assez douce au bord anterieur , par une pente rapide au bord superieur et par une pente tres-rapide aux bords posterieur et inferieur. La carapace presente une section transversale a contour arrondi et une section longitudinale a contour ovale allonge. Rapports et differences. - - Elle se distingue de la Bairdia (Gytherina) in- termedia, Reuss ' du London-clay de Barton-Cliff, en Angleterre, par ses valves plus larges , plus arrondies en arriere et a points creux non angu- leux. Dimensions. Longueur 0,65 de millimetre, hauteur 0,4 de millimetre et epaisseur egale T la hauteur. Gisement et localites. Assez commune a Etrechy et a Jeurre (Seine-et- Oise), en France, et, au contraire, tres-rare dans 1'argile sableuse a Nucules 1 Reuss, 1849. Die fossilen Enlomoslr. dcs iisterreich. Tertiarbeckens. Anhang., p. 16, pi. XI, fig. 12,,6. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 27 de Bergh, pres Klein-Spauwen, en Belgique. Elle paraft done elre propre a 1'etage superieur du terrain tertiaire Eocene. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 10, a. Valve gauche du sable eocene de Jem-re, vue en dessus. De ma collection. 10, ''. Carapace entiere provenant de la mi'-nn- localile, vue du <>(<: dorsal. De ma collection. 10, e. La nil-mi-, vue du cAli pectoral. 10, d. La iin' ii M-, vue par iv\hv-mlir- anterieure. 7. BAIRDU HEBERTIANA, nova species, 1850. PI. I, fig. 11, a, b, e, d. Les valves de cette Bairdia sont subsemicirculaires-oblongues et soni marginees d'un bord demi-transparent tres-elroit. Elles sont obliquement arrondies aux deux extremite's ; leur bord dorsal est arque" et le pectoral droit, faiblement sinue en avant et subanguleux en arriere. Leur surface luisante est garnie d'un grand nombre de points creux, semblables a des piqures d'epingle, assez rapproches les uns des autres, disposes en lignes flexueuses et en quinconce. Dans les echantillons bien conserves, ces points creux sont blancs. La voute dorsale des deux valves, qui est tres-convexe dans les deux tiers posterieurs de sa longueur, se rattache aux bords ante- rieur et dorsal par une pente assez rapide, au bord posterieur par une pente tres-rapide et retombe presque perpendiculairement sur le bord pectoral. La carapace presente une section transversale a contour suborbicu- laire. Rapports et differences. - - Elle se distingue nettement de 1'espece prece- dente, avec laquelle elle a certains rapports, par la forme subsemicircu- laire de ses valves, qui sont marginees d'un rebord transparent tres- etroit, et surtout par les points creux de sa surface, beaucoup plus norabreux , plus rapproches les uns des autres et blancs. Dimensions - - Longueur 0,7 de millimetre , hauteur et epaisseur 0,4 de millimetre. Je la dedie a M. Hebert, professeur a 1'Ecole normale de Paris, a 28 DESCRIPTION qui je dois la communication de sables tertiaires d'un grand nombre de localites de France. Gisement et localites. - - Le terrain tertiaire eocene (sables moyens ou de Beauchamp) a Pisseloup (Aisne) et a Guepesle (Seine-et-Oise) , en France. EXPLICATION DBS FIGURES. PI. I, fig. 11 , a. Valve gauche des sables moyens de Guepesle, vue en dessus. De ma collection. 11,6. Carapace entiere de la meme localite, vue du c6te superieur. De ma collection. 11, c. La meme , vue du cote 1 infe>ieur. 11 , d. La meme, vue par I'extremit^ anterieure. 8. HAIKU i A MARGIINATA, nova species , 1850. PI. I, fig. 12, a, 6, c, d. Valves ordinairement transparentes , marginees dans toute leur peri- pherie d'un rebord lisse et tres-large, mais qui cependant, quand on examine les valves en dessus, n'est visible qu'en avant; ce rebord est marque d'une seule serie de points creux arrondis, et quand il est transpa- rent, il offre dans son epaisseur des lignes rayonnantes vers les bords et assez souvent bifurquees. Les valves presentent un contour ovale-ellip- tique, subreniforme. Elles sont largement arrondies aux deux extremite's ; leur bord superieur est arque et 1'inferieur presque droit dans la valve gauche ; ce dernier bord est assez fortement sinue dans la valve droite , qui est toujours plus etroite et, par consequent, aussi plus allongee que la valve gauche. La voute dorsale des deux valves est convexe, subdeprimee, et sa plus grande convexite est vers son tiers posterieur; elle se rattache aux bords anterieur et superieur par une pente tres-rapide, et retombe perpendiculairement sur les bords inferieur et posterieur. Toute sa sur- face est ornee d'un grand nombre de points creux arrondis, assez pro- fonds, tres-rapproches les uns des autres et disposes en rangees concen- triques. La carapace presente un aspect transversal a contour ovale-arrondi , subtetragone. Rapports el differences. Quoique cette espece soit marquee de points DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. creux, pareils de forme et de grandeur a ceux qui garnissent la surface de la Bairdia foveolata, elle se distingue tres-nettement de cette derniere, par son large rebord marginal et par ses valves non comprimees en arriere. Dimensions. Longueur 0,6 de millimetre, hauteur 0,35 de millimetre et epaisseur 0,5 de millimetre. Gisement et localites. - - Cette Bairdia n'est pas rare dans 1'argile sableuse a nucules (systeme Rupelien de M. Dumont) du terrain tertiaire eocene , a Bergh, pres Klein-Spauwen, en Belgique. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 12, a. Valve gauche de la couche argilo - sableuse a nucules de Bergh, pres Klein -Span wen , vue eo dessus. De ma collection. 12, 6. Carapace entiere de la mime locality, vue du c6le superieur. De ma collection. 12, c. La me" me, vue du cAle iuferieur. 19, d. La ineine, vue par ('extremity anterieure. 9. BAIRDU SUBDELTOIDEA , Jones, 1849. PI. I, fig. 13, a, b, c, d. CYTHERE SUBDELTOIDEA, von Miinster, 1830. OTHEIUMA 1835. Roemer, 1833 von Hauer, 1839. Roemer, 1840. Geinitz, 1842. Reuss, Geinitz , CYTHERE TBIGONA, Bosquet, BAIRDIA SUBDELTOIDEA, Jones, CYTHERINA Reuss, 1845. 1845. 1847. 1847. 1849. 1849. Jahrb. fur Mineralogie und Geologic, von Leon hard 1 1 M. I Bronn, p. 64. Ibidem, p. 446. Ibidem, p. 517, pi. VI, fig. 16. Ibidem, p. 429. Die Versteinerungen des norddeutschen Kreidege- birges, p. 105, pi. XVI, fig. 22. Charakterislik der Schichten und Pelrefukten der sachtisch-bohmischen Kreidegebirges , 3 me partie, p. 64. Die Versteinerungen der bohmischen Kreideforma- lion. Erste Ablheilwg, p. 16, pi. V, fig. 38. Grundriisder Verstrinerungskunde , p. 244. pi. VIII, fig. 21. Description des Entomostraces /bssiles de la craie de Maeslricht, p. 8, pi. I, fig. 3 , a-e. Memoire de la Sociele royale des sciences lie Liege, p. 358, pi. I, fig. 3, a-e. A Monograph of the Entomostraca of the cretaceous formation of England, p. 23 , pi. V, fig. 15. a-f. Die fossilen Entomostraceen des iistei-reichischen Tertiarbeckens , p. 9, pi. VIII, fijj. 1 , a, b. 30 DESCRIPTION Valves fortement bombees , ovales-subtrigones , arrondies en avant et pointues en forme de bee en arriere. Leur bord superieur est tres-for- tement arque; 1'inferieur est arque-ellipsoidal et inflechi vers le milieu, principalement sur la valve droite, qui offre souvent un sinus tres-sensible. Dans cette derniere, qui est toujours plus petite que la valve gauche, le bord dorsal est tronque de telle maniere , qu'il presente un contour semblable a trois cotes d'une figure hexagone reguliere. La surface des deux valves est luisante ; elle est recouverte d'un tres-grand nombre de longs poils, qui manquent constamment sur les echantillons fossiles. Ges poils sont inseres dans des points creux excessivement petits et qui s'observent a 1'aide du microscope, tout aussi bien sur les echantillons des couches cretacees que sur ceux des terrains tertiaires. Tres-rarement les deux valves offrent, a chacune de leurs extremites, 4-5 epines longues et droites *, et, selon M. Jones, certains individus presentent, a la surface de leurs deux valves, plusieurs epines espacees et assez fortes. Les valves sont tellement bombees au milieu , que la carapace presente en cet endroit une section transversale a contour suborbiculaire. Sur plusieurs d'entre mes echantillons recents de la Mediterrane'e , qui ont en general une couleur rose-purpurine , on remarque, vers le milieu du dos des valves, un espace opaque de forme et de grandeur irregulieres. Dans la partie inferieure de cette opacite et en dessous du centre de chaque valve, on voit bien distinctement, a 1'aide du micros- cope , la rosette transparente dont parle M. Jones 2 . Gette rosette est for- mee de 5-6 laches transparentes et arrondies-oblongues, placees autour d'une tache centrale transparente , plus petite et arrondie. La place occu- pee par chacune de ces taches transparentes est concave a 1'exterieur et faiblement proeminente a 1'interieur des valves, et les petites preeminences internes sont placees au fond d'un espace concave plus grand que la 1 Ces Opines ont ele observees par M. Joiws, sur des individus fossiles de sa collection et sur des individus vivants, recueillis a Manille et 5 Tenedos, qui se trouvent dans la collection de M. Williamson de Manchester. J'ai trouv6 quelques Echantillons pareils dans le terrain miocene de Perpignan et dans le terrain cretac^ de Maestricht. * Jones, 1849. A Monagraph of the Entomostraca of Ihe cretaceous formation of England, p. -24. DBS ENTOMOSTRACES FOSSILES. 31 rosette elle-m&ne. Get espace concave s'observe plus facilemenl sur les echantillons fossiles que sur la plupart des echantillons recents. Rapports et differences. Elle presente une forme si bien caracterisee , qu'elle ne peut dtre confondue avec aucune de ses congeneres connues. Dimensions. Longueur 1,4 de millimetre, hauteur 0,9 de millimetre et epaisseur 0,7 de millimetre. Gisement et localites. Cette Bairdia est, sous le rapport de sa distribu- tion geographique, une des plus interessantes especes parmi tous les Ostracodes vivants et fossiles connus. En eflet, je viens de la de*couvrir entre les fucus recueillis sur les c6tes de 1'ltalie et de 1'ile de Corse; d'a- pres M. Jones, elle se trouve, en outre, a 1'etat vivant, sur les c6tes de la Nouvelle-Hollande, pres Sydney, sur celles de Providence et de Furk's Island (Bahama), de 1'ile Maurice, de Manille ' et du nord de 1'Angle- terre. Elle existe a 1'etat fossile en France, dans le terrain subapennin supe- rieur de Perpignan (Pyrenees -Orientales); dans les faluns de Dax, de Merignac et de Leognan (Gironde) ; dans le terrain tertiaire eocene (sables de Fontainebleau); de Jeurre et d'Etrechy (Seine-et-Oise); dans les sables moyens de Pisseloup (Aisne), de Ver (Oise) et de Guepesle (Seine-et-Oise); dans le calcaire grossier de Montmirail (Aisne), de Parnes, de Chateau- Rouge, du mont Ganelon, pres Compiegne, de Chaumont, de S'-Felix, de Chambord et du Vivray (Oise), de Houdan, de la ferme de 1'Orme et de Grignon (Seine-et-Oise) et de Chamery (Marne); dans les sables infe- rieurs de Cuise-la-Mothe (Oise), de Soissons (Aisne), de Menilmontant (Seine) et d'Epernay (Marne). - - Elle a ete trouvee par le docteur Reuss, en Autriche, dans le leithakalk de Nussdorf et de Steinabrunn; de S'-Ni- colai, de Wurzing et de Freibuhl, en Styrie; de Kostel, en Moravie: dans la marne du leithakalk de Rust, en Hongrie, et dans le tegel de Rudelsdorf, en Boheme. Elle a ete observee par le meme paleontologiste dans les couches tertiaires du nord-ouest de TAllemagne et de Castell' Arquato, pres de Parme, en Italic, et enfin, dans la craie moyenne de la Bolieme 1 Dans la collection de M. Williamson. 32 DESCRIPTION (d'ou il a eu 1'obligeance de me la communiquer). Le docteur Geinitz m'en a envoye des echantillons du pldnerkalk de Strelen, pres Dresde. D'apres Roemer, elle se rencontre dans la craie marneuse inferieure (craie chloritee? inferieure) de Lemforde; selon M. von Hagenow, dans la craie blanche de 1'ile de Riigen; suivant M. Jones, elle se trouve dans le terrain pliocene (coralline crag) de Sutton et de Walton, en Angleterre, dans le terrain miocene de la Virginie, aux Etats-Unis, dans le terrain tertiaire de Valparaiso (?), Amerique meridionale, dans le terrain eocene de l'ile de Wight, dans la craie blanche du sud-est de 1' Angleterre, dans le detritus de Charing, dans le chalk-marl de Douvres et dans le greensand de War- minster. Enfin, je viens encore de la decouvrir dans le depot tertiaire eocene de Weinheim, pres de Mayence, en Allemagne, ainsi que dans la craie blanche de Heure-le-Romain, en Belgique. Elle existe, en outre, en assez grande abondance dans le terrain cretace superieur des environs de Maestricht , dans celui de Ciply, pres Mons , en Belgique , et dans celui de Faxoe, en Danemark. EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 15, a. Valve gauche provenant du calcaire grossier de Grignon, vue en dessus. De ma collection. 15, 6. Carapace entiere de la memo localite, vue du cote dorsal. De ma collection. 15, c. La nn'ino, vue du cote pectoral. 13, d. La meme, vue par 1'extremite anterieure. 10. BAIRDIA ARCUATA, Bosq., 1850. PI. I, fig. 14, a, b, c, d. CYTHERE ARCUATA, von Munster, 1830. Jahrbuch fur Mineralogie und Geologic, von Leonhard und Bronn, p. 63. 1835. Ibidem, p. 446. CVTHERINA Roemer, 1838. Ibidem, p. 517, pi. VI, fig. 17. Philippi , 1 844. Beitrage zur Kentniss der Versteinerungen des nordwest- lichen Deutschlands , p. 63. Roemer , 1 849. Die fossilcn Entomostraceen des osterreichischen Tertidr- beckens , p. 11, pi. VIII, fig. 7, a, b. BAIRDIA SILIQUA, var. , Jones, 1849. A Monograph of the Entomostraca of the cretaceoiis for- mation of England , p. 25, pi. V, fig. 16, e, f, g. DES ENTOMOSTRACES FOSS1LES. 33 BAIRDIA TRIUUETRA? Jones, 1849. A Monograph, etc., p. 27, pi. VI, fig. 19, a-e. Vac. A, Aci'MiKATA , niilii. Valvit gracilioribus, extremitatilnu comprestit, postiir angustioribut el acutioribus. OiiiERiru I.*VIG\T\? Roemer, 1840. Die Versteinerungen des norddcuttchen Kreidegebirges , p. 104, pi. XVI, fig. 20, a, b. BAIHDIA SILICA, Jones, 1849. A Monograph of the Entomostraca of the crelactoiu for- mation of England, p. 25, pi. V, fig. 16, a, 6, c, d. Valves allongees, subtriangulaircs, presque 2 Va fois aussi longues quo larges, convexes, arrondies en avant et plus ou moins pointues en arriere. Leur bord dorsal est assez fortement arqud, subanguleux vers le milieu; le pectoral est faiblement arque, presque droit et Idgerement inflechi au milieu. Leur surface luisante offre, au microscope, plusieurs points creux tres-petits et qui paraissent elre les points d'insertion des tres-petites epines aciculaires ou des poils que M. Jones a observes sur les echan- tillons recents. Chez certains individus fossiles de Bordeaux et du calcaire grossier, chacun des points creux qui se trouvent vers le centre des valves, est entoure d'une petite taclie brune. Suivant M. Jones, il y a des indi- vidus qui offrent a la surface des epines rares et assez fortes. La carapace presenle une section transversale a contour ovale-subor- biculaire. La variete A a des valves plus grSles, moins convexes aux extremites, plus retrecies dans leur moitie posterieure, plus allongees, et terminees en arriere en une poinle plus aigue que celle que presentent les valves du type de 1'espece. Cette variete parait propre au systeme crdtace superieur; elle a ete observee par M. Jones dans la craie de 1'Angleterre, et a ete trouvee par moi dans la craie blanche avec silcx, aux environs de Maestricht. Rapports et differences. Elle ne parait differer de la Bairdia (Cythere) angusta, von Miinster, que je ne connais que par la flgure donnee par M. Jones et par la description insuffisante de von Miinster, que par ses valves plus etroites et a bord dorsal un peu moins arque. Dimensions. Longueur 1,1 millimetre, hauteur 0,6 de millimetre et epaisseur 0,45 de millimetre. La variete A a ordinairement une lon- gueur de 1,15 millimetre. Gisement et localites. Cette liairdia se trouve dans le terrain tertiaire TOME XXIV. 5 54 DESCRIPTION miocene de Merignac, de Leognan et de Dax, pres Bordeaux; dans le terrain eocene (sables de Fontainebleau) de Jeurre et d'Etrechy, pres d'Etampes , dans le calcaire grossier de Chaumont (Oise) , de la ferme de I'Orme et de Grignon (Seine-et-Oise) et dans les sables inferieurs de Cuise- la-Mothe (Oise) en France. En Belgique, elle se rencontre dans le systeme eocene (sable a gres calcarifere) de S'-Josse-ten-Noode (Brabant meridio- nal). Le docteur Reuss 1'a trouvee en Autriche, dans le leithakalk de Nuss- dorf et de Kostel, en Moravie; dans le tegel de Rudelsdorf , en Boheme, et de Grinzing, pres Vienne, dans le sel gemme des salines de Wieliczka, en Gallicie, et rarement dans le tegel de Mollersdorf, pres de Baden. Suivant le meme naturaliste, elle se trouve dans le terrain subapenuin de Castell' Arquato, pres Parme, en Italic; d'apres M. Roemer, dans le terrain ter- tiaire d'Osnabruck, en Westphalie, et, suivant M. Philippi, pres de Freden, dans le nord-ouest de l'Allemagne. Ma variete A se troirve rarement dans la craie blanche avec silex aux environs de Maestricht, et, selon M. Jones, cette meme variete se trouve dans la craie blanche du sud-est de 1'Angle- terre et dans le delrittts de Charing. Suivant le meme paleontologiste , une aulre variete a ete recueillie a 1'elat vivant, pres de Tenedos * et pres de Turk's Island (Bahama). EXPLICATION DES FIGURES. PI. I, fig. 14, a. Valve gauche du terrain miocene de Dax, pres de Bordeaux, vue en dessus. De ma collection. 14,6. Carapace entiere de la meme locality, vue du cfiti superieur. De ma collection. 14, c. La meme, vue du cot6 inferieur. 14, d. La meme, vue par 1'extremite anterieure. It. BAIRDIA LINEARIS, Bosq. , 1850. PI. II, fig. 1, a, b, c, d. OrnERiNA LINEARIS, Roemer , 1838. Jahrbuch fur Miner alogie, etc., von Leonhard und Bronn, p. 517, p. VI, Og. 49. (Icon mala.) Les valves de cette Bairdia sont convexes, tres-allongees , plus de 3 1 /a fois aussi longues que larges, a surface lisse, mais non luisante. 1 Dans la collection de M. Williamson. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 35 Elles M un terminees en pointe oblique en avant et sont obliquement tron- quees en arriere. Leur bord supeYieur est droit dans sa moitie posterieure et :M-(|IK' en avant, tandis que 1'inferieur est droit dans sa moitie anterieure et arque dans sa moitie* posterieure. Un peu en avant de la moitie de la longueur totale des valves, cette espece presente un tubercule, situe entre la ligne mecliane et le c6te dorsal. La carapace offre une section transversale a contour suborbiculaire et une section longitudinale a contour ovale tres-allonge. Rapports et differences. Cette tres-petite Bairdia se rapproche un peu de la precedente, mais elle s'en distingue tres-facilement et, au premier abord , par ses dimensions et par ses valves beaucoup plus etroites et ter- MI i in : .-s en pointe en avant. Dimensions. Longueur 0,75 de millimetre , hauteur 0,3 de millimetre et epaisseur 0,25 de millimetre. Gisement et localites. Elle est peu commune dans le terrain tertiaire miocene supe"rieur de Dax, de Leognan et de Merignac (Gironde), en France. D'apres Roemer , elle se trouve dans le terrain pliocene de Pa- lerme, en Sicile. EXPLICATION DES FIGURES. PI. II, 6g. 1, a. Valve gauche du dep6t miocene superieur de Leognan, vue en dessiu. De ma collection. 1, b. Carapace entiere de la meme localiti, vue du c6t supe'rienr. De ma collection. 1, c. La meme, vue du tii inferieur. I, ignac, vue de dessus. De ma collection. 2, 6. Carapace entiere du meme terrain de Dax,vue du cote superieur. De ma collection. 2, c. La meme, vue du cold inferieur. 2, d. La meme, vue par I'extrfimite anturieure. 15. BAIRDIA LITHODOMOIDES, nov. spec., 1850. PI. II, fig. 5, a, b, c,d. Cette Bairdia, dont la forme rappelle assez bien celle de certaines especes du genre Lithodomus (Mollusques acephales), a des valves marginees, dans loute leur peripherie, d'un rebord transparent. Ces valves sont assez for- tement bombees dans leurs deux tiers posterieurs, falciformes, tres-allon- gees et plus de 2 Va fois aussi longues que hautes. Elles sont retrecies , obtuses en avant et arrondies en arriere; leur bord inferieur est assez fortement sinue, tandis que le superieur est arque. Leur surface lui- sante est ornee dans sa moitie anterieure de quelques sillons arques , qui prennent naissance sur le bord pectoral et qui s'effacent pres du bord dorsal. Outre ces sillons, toute la surface des valves est garnie d'epines pili- formes extremement minces , assez courtes et assez eloignees les unes des autres. La carapace presente une section transversale a contour circulaire. Rapports et differences. Elle se rapprocbe, par la forme de ses valves, DES EINTOMOSTRACES FOSSILES. 57 de la Bairdia (Cythcrina) falcata, REUSS *, du tegcl de Rudelsdorf, en Bohme. Elle s'en distingue cependant facilement, par ses valves plus bombees, n'offrant a leur surface aucune trace de tubercules, mais presentant, au contraire, sur leur moitie anterieure, des sillons arques , et sur toute leur surface de tres-petites Opines aciculaires. Dimensions. Longueur 0,75 de millimetre , hauteur et epaisseur 0,3 de millimetre. Gisement el localites. Elle se trouve en Belgique dans le dep6t tertiaire eocene (systeme rupelien de M. Dumont) , a Bergh , pres de Kiein-Spauwen , et en France, dans le terrain miocene (faluns), a Dax, pres Bordeaux, et a S'-Avit (Gironde), et dans le terrain eocene (sables de Fontainebleau), a Jeurre et a Etrechy , pres d'Etampes, ainsi que dans le calcaire grossier de la ferme de 1'Orme. Je viens de decouvrir, en outre, un echantillon vivant de cette espece entre les fucus, recueillis sur les c6tes de la Hol- lande, a Scheveningen , pres La Haye. EXPLICATION DES F1GDRES. PI. II, fig. 3, a. Valve gauche de la coucbe argilo-sableuse rupOliennca Nucules * dc Bergh, pres Klein-Spauwen, rue en dessus. De ma collection. 3, 6. Carapace entiere dc la mcme locality, vue du coiu dorsal. De ma collection. 3, r. La n ir 11 ic, MIC du cnii' pectoral. 3, d. La mime, vue par Textr^mite anterieure. III. GENRE GYTHER1DEA, Bosquet, 1850. CYTHEHES sp. von Munster, 1830. Jahrbuch fur Mineralogie und Geologic, von Leonard und I '.inn 1 1 , pp. 62 et suivantes. CYTIIERIK* spec. Roemer, 1838. Ibidem, pp. 514, 519. CYTHERES spec. Bronn, 1848. Index Palceontologicus. Uebersicht der bis jetzt be- kannten fossilen Organismen , p. 396. CYTIIKRIN^C: spec. Reuss, 1849. Die fossileti Enlomostraceen des osterreichischen Ter- tiarbeckens, pp. 7 et suiv. (Aus den Natunoissen- ' Reuss, 1 849, Die fossilen Entomoslraceen des osterreichisehen Tertitirbeckens , p. i 1 , pi. VIII , li*. 27,a,fe. * Nucula Lyelliana, Bosq., 1851. 38 DESCRIPTION schaftlichen Abhandlungen , von Wilhelm Haidin- ger, III Band , 1 s " Abtheilung.) CYTHERES spec. Jones , 1849. A Monograph of the Entomostraca of the cretaceous formation of England, p. 8-15 (Memoirs of the Palaontographical Society). Les especes que j'ai rangees dans ce nouveau genre offrent, dans leur forme generale et leurs caracteres exterieurs, une ressemblance tres- grande avec celles du genre precedent, mais leur bord cardinal interne les en distingue parfaitement. La charniere des Cytheridea (a peu pres semblable a celle des Nucules et des Petoncles) est formee, sur la valve droite, de deux series de 6-8 pe- tites dents, egales en grandeur, inserees sur deux parties un tant soil peu saillantes des deux extre'mites de 1'etroit bord dorsal, ou plutot de la barre cardinale de cette valve, et correspondant a deux series de petites fossettes, placees sur une partie abaissee, du cote interne du bord car- dinal de la valve opposee. (Voyez pi. II, fig. 4, b etc.) Chez certaines especes de ce genre, comme, par exemple, chez les Cy- theridea incrassata Bosq., C. Jonesiana Bosq., etc., on remarque sur chaque valve, pres de 1'extremite anterieure du bord superieur, un petit tubercule circulaire, luisant comme du verre, et analogue a celui qu'on observe a peu pres au meme endroit, sur chaque valve des Cythere. Le genre Cytheridea n'a qu'un seul representant dans les couches cre- tacees, la Cylheridea Jonesiana , Bosq. * (Cythere Hilseana, Jones non Cytherina Hilseana, Roemer). Le terrain tertiaire en renfermeune dizaine d'especes, dont six ont ete decrites par M. Reuss , et rapportees par cet auteur au genre Cytherina; ces especes sont : Cylheridea heterostigma B., C. obesa B., C. trichospora B. , C. seminulum B. , C. tribullata B. , et C. expansa B., et dont les quatre autres se trouvent decrites dans ce memoire. Ces quatre especes sont : Cijtheridea Mullen B. , C. papillosa B. , C. Williamsoniana B. et incras- 1 J'ai en ce moment, sous les yeux, les e'chantillons du Hilsthon, du Hils , qui ont servi h iM. Roemer pour Mablissement de 1'espece. Ces echantillons n'offrent point, au bord cardinal, les deux series de petites dentelures que pre'sente 1'espece cr^tac^e d^crile par 1'auteur anglais , et n'appartiennent, par consequent, pas au genre Cylheridea. DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 39 saia, B. Parmi ces dernieres, une seule, la Cytheridea Mulleri, vit encore dans nos mers actuelles. 1. CYTHERIDEA MCLLERI, Bosq., 1850. PI.II ) f.g.4,o,&,c,d, e , f. CYTBEIIK MULLEHI, von Minister, 1850. Jahrbuch fiir Mineralogie und Geologic, von Leonliarcl und I in in n , p. 62. 1835. Ibidem, p. 446. CTTIIEBWA Roemer, 1838. Ibidem, p. 516, pi. VI, fig. 6 (Icon mala.). Var. B. ACUMIIUTA, Mihi. Valvis infra aciuninatis , super fteie foveolis majoribus, spinix pili- fornubus pkrwnque nullis. CVTHERINA MULLERI, Reuss, 1849. Die Fossilen Entomostraceen des osterreichisclten Tertidr- beckens,p. 15, pi. VIII, fig. 21, n,b. Les valves de cette Cylheridea sont ovales-allonge'es, plus larges en avant qu'en arriere, et presentent une forme ressemblant a celle du Mytilus edulis. Elles sont arrondies en avant et munies de plusieurs dents courtes , larges a la base, pointues au sommet et assez caduques, tandis qu'en ar- riere, elles sont retrecies, obtuses, plus ou moins pointues dans le jeune age et munies de 2-3 dents semblables a celles du bord anterieur. Leur bord inferieur est presque droit, legerement sinue au milieu, tandis que le superieur est arque. Leur surface est ornee d'un grand nombre de points creux , au fond desquels sont inserees des epines piliformes cadu- ques. Ces points creux (qui sont un peu plus nombreux et plus grands dans la variete) sont disposes par rangees et se trouvent au fond de quatre a cinq sillons, a peu pres paralleles au bord, sur la partie anterieure et sur la region pectorale des deux valves. Sur toute la partie restante de la surface des valves, les points creux sont disposes ou sans aucun ordre, ou parfois en rangees transversales. La voute dorsale des deux valves oflre , vers sa partie mediane , un large sillon transversal qui la fait pa- raitre comme e"tranglee en cet endroit, qui part de la partie moyenne du bord dorsal et qui dessine, vers le milieu du dos des valves, la place de la rosette composee de laches transparentes. Le dos des valves est le plus bombe vers le tiers posterieur de leur longueur totale; il est rattache aux bords 40 DESCRIPTION anlerieur et posterieur par une pente assez douce, au Lord superieur par une pente rapide et au bord inferieur par une pente tres-rapide. Les valves de cette espece sont le plus souvent transparentes et offrent le long du bord anterieur , dans leur epaisseur meme , les rayons blan- chatres que j'ai exprimes dans ma fig. a. Entre ces rayons , on observe , par transparence au microscope, des lignes noiratres, allant aboutir aux interstices que laissent entre elles les dents qui garnissent le bord ante- rieur. Un assez grand nombre de mes echantillons sont d'un brun fonce ou parfois meme d'un brun noiratre. Les echantillons transparents offrent tous , comme ceux de la Bairdia subdelto'idea, une rosette ou un assemblage de taches transparentes, au meme endroit ou 1'on observe, a 1'iuterieur des valves, la petite fossette oblongue. Ces taches transparentes, qui sont le plus souvent au nombre de 6 ou 7 , presentent des formes assez variables ; mais en general il y en a 5 ou 4 qui sont tres-rapprochees les unes des autres et qui occupent la partie posterieure de la rosette, tandis qu'une d'entre elles, qui est con- stamment plus allongee que toutes les autres et qui est ordinairement 2 ou 5 fois aussi longue que large, occupe la partie infero-anterieure de la rosette. La carapace offre une section transversale a contour arrondi, subpen- tagonal. Observations. Je regarde comme une variete de cette espece. celle qui a ete figuree par le docteur Reuss et qui m'a ete communiquee par ce paleontologiste, du leilhakalk de Nussdorf, en Autriche. J'ai retrouve cette variete dans le terrain tertiaire de la Belgique et de la France. La forme que j'ai figuree me semble etre le type de 1'espece et est, sans doute, aussi celle qui a ete assez mal representee par M. Roemer, dans le Jalirbuch fur Mineralogie. Rapports et differences. La Cytlieridea Mulleri se distingue essentielle- ment de 1'espece dont la description va suivre, par sa taille, par ses den- telures anterieures et par sa surface ornee de sillons, d'epines piliformes et de points creux tres-nombreux. Dimensions. Longueur, 1 millimetre, hauteur, 0,5 de millimetre ct DES ENTOMOSTRACES FOSSILES. 41 epaisseur, 0,4 de millimetre. La variete* n'a que 0,75 de millimetre de longueur. Gisement et localites. - - J'ai trouve celte belle espece assez rarement dans le terrain tertiaire pliocene (crag rouge d'Anvers), a Anvers, en Belgique; dans 1'etage superieur du dep6t tertiaire miocenede Pontlevoy (Touraine), en France; dans le terrain tertiaire eocene (systemetongriendeM.Dumont), a Klein-Spauwen, au Vieux-Jonc, a Herderen, a Neerrepen, a Lothen, a Tongres et a Looz; dans le duche de Limbourg, a Klimmen, entre Fau- quemont et Heerlen ; tres-abondamment dans les marnes superieures au gypse , des buttes de Chaumont et de Montmartre (Seine), en France; je 1'ai trouvee plus rarement dans le terrain eocene (sables de Fontainebleau), de Jeurre et d'Etrechy (Seine-et-Oise) , et tres-rarement dans le calcaire grossier de Chaumont (Oise) et de la ferme de 1'Orme (Seine-et-Oise); enfln, je viens de la trouver aussi dans le terrain tertiaire d'Astrupp, pres d'Osnabriick, en Westphalie, et dans le terrain eocene superieur de Weinheim, pres Mayence. M. Reuss 1'a rencontree rarement dans le leiihakatk de Nussdorf et dans la marne de Gainfahrn, en Autriche, en abondance dans le tegel de Rudelsdorf, en Boh^me, et de Grinzing, pres Vienne. Selon de Miinster, elle se trouve aussi dans le terrain eocene pres Cassel, dans la Hesse electorate. Enfln, je viens encore de la de- couvrir a I'e'tat vivant dans les sables et entre les Viva recueillis sur les c6tes de 1'Y , bras du Zuiderzee , en Hollande. EXPLICATION DES FIGURES. PI. II, lijj. 4, a. Valve gauche ilu terrain eocene (sjstemc longricn ile M. Oumont), du Vicux-Jonc, en Belgique, rue en dessus. De ma rollection. 4, 6. Valve droite, vue en dedans. 4, c. Valve gauche, vuedu memecdtl. 4, il. Carapace entierede la iiirnic localite, vuedu cAle dorsal De ma collection. i . > . |..i meme, vue du cot^ pectoral. 4, /' La meme, vue par 1'extrimile ant^rieure. TOME XXIV. 42 DESCRIPTION 2. CYTHERIDEA PAPILLOSA, nov. spec., 1850. PI. II, fig. 5, a, b, c, d. Valves allongees , d'une forme qui rappelle assez bien celle de plusieurs Mytihts, presque egalement larges dans toute leur longueur et arrondies en avant. Leur bord inferieur est droit, et le superieur, qui est droit en avant, rejoint 1'extremite posterieure , en decrivant une courbe assez brus- que. Le bord posterieur, en se rattachant au bord inferieur, donne nais- sance a un angle droit ou meme obtus dans quelques individus. La voute dorsale est assez regulierement bombee et souvent luisante ; elle est garnie depetites preeminences papiliformestres-courtes, espacees, assez caduques et tout au plus au nombre de 25-50 sur chaque valve. La carapace offre une section transversale a contour suborbiculaire. Rapports et differences. La Cyllieridea papillosa se rapproche un peu de la (Cytheridea?) Cytlierina abscissa, Reuss 1 , du tegel d'Atzgersdorf, en Autriche; celle-ci s'en distingue cependant facilement par sa taille beau- coup plus grande, par ses valves toujours lisses et lerminees posterieure- rnent en un angle tres-aigu. Dimensions. Longueur, 0,8 de millimetre, hauteur et epaisseur, 0,4 de millimetre. Gisement et localites. Se trouve dans le sable miocene superieur de Merignac, de Dax et de Leognan (Gironde), en France; dans la couche argilo-sableuse a Nucules du terrain tertiaire eocene (systeme rupelien de M. Dumont) a Bergh, pres de Klein-Spauwen, en Belgique ; dans le calcaire grossier de Parnes, de Chateaurouge, de Chaumont, de S l -Felix, de Cour- tagnon, de Grignon, de Damery et de Chamery, ainsi que dans les sables infe'rieurs de Cuise-la-Mothe , de Menilmontant et de Retheuil, en France. EXPLICATION DBS FIGURES. PI. II, fig. 5, a. Valve gauche du sable miocene de Leognan, pres Bordeaux, vue en dessus. De ma collection. 5, b. Carapace entiere de la meme localite, vue du cote dorsal. De ma collection. 5, c. La meme, vue du cote pectoral. 5, d. La meme, vue par 1'extre'mite ante>ieure. 1 Reuss, 1849. Die fossilen Entomostr. des oslerreich. Tcrtiarbeck., p. 10, pi. VIII, fig. 2, a, 6. DBS ENTOMOSTRACES FOSSILES. 43 3. < .11 in um \ WILLIAMSOISIANA, nova species , 1850. PL II, fig. 6, a, b, c, d. Valves ordinairement transparentes, convexes-deprimees, assez larges, ellipsoidales , largcment arrondies aux deux extremites, presentant, dans 1'epaisseur de leur bord antdrieur, qui est transparent, des stries blan- chatres et rayonnantes. Leurs bords superieur et inferieur sont drolls et paralleles. Leur voute dorsale est le plus convexe vers le tiers posterieur de leur longueur ; elle rejoint le bord anterieur par une pente assez douce, se rattache au bord supe'rieur par une pente assez rapide et aux bords posterieur et infe'rieur par une pente tres-rapide. Leur surface, qui est constamment d'un luisant tres-remarquable , est ornee de plusieurs pa- pilles, assez caduques (au nombre de 40-50 sur chaque valve), inserees dans des points creux assez profonds et assez distants, dans les interstices desquels on remarque un tres-grand nombre d'autres points creux exces- sivement petits, semblables a des piqvires d'epingle et tres-rapproche's les uns des autres. Un peu en avant de la moitie de leur longueur, les valves de la Cythe- ridca Williamsoniana offrent une rosette de taches transparentes, dispose'es a peu pres comme celles de la Cytheridea Mullen. Ces taches sont ordinai- rement au nombre de 6-8 , et trois ou plus souvent quatre de ces taches sont placees sur une seule ligne et sont beaucoup plus rapprochees que les autres; cette sdrie de points plus rapproches occupe la partie poste- rieure de la rosette. Rapports et differences. Quoique cette espece ait de tres-grands rap- ports avec les Cytheridea (CYTHERINA) heterostigma * et obesa, Reuss 2 , elle en est cependant encore bien distincte. Elle diflfere essentiellement de la pre- miere par les dimensions de ses valves, qui sont toujours plus larges et moins convexes, qui sont marginees anterieurement d'un rebord transpa- 1 Reuss. 1849. Die fouilen Enlomostraceen des osterreichischen Tertiarbeckens , p. 16, pi. VIII, fig. 23,a. 6.ct2-i.o.6. * Reuss, 1849. Die fossilen Entomoslraceen des osterreichischen Tertiarbtckens . p. 16, 17, pi. VIII, fig. 26, . 6. 44 DESCRIPTION rent a stries blanchatres et rayonnantes, qui n'offrent aucune trace de dentelures et ne presentent point de lignes longitudinales creuses sur la region pectorale. Elle s'eloigne de la seconde (dont je dois a M. Reuss des e'chantillons du tegel de Gaya, en Moravie, et a M. De Koninck de la couche a Congeria de Brunn, pres de Vienne) par sa taille moins grande, par ses valves moins allongees, sans dentelures aux deux extremites, ayant le bord dorsal presque droit et n'offrant point le faible etranglement me- dian que presentent constamment celles de la Cytheridea (CYTHERINA) obesa. Dimensions. Elle a une longueur de 0,9 de millimetre, une hauteur de 0,5 de millimetre et une epaisseur de 0,45 de millimetre. J'ai dedie cette espece a M. Williamson, de Manchester, qui s'occupe avec zele et succes des Entomostraces ostracodes vivants et fossiles. Gisement et localites. Celte belle Cytheridea se trouve assez rarement en Belgique dans le terrain tertiaire eocene (systeme tongrien, etage su- perieur de M. Dumont) de Klein-Spauwen, du Vieux-Jonc, de Herderen, de Tongres et de Looz; tres-rarement dans le duche de Limbourg, dans une couche du meme etage tertiaire, a Klimmen, entre Fauquemont et Heerlen, et en France dans le calcaire grossier de Saint-Felix (Oise) et de Hermonville (Marne). EXPLICATION DES FIGURES. PI. II , fig. 6, a. Valve gauche du sable de Bergh, pres de Klein-Spauwen , vue en dessus. De ma collection. 6, 6. Carapace entiere provenant de la meme localise, vue du cote dorsal. De ma collection. 6, c. La meme, vue du c6te pectoral. C, d. La meme, vue par Pextremite anteiieui-e. 4. CYTHERIDEA INCRASSATA, nov. spec., 1850. PI. Ill, fig. 11, a, b, c, d. Valves ovales, assez e'paisses, larges, convexes, arrondies en avant, re- tre'cies et obluses en arriere. Leurs bords inferieur et supe'rieur sont droits et assez fortement divergents en avant. Leur voute dorsale, qui est le plus convexe un peu en arriere de la moitie de la longueur et qui se raitache aux deux extremites et au bord superieur par une pente assez DES ENTOMOSTRACES FOSS1LES. 45 douce, rejoint le Lord inferieur par une pente tres-rapide. Toute la sur- face est creusee de points tres-petits, ressemblant a des piqures d'epingh- et visibles seulement a 1'aide d'une forte loupe. Ces petits points creux sont probableinent les points d'inserlion d'epines aciculaires caduques. La carapace presente une section transversale a contour oval-subtrigone. Rapports et differences. Elle se rapproche un peu de la Cythere (Cvpiii- DINA) simi/is 1 , Reuss, du tegel de Rudelsdorf, en Boheme. Elle en diflerc par ses valves moins allongees, beaucoup plus larges en avant, par son ex- tremite posterieure obtuse et par sa surface depourvue d'epines piliformes. Dimensions. Longueur, 0,75 de millimetre, hauteur, 0,5 de milli- metre et epaisseur, 0,4 de millimetre. Gisement et localites. Elle se trouve dans les sables moyens de Tan- crou, de Ver, de Gue'pesle et de Pisseloup, ainsi que dans le calcaire grossier de Chaumont, de Hermonville, deGrignon, de la ferme de 1'Orme el de Chamery. Elle est assez rare dans ces diverses localites. EXPLICATION DES FIGURES. PI. Ill . i: ; 11 , a. Valve gauche provcnai:t du calcaire grossier tie Hmnonville, vue en dessus. be ma collection. 11,6. Carapace entiere du calcaire grossier de Grignon , vue du cAtt dorsal. De ma coMcrtinn. 11 , c. La nirinr, vue du cot^ pectural. 1 I , rf. La mSrnc, vue par Pextiemite anlprieure. IV. GENRE CYPR1S, Muller, 1785. CYPRIS, Muller, 1785. Entomostraca sea insecta leslacea, p. 48 ct suivantes. MoNOCfLus, Fabricius, 1792. Syst. Entomolog. CYPRIS, Lamarck, 1818. Histoire naturelle des animaux sans vertebres, lorn. V, p. 123-125. Milne Edwards apud Lamarrk, 1858. Histoire naturelle des animaujc son* vertebres. Nouvelle edition, t. V, p. 174-177. R. tones. Description of the Entomoslraca of the pleistocene beds / Newburg, Copford, Clacton and Grays (ANN. ET MAG. NAT. HIST., s. 2, vol. G, pi. III). 1 Reuss, 1849. Die fossilen Entomost des osterr. Tertiarbtckens , p. 32, 33, pi. X, lip. I , a, b. 46 DESCRIPTION La carapace des Cypris est formee de deux valves assez minces, corneo- calcaires, mobiles, inegales, plus ou moins elliptiques, ovales, reniformes ou oblongues, assez semblables a celles des Mollusques acephales et d'ou sortent seulement les antennes et en partie les pattes, quand 1'animal nage. La charniere dorsale du test bivalve des Cypris est beaucoup plus simple que celle des Cythere et des Cytheridea et n'est jamais garnie de dents. L'animal des Cypris, qui ne presente aucune trace de segments, a la tete confondue avec le corps; il a deux paires d' antennes plumeuses, c'est- a-dire terminees au sommet par un faisceau de poils assez longs ; un gros rail noir et spherique; deux paires de pattes, dont la premiere seulement parait au dehors du test et est dirigee en arriere; celles de la paire poste- rieure sont greles, relevees de chaque cote du corps sous le test et sont terminees par deux crochets ; une queue molle, reployee et garnie de deux soies a son extremite, termine le corps. Les Cypris habitent les eaux douces, principalement les eaux stagnantes et nagent avec vitesse au moyen de leurs antennes, ou grimpent avec fa- cilite sur les plantes aquatiques submergees. Les especes du genre Candona, Baird *, qui ne peuvent pas nager et qui vivent avec les Cypris dans les eaux douces des etangs, ont ete pendant tres- longtemps confondues avec elles, malgre les caracteres importants qui les en distinguent. Les Candona sont ordinairement d'une taille plus grande que les Cypris ; elles ont deux paires d'antennes , la paire superieure seule garnie de longues soies, et deux paires de pattes. Les antennes inferieures sont seulement crochues , non plumeuses et sont impropres a la natation. Les Candona vivent principalement sur et sous la surface de la vase et leurs mouvements sont lents. Les especes du genre Estheria, etabli par Riippel en 1838, sur une espece vivante des eaux douces de File de Dahalac (Afrique), se distin- guent des Cypris et des Candona fossiles, non-seu lenient par leur taille beaucoup plus grande, mais encore par les stries ou les plis concentriques 1 Baird, 1845. Trans. Berw. Natur. Hist. Club., vol. II, p. 152. DBS ENTOMOSTRACES FOSSILES. 47 aux crochets de leurs valves membraneuses. Les crochets saillants, que ces valves presentent un peu en avant de la partie mcdiane de leur c6te dorsal, sont exactement semblables a ceux de la plupart des Mollusques acephales. Le nombre des especes fossiles connues du genre Cypris est assez res- treint; on n'en connait qu'une seule dans le terrain tertiaire de la France et de la Suisse, a laquelle M. Reuss vient de joindre trois especes de la formation d'eau douce du nord de la Boheme, et M. Jones qualre aulres des couches pleistocenes de Newbury, de Copford , de Clackton et de Grays , en Angleterre. La carapace des petits Entomostraces ostracodes , si abondants dans les d< ; p6ts wealdeens de 1'Allemagne et de 1' Angleterre, dont MM. Sowerby, Roemer et Dunker ont decrit 8 ou 9 especes, et qu'ils ont rapportees au genre Cypris, me paraissent diffe'rer d'une maniere tres-notable des vraies Cypris actuellement vivantes. Les valves de toutes les especes weal- deennes que j'ai ou occasion d' examiner, ainsi que toutes les figures que les trois naturalistes distingues que je viens de nommer, donnent des especes qu'ils decrivent, presentent constamment a 1'extremite anterieure de leur bord inferieur, ou plut6t a 1'endroit ou le bord anterieur vient rejoindre le bord pectoral, un petit crochet ou prolongement en forme de bee, plus ou moins developpe dans les diverses especes et que Ton n'observe jamais chez les vraies Cypris. Cette difference me semble etre d'une importance suffisante pour 1'etablissement d'un nouveau genre , et je propose de donner a ce genre le nom de Cypridea i . Ce petit crochet ou bee chez les Cypridea, occupe une tout aulre place que chez les Cyprella et les Lynceus, et a sans doute servi a loger la tte de 1'animal, comme chez les especes de ce dernier genre actuellement vivantes. 1 Dans le wealdclay de 1'Anglelerre, on vienl lie decouvrir un nombre considerable d'especes nouvelles apparlenant probablement aussi pour la pluparl et peut-elre toutes au genre Cypridea. Cliaque etage du wealdclay anglais paratt renfermer une assez grande quantity d'especes qui lui sont particulieres et qui seront bien(6t decriles par M. le professeur E. Forbes, de Londres. 48 DESCRIPTION 1. GYPRIS FABA, Desmarest, 1815. PI. II, fig. ", a, b, c, d, CYPRIS FABA, Desmarest, 1815. Nouveau bulletin des sciences, de la Sociele philomatique , p. 259, pi. IV, ii 8. 1822. fJisloire naturelle dcs Crustacis (bssiles, p. 141 , pi. X, fig. 8. Atulouin, I82i. JJictionnaire classique d'histoire naiunlle, 1. V, p. 288. Charles d'Orbigny. Dictionnaire universel d'histoire naturelte, t. IV, 2 rae partie, p. 555. Milne Edwards apud Lamarck. Histoire naturelle des animaitx sans vertebres. Nou- velle Edition, t. V, p. 177. Carapace formee de deux valves oblongues, reniformes, arrondies en avant, obliquement tronquees en arriere, ayant le bord superieur forte- ment arque et 1'inferieur excave. Toute leur surface est lisse. Leur voute dorsale est le plus fortement bombee un peu en arriere de la moitie de la longueur, d'ou elle se rattache aux deux extremites par une pente assez douce et assez reguliere. Dimensions. Longueur, 1,5 de millimetre, hauteur, 0,75 de milli- metre, et epaisseur, 0,65 de millimetre. Gisemenl et localites. La Cypris faba se trouve en tres-grande abon- dance en France, d'apres M. Desmarest *, dans un calcaire lacustre de la montagne de Gergovia (Puy-de-D6me); selon MM. Croizet et Jobert 2 , dans la montagne de Perrier , au nord-ouest de la ville d'Issoire (Puy-de-D6me) ; d'apres M. De Dree, en quanlite innombrable dans un calcaire de forma- tion d'eau douce de la Balme de 1'Allier, entre Vichy-les-Bains et Gusset; survant Cuvier et Brongniart 3 , elle se trouve, en Suisse, dans le terrain lacustre du Locle, canton de Neufchatel, et, selon Al. Brongniart 4 en Allemagne, entre Mayence et le Weisenau ; enfin, j'ai recu de M. A.- W.-G. Van Riemsdyk, a Maestricht, amateur zele de mineralogie et de geologic, un echantillon d'un calcaire d'eau douce, provenant d'Oeningen, 1 Desmarest, 1822. Histoire naturelle des Crustaces fossiles, p. 141. 2 De la Bcche, 1857. Manuel de geologie, seconde Edition, p. 214. 3 Cuvier et Brongniart, 18-22. Description gfuhijiqne des environs de Paris, p. 500. * Al. Brongniart, 1823. Memoire *ur Ivs terrains calcarfo-trappecns du Yicenlin , p. 37. DBS ENTOMOSTRACES FOSS1LES. 49 en Suisse, et qui est forme presque en entier, de carapaces et de valves agglutine'es de cette Cypris. EXPLICATION DES FIGURES. PI. II, 6g. 7, a. Valve gauche du terrain lacustre d'Ocningen , en Suisse, vueen dessus. De ma collection. 7, /'. Carapace enlierc de la iiu'mr locality, vue du cole tuperieur. Oe ma collection 7, e. La mme, vue du c6l6 infeVieur. 7, / Lameme, vue par I'eitre'mite antericure. V. GENRE CYTHERE, Miiller, 1785. CYTHERINA , Lamarck , 1818. Hisloire naturelle des animaux sans vertebres, r Edi- tion, t. V, pp. 125. CYTHERIN.E spec. Roemer, 1841. Die Versteinerungen des norddeutschen Kreidegebir- ges, pp. 104, 105. CYPRIDIN^: - DeKoninck, 1841. Crustace's fossiles de Belgique, pp. 17, 18. 1842-44. Description des animaux fossiles du terrain car- bonifere de Belgique, pp. 586-588. CYTHERIN& - Philippi, 1844. Beitrdge zur kentniss der Terlidrversteinerungen des nord-westlichen Deutslands, pp. 62, 65. CYTHERES M'Coy, 1844. Synops. of the char, of the carbon, limest. foss. of Ireland. CYTHERE, Miiller, 1785. Enlomostraca seu insecla teslacea , etc., pp. 65-65. CYTHERES spec. Cornuel, 1846. Descript. des Entom. foss. du depart, de la Haute- Marne (MEM. DE LA Soc. GEOL. DE FRANCE, 2" serie, t. I w , 2 nul partie, pp. 195-205.) Reuss, 1846. Die Versteinerungen der bdhmischen Kreideformation , 2" 1 ' partie, pp. 104, 105. CYPRIDINA, Bosquet, 1847. Me'moires de la Socie'te royale des sciences dt Lie"ge, t. IV, pp. 259 et suivantes. 1847. Description des Entomostrace's fossiles de la craie de Maestricht, pp. 9 et suivantes. <.m:ii-iM-. etGnuEREs, spec. BroDD, 1848. Index Palaiontologicus,oderUebersicht der bis jetzt bekannten fossilen Organismen, pp. 387, 595 et 396. CYPRIDINA, Reuss, 1849. Die fossilen Entomostraceen des osterreichischen Ter- tiarbeckens, pp. 21-47. CYTHERES, spec. Cornuel, 1849. Description de nouveaux fossiles microscopigues du TOME XXIV. 7 50 DESCRIPTION terrain enlace infe'rieur du department de la Haute-Marne (MEMOIRES DE LA SOCIETE GEOLOGIQUE DE FRANCE, 2 serie, t. Ill, pp. 241, 246). CYTHERE et subgenus CYTHEREIS, Jones, 1849. A Monograph of the Entomostraca of the cretaceous formation of England, pp. 8-22. La carapace des Cythere est formee de deux valves inegales, a contour oblong, ellipsoidal, ovale ou subtetragone, de consistance corneo-calcaire, reunies sur leur bord dorsal ou superieur par une charniere garnie de dents plus ou moins fortes , suivant les especes , mais constamment en nombre defini. Ces valves peuvent s'entr'ouvrir librement du cote pectoral, et presentent, vers le milieu et un peu en avant de la moitie de leur lon- gueur, un tubercule plus ou moins apparent, selon les especes, et dont la place est accusee a 1'interieur de chaque valve par une fossette ovale ou arrondie. La valve gauche est constamment un peu plus grande que la valve droite, et embrasse un tant soit peu toute la circonference du bord de celle-ci. Le bord dorsal interne de chaque valve presente une partie elevee ou barre longitudinale, a c6te de laquelle on remarque un sillon ou partie deprimee. Sur la valve droite, c'est la partie externe du bord qui est plus haute, tandis que 1'interne est plus basse; sur la valve gauche, au contraire, c'est la partie interne ou barre qui est plus haute, tandis que 1'externe est plus basse. La barre longitudinale, surtout dans la valve gauche, est etroite, arrondie et polie. Lors de la reunion des deux valves, la partie externe, plus haute du bord dorsal de la valve droite, vient se placer au- dessus de la partie externe plus deprimee du bord de la valve gauche, tandis que la partie interne plus basse du bord de la valve droite, reQoit la partie interne plus haute, ou plutot la barre cardinale de la valve gauche. Sur la valve droite, la charniere est formee de deux dents, 1'une ante- rieure etl'autre posterieure, qui sont inserees sur la partie interne deprimee du bord et qui sont regues dans deux fossettes de la valve opposee. Sur la valve gauche, il y a constamment deux dents anterieures et quelquefois une Ires-petite dent posterieure rudimentaire et le plus souvent presque DES EISTOMOSTRACES FOSSILES. JH nulle; des deux dents antdrieures de cette valve, Tune est placee en avant de la grande fossette et 1'autre immediatement en arriere de cette fossette sur 1'extre'mite' antdrieure de la barre cardinale; tandis que la petite dent cardinale posterieure, quand elle existe, est situee sur 1'extremite poste- rieure de la barre, immediatement en avant de la fossette posterieure. La dent cardinale anterieure de la valve droite est plus ou moins comprime'e ouplus ou moins cono'idale,suivant les especes, etest toujours plus grande que la dent cardinale posterieure ; elle est passablement epaisse a la base et plus ou moins pointue a son extremite libre. Les deux dents cardinales de la valve droite sont constamment inclinees en dehors, tandis que les dents de la valve gauche sont droites ou faiblement inclinees vers le centre des valves. Les deux fossettes cardinales de la valve gauche sont plus ou moins profondes, suivant que les dents qu'elles servent a recevoir sont plus ou moins longues. Sur la valve droite, les fossettes sonttres-peu sensibles, et ce n'est en general que celle qui est situee immediatement en arriere de la dent cardinale anterieure, qui soil passablement bien prononcee. Le bord pectoral de chaque valve oflre ordinairement, vers le milieu, une petite partie inflechie, plus ou moins prononcee, selon les especes, et qui, sur les carapaces fermees, se fait deja remarquer au dehors, par une sorte de petit sinus, ou une autre sorte de petite lunule. Chez les especes qui presentent un rebord marginal externe , cette lunule devient le plus sou- vent tres-apparente , parce que le rebord forme alors une saillie semilu- naire mince , qui est assez sensiblement projetee en dehors de ce rebord et qui est formee par un accroissement local de la partie externe ou libre de celui-ci. C'est a la partie inflechie que je viens de mentionner, a cote de laquelle le bord valvaire est le plus mince et le plus aigu , que M. Cornuel a donne le nom de lame pectorale. Lors de la reunion des deux valves, la lame pectorale de la valve droite vient se placer en dedans sur celle de la valve gauche, dans one cavite peu apparente, qui est destinee a sa reception. Sur le bord interne de la valve droite, on remarque deux sillons etroits, qui ont leur origine a chaque extremite* de cette partie inflechie; Tun de 52 DESCRIPTION ces sillons se dirige en avant et, en devenant de plus en plus etroit sur le large bord anterieur, il va se terminer a cote de la dent cardinale an- terieure; 1'autre sillon, au contraire, se dirige en arriere jusqu'a 1'extre- mite posterieure , ou il disparait , apres etre devenu plus etroit et moins profond. Ges deux sillons correspondent a une partie saillante du bord interne de la valve gauche. Quand on examine les valves des Cythere en dehors, on remarque qu'elles sont ordinairement arrondies en avant et plus larges dans leur moitie anterieure ; tandis qu'en arriere , elles sont ordinairement plus etroites et qu'elles se terminent assez souvent par une partie comprimee, ou par une pointe plus ou moins aigue, qui s'ecarte ordinairement de leur axe longitudinal , en se portant le plus souvent vers le cote pectoral ou , ce qui n'arrive que tres-rarement , vers le cote dorsal. Les bords exterieurs des valves de la plupart des Cythere sont epaissis, principalement le long du bord anterieur. II arrive assez souvent aussi que le bord superieur, et meme tout le bord des valves, est epaissi, ou plutot margine d'un rebord, comme, par exemple, chez mes Cythere Ko- ninckiana, ornata, formosa et lichenophora, ainsi que chez les Cylhere Edwardsi, Roemer, Haidingeri et tricosiata, Reuss. Les deux extremites , principale- ment la posterieure, sont le plus souvent assez fortement comprimees, et c'est ordinairement pres de 1'extremite posterieure , ou immediatement en avant de la partie comprimee , posterieure , que se trouve la partie la plus haute de la voute dorsale des deux valves. De ce point, le dos des valves descend vers le bord anterieur, ou la partie comprimee anterieure , par une penle plus ou moins douce ; il se rattache le plus souvent egalement au bord superieur par une pente plus ou moins lente, tandis qu'il rejoint le bord pectoral par une pente tres-rapide ou meme, qu'il y retombe verti- calement. Dans le dernier cas, la region pectorale des deux valves reunies presente assez souvent une surface passablement large, plane, ou meme un peu excavee, dont le contour est frequemment cordiforme, triangu- laire ou sagittiforme, qui est divisee longitudinalement en deux parties egales par le rebord plus ou moins saillant du bord valvaire pectoral, et qui est separee de la voute dorsale des valves par une arete ou une ca- rene plus ou moins aigue. DBS ENTOMOSTRACES FOSSILES. 53 Aux angles anterieur et posterieur du bord dorsal, le bord valvaire est plus ou moins fortement projete en dehors, suivant les especes, et le plus souvent en raison directe du developpement des dents cardinales. La projection de 1'extremite' anterieure du bord dorsal est toujours la plus forte; elle forme assez souvent une preeminence semicirculaire ou un appendice en forme d'oreillette , sur lequel on observe constamment un tres-petit tubercule arrondi, luisant comme du verre et dont la place correspond exactement a celle qu'occupe, a 1'interieur, la dent cardinale ante"rieure. Autour de ce petit tubercule, le bord valvaire est plus ou moins epaissi , sans doute pour donner a la pression des dents, propor- tionnellemcnt grandes et fortes, un point d'appui aussi solide que cela etait possible, eu egard au peu d'epaisseur des valves. Je designerai cette partie des valves sous le nom d'oreillette cardinale anterieure. L'angle cardinal posterieur produit aussi, chez la plupart des especes, une saillie marginale semicirculaire, en forme d'oreillet, constamment plus petite que 1'anterieure, mais tres-sensible en cet endroit, parce qu'immediatement en arriere de la place qu'elle occupe, il y a une partie du bord valvaire qui est fort mince. Ges deux oreillettes cardinales, ainsi que les tubercules cardinaux exterieurs, manquent totalement a toutes les especes des genres Cythe- rella, Bairdia, Candona et Cypris, et fournissent, par consequent, comme je 1'ai deja fait observer ailleurs 1 , un caractere certain pour reconnaitre le genre Cythere, mme dans les cas ou il n'est pas possible d'examiner 1'interieur de la carapace ou la charniere. Je designerai sous le nom de region dorsale, 1'espace compris, quand on examine la carapace du c6te superieur, entre les deux oreillettes cardinales. Je pense qu'il est neces- saire d'appliquer a cet espace un nom particulier, parce qu'il offre assez souvent des caracteres qui ne sont pas sans importance pour la distinc- tion des tres-nombreuses especes fossiles qui viennent se ranger dans le genre Cythere. Un peu en avant de la panic moyeune de chaque valve des Cytfiere, 1 Bosquet, 1847. Description det Entomostracds fossiles de la crate de Maettricht, p. 10. S4 DESCRIPTION et constamment dans leur axe longitudinal, on observe un autre tubercule de forme et de grandeur assez varies. Ce tubercule , qui est bien prononce et tres-proeminent chez quelques especes, est peu apparent, presque con- fondu avec le reste de la surface, et alors presque imperceptible dans d'autres. A 1'interieur des valves, au contraire, la place de ce tubercule est toujours indiquee par un enfoncement ovale ou arrondi. Je designerai ce tubercule, dans mes descriptions, sous le nom de tubercule sub-cen- tral, afin de le distinguer du tubercule oculaire des Cypridina. J'ai conserve le nom generique de Cythere aux Ostracodes fossiles dont la carapace presente les caracteres que je viens de mentionner, parce que je pense , avec M. Jones , que quatre des cinq especes , les deux premieres et les deux dernieres , qui ont ete decrites et figurees par Muller * et qui ont servi a 1'etablissement de ce genre, appartiennent aussi a cette coupe generique. Je crois cependant ne pas pouvoir maintenir le sous-genre Cythereis, qui a ete propose par M. Jones; parce que, non-seulement , tous les caracteres generaux de la carapace me paraissent les m ernes que dans les vraies Cythere , mais qu'en outre , en examinant et en comparant soigneusement les diverses especes qui, d'apres la caracteristique qu'en donne 1'auteur anglais, devraient etre rapportees a 1'une et a 1'autre de ces coupes, on trouve des passages insensibles et des formes interme- diaires si nombreuses, qu'il devient absolument impossible de leur trouver des limites un tant soit peu tranchees. La Cythere Hilseana de M. Jones, qui a une charniere dorsale entiere- ment differente de celle des vraies Cylhere, appartient evidemment a mon genre Cytheridea. L'espece anglaise se rapproche beaucoup de la Cytheridea Mullen. En 1850, M. Milne Edwards crea le genre Cypridina, pour y placer un Ostracode vivant de 1'Ocean indien, dont la carapace offre, un peu en avant du milieu de chacune de ses deux valves, un tubercule repon- dant a la place des yeux de Fanimal. C'est par 1'existence d'un tubercule pareil sur chaque valve de la carapace des especes fossiles qui presentent 1 Muller, 1785. Entomostraca sen insecta testacea quae in aquis Daniae cl Norweyiae re- peril, etc., pp. 63-67. DES ENTOMOSTRACKS FOSS1LES. 55 les caracteres ci-dessus dnonces, que j'avais etc conduit, en 1847 *, a considerer le tubcrcule subcentral dans ces dernieres, comme repondant aussi a la place des organes de la vue de 1'animal , et par suite a les ranger dans le genre qui a die etabli par le celebre naturaliste francais. Toutes ces especes , ainsi que les Cytherella , les Hairdia et les Cythcridea e'taient encore confonducs alors par lesauteurs, sous la denomination generique de Cytliere, donne'e, en 1785, a quelques especes vivantes des c6les du Danemark et de la Nonvege, par Miiller, et que Lamarck s'avisa de changer sans motifs, en 1818, en celui de Cytkcr'ma. L'animal des Cylhere n'a qu'un seul ceil conique ; il a deux antennes cylindriques , composees de cinq articles setiferes , et deux antennes po'di- formes qui , au lieu d'etre pourvues d'uu paquet de soies , comme celles des Cypris, possedent un Qlament articule fort; il a trois paires de pattes gr6les et cylindriques, qui paraissent toutes au dehors de la carapace, et dont la paire posterieure est plus longue que les deux autres paires. Les Cythere sont marines, grimpent sur le fond de la mer ou sur les fucus et les flustres, et ne sont probablement que littorales. Le genre Cythere, dont les naturalistes n'ont fait connaitre jusqu'a pre- sent qu'un nombre tres-restreint d' especes vivantes, a de nombreux re- pre'sentants fossiles. Les terrains paleozoi'ques paraissent n'en renfermer que tres-peu d'especes ; suivant M. Jones, il n'en existe que quatre a cinq dans le lias et dans les terrains oolitiques ; j'en connais trente dans les sys- temes moyen et superieur du terrain cretace et environ soixante et dix dans les divers etages du terrain tertiaire, auxquelles viennent se joindre quarante nouvelles, que je viens de decouvrir dans les trois systemes du d^p6t tertiaire de la France et de la Belgique. Parmi ces dernieres es- peces, deux ont leurs identiques vivants dans nos mers actuelles. 1 Bosquet, 1847. Description den Enlamostracts fossiles de la craie de Maeslricht . pp. 9 et suivantes. 56 DESCRIPTION 1. CYTHERE FABOIDES, nov. spec., 1850. PI. II, fig. 8, a, ft, c, d. Valves reniformes, arrondies en avant et obliquement tronquees en arriere. Leur bord superieur est arque et 1'inferieur assez fortement sinue. Leur voutedorsale, quiest fortement bombee, se rattache, par une pente assez douce, au bord anlerieur et par une pente tres-rapide aux bords su- perieur, inferieur et posterieur. Toute la surface est ornee de points creux arrondis , peu profonds et disposes par series concentriques. La carapace presente une section transversale a contour subcirculaire. Rapports et differences. Cette Cythere, qui a presque la meme forme que la Cypris faba , mais qui est beaucoup plus petite , se distingue faci- lement de toutes ses congeneres, par le contour reniforme de ses valves. Dimensions. Longueur 0,55 de millimetre , hauteur 0,55 de milli- metre et epaisseur 0,5 de millimetre. Gisement et localites. J'ai tr